28 Février 2019

Congo-Kinshasa: Katumbi - Vers le retour au pays !

Ce qui ne paraissait jusqu'ici que comme une vague idée de décrispation politique trouve aujourd'hui, plus d'un mois après l'accession de Félix Tshisekedi à la tête du pays, un début de réponse. Moïse Katumbi, l'un des candidats recalés à la Présidentielle du 18 décembre 2018, ex-Gouverneur du Haut Katanga passé à l'Opposition où il a été l'un des principaux leaders de Lamuka et actuel Président de Ensemble pour le Changement, dirigeant de TP Mazembe, serait sur le point de rentrer au pays.

Mercredi 27 février dernier, il aurait été aperçu à l'Ambassade de la RD. Congo à Bruxelles, pour remplir les formalités d'usage en vue de l'acquisition d'un nouveau passeport biométrique. Et si tout va bien, selon que les services commis à la tâche pourraient s'y mettre, il est possible qu'il le retire aujourd'hui, vendredi 1er mars 2019. Ce qui, du coup, lui ouvre la perspective d'un retour au bercail lorsqu'il le voudra.

Mais, des questions ne manquent tout même, dès lors qu'à un certain moment, il a eu des démêlées avec la justice congolaise dans plusieurs affaires pour lesquelles ses Avocats aussi bien étrangers que congolais ont eu le temps de rejeter, en bloc, toutes les allégations.

L'opinion se souviendra, en effet, qu'au lendemain de sa démission du Pprd et du Gouverneur de l'ex-Grand Katanga, Moïse Katumbi avait été accusé d'avoir recruté les mercenaires américains.

Il aura fallu qu'il tombe malade, pour qu'il trouve, in extremis, une issue aux fins d'aller se faire soigner à l'étranger. Et, depuis qu'il s'en était allé, l'homme n'a plus eu la possibilité de fouler le sol congolais, ni de retrouver ses fermes. Et, même lorsqu'il a voulu déposer sa candidature à la Présidentielle 2018, toutes les tentatives s'étaient soldées par un échec à partir de Lusaka en Zambie, l'un des pays limitrophes.

Qui plus, autrefois, il fut également accusé, rappelle-t-on, dans une deuxième affaire consécutive à la spoliation d'un immeuble qui appartiendrait, semble-t-il, à M. Stoupis. Pourtant, à ces deux premiers dossiers somme toute sulfureux, il faudra ajouter, pour ne pas être à court d'imagination, deux autres.

C'est le cas de rappeler, ici, la dénonciation de la police nationale congolaise, l'accusant de fomenter un coup fourré contre les institutions légales à partir de l'Ituri où, en cette période-là, un nouveau foyer de tensions fut signalé.

Enfin, il y avait celui de la détention d'un passeport périmé, selon qu'il en avait été interpellé par la police belge à Zaventem, à Bruxelles, capitale de l'ancienne puissance métropolitaine.

Dans cette litanie de dossiers, la question qui revient, d'ailleurs, sur toutes les lèvres est ce de savoir qu'est-ce qui pourrait être son sort tant que la justice congolaise est restée dessaisie. Nombreux sont qui pensent les procédures engagées devraient, avant tout, être désamorcées.

Vinaigre ?

Certes, la politique peut influer ou exercer une ascendance sur toutes ces affaires. Mais, pour éviter la confusion, le flou sarcastique, pourquoi ne pas vider toutes les entraves en amont, avant d'envisager de son retour au pays annoncé, selon des sources proches, pour le 8 mars prochain ? Doit-on penser que la rencontre qu'il a eue avec l'envoyé spécial de Trump, M. Peter Pham, après que ce dernier ait été avec Félix Tshisekedi, contribuerait à faire avancer les choses dans le sens de l'embellie ? Et, pourtant, il n'a jamais un problème avec Félix mais, avec Kabila qui, lui, est apparemment resté à l'écart. Et si ce dernier, en tant Président de la République Honoraire, n'est pas impliqué, n'est-ce pas que cette affaire Katumbi risque de tourner au vinaigre ?

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