2 Mars 2019

Afrique: Sénégal - Madagascar, le 23 mars au stade Lat Dior - Thiès met fin à un quart de siècle d'attente !

Enfin, nos Lions en dehors de Dakar. Après Kaolack en 1976 et Ziguinchor en 1995, la ville de Thiès va accueillir pour la première fois, l'équipe nationale de football qui affronte au stade Lat Dior, les Barea (les Zébus) de Madagascar pour le compte de la 6ème et dernière journée des éliminatoires de la coupe d'Afrique des nations «Egypte 2019». Ce sera le 23 mars prochain. Un match officiel qui sera suivi d'une rencontre amicale entre le Sénégal et le Mali.

Dans un article intitulé «Lions du Sénégal ou Lions de Dakar», paru sur les colonnes de Sud Quotidien, le 22 juin 2013, votre journal posait la question suivante : «à quand la délocalisation des matches des Lions de football dans les régions ?» Ce qui s'avérait être une chimère depuis 1995, est devenu une réalité. En effet, les «Lions» vont affronter les Barea de Madagascar, pour le compte de la dernière journée des éliminatoires de la coupe d'Afrique des nations Egypte 2019, le 23 mars prochain au stade Lat Dior de Thiès, avant d'enchainer avec les Aigles du Mali en amical le 26 courant, au grand bonheur de toute une région mais aussi de tous les amoureux du sport.

Pour rappel, depuis l'accession du Sénégal à la souveraineté internationale, seuls les Kaolackois (1976) et les Ziguinchorois (1995) ont eu le privilège que les Thiessois s'apprêtent à vivre en accueillant l'équipe nationale de football du Sénégal. Cette fois, ce sont les Dakarois qui seront appelés à se déplacer vers Thiès (70 km). A défaut, ils vont se contenter du petit écran comme la plupart de leurs autres concitoyens ont eu à faire depuis 1995 à nos jours. La raison est toute simple : notre pays ne dispose que d'un seul stade répondant aux normes de la Fifa. Nos Lions ont été condamnés honteusement à l'errance suite à la suspension du stade Léopold Sédar Senghor après les douloureux événements du 13 octobre 2012 face à la Côte d'Ivoire. Conakry, Marrakekh et Casablanca ont été les villes hôtes de notre équipe nationale. Désormais, cette tare est derrière nous. Pourvu maintenant que ce déséquilibre territorial puisse se réduire davantage. Et à tous les niveaux. Ce qui permettra aussi à notre capitale de respirer.

Présentement, Dakar n'est pas que la capitale économique, politique, culturelle du Sénégal. Elle est aussi la capitale sportive. L'une des conséquences de la concentration de plus de 80% des activités économiques du pays dans une superficie de 550 Km ; soit 0,28 % du territoire national, explique l'errance de Lions susmentionnée. Il n'y a pas 36.000 solutions pour résoudre cette anomalie. Il faut construire des infrastructures aux normes pour permettre aux régions de Matam, SaintLouis, Fatick, Kaffrine, Diourbel, Louga, Kaolack, Ziguinchor, Sedhiou, Kolda, Tambacounda, Kédougou, de prendre vivre ce que Thiès s'apprête à vivre.

IL ETAIT UNE FOIS, ZIGUINCHOR ET KAOLACK

Depuis les indépendances, l'équipe nationale du Sénégal n'a livré que deux matches en dehors de Dakar. La première fois, c'était en 1976 au stade Lamine Guèye de Kaolack face au Maroc, battu (2-1). Deux buts de Christophe Sagna. La deuxième fois, en 1995 à Ziguinchor, pour le compte des éliminatoires de la coupe d'Afrique des nations 1996. Les «Lions» avaient été tenus en échec par les «Aigles» du Carthage de la Tunisie (0-0). Presque un quart de siècle après, Ziguinchor ne peut pas rêver un seul instant revoir les «Lions» dans leur antre du stade Aline Sitoe Diatta. Ce, nonobstant leur bouillant et déterminé public capable de faire transcender le Casa Sports dans des situations plus que compromises. Kaolack non plus ! C'est aussi valable pour toutes les autres régions. Voilà, pourquoi nous saluons la réhabilitation du stade Lat Dior avec un gazon naturelle devant pallier à la sur-utilisation dont est aussi victime la pelouse du stade Léopold Sédar Senghor.

LE SENEGAL TROP LONGTEMPS A LA TRAINE !

Si le Sénégal a été très longtemps à la traine, les autres pays africains eux, n'ont plus ce souci. La Côte d'Ivoire ne sera pas obligé d'errer en Afrique à la recherche d'un stade si jamais la Caf ou la Fifa venait à suspendre Felicia d'Abidjan. Les «Eléphants» iront juste dans la ville de Bouaké, au Nord. Mieux, avec l'organisation de la CAN 2023, les choses devraient aller crescendo. Le Mali peut bien zapper Bamako pour faire plaisir aux populations de Ségou, de Sikasso, de Mopti ou de Kayes. Les «Lions indomptables» du Cameroun naviguent entre Douala et Yaoundé. Sans occulter les autres stades devant sortir de terre avec la CAN 2021. Les «Green Eagles» du Nigeria ont l'embarras du choix entre jouer à Abuja, Lagos, Kano, Calabar. Le Botswana peut aussi bien évoluer à Gaborone, sa capitale qu'à Lobatse. Idem pour le Gabon avec les villes de Franceville, de Libreville, d'Oyem ou de Port Gentille. La Guinée-Equatoriale non plus, n'est pas obligée de jouer à Malabo. Elle peut bien évoluer à Bata. La Guinée Conakry a certes élu domicile au mythique et historique stade du 28 septembre, mais bientôt, le «Syli national » pourra changer de terrain en livrant ses matches au stade Ndongo (?). La Zambie peut choisir entre Ndola et Chilalabowbe. On peut continuer à énumérer. Quant aux pays maghrébins, inutile de dresser une liste. Chaque région, voire chaque ville peut accueillir une compétition de dimension internationale.

L'ESPOIR EST PERMIS

Toutefois, l'espoir est permis au Sénégal. Et pour cause, en plus du stade Léopold Sédar Senghor qui sera réhabilité, le stade Lat Dior désormais fonctionnel, le chef de l'Etat, Macky Sall a donné rendez-vous à sa jeunesse en janvier 2020 pour l'inauguration du Stade du Sénégal de 50.000 places à Diamniadio, devant aussi abriter une bonne partie des compétitions de Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) en 2022.

Madagascar

Référendum constitutionnel - Ravalomanana déplore l'absence de dialogue

Marc Ravalomanana n'a pas caché ses inquiétudes devant le projet de révision constitutionnelle… Plus »

Copyright © 2019 Sud Quotidien. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour toute modification, demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.