Burkina Faso: Exercice Flintlock 2019 - Les militaires ont plié bagage

Durant deux semaines, des militaires de 32 pays ont partagé leurs expériences au Burkina Faso dans le cadre de l'exercice Flintlock. La cérémonie de clôture de cette grande manœuvre a eu lieu au camp Bila-Zagré à Kamboinsin le vendredi 1er mars 2019.

La dernière journée de l'exercice multinational Flintlock a été marquée par deux grands points : la visite des VIP et la cérémonie officielle de clôture.

Le premier grand point justifie donc la présence du chef suprême des armées du Burkina Faso, Roch Marc Christian Kaboré, au camp Bila-Zagré.

Après une brève présentation de l'exercice par le général de division de l'armée de l'air américaine Marcus Hicks, commandant des opérations spéciales en Afrique, les visiteurs ont eu droit à une séance de démonstration.

La scène à voir, une libération d'otages. Ils (otages) sont retenus par des individus armés non identifiés.

Le 25e Régiment de parachutistes commandos (RPC), cette force spéciale burkinabè, a la lourde mission de les exfiltrer sains et saufs. Les hommes quadrillent toute la zone et avancent en trinôme.

Une fois dans la maison où sont détenus les otages, les balles crépitent. Un 4×4 se gare, les militaires ressortent de la salle avec les otages. Pour brouiller les pistes, ils jettent des fumigènes. Le conducteur du véhicule met les gaz. Opération réussie.

Ces deux semaines ont été bénéfiques pour beaucoup de militaires. En témoignent les propos du colonel Omar Diawara de l'armée malienne. « Les hommes ont acquis plus d'expérience. Nous avons ici le Burkina et le Mali qui ont un défi commun, nous devons donc nous donner la main pour combattre les terroristes ».

Pour l'exercice Flintlock 2019, le lieutenant-colonel Kanou Coulibaly de la gendarmerie du Burkina Faso a joué le rôle de chef d'état-major adjoint. Pour lui, les hommes qui agissent sur le terrain ont besoin de s'entraîner et Fintlock est une occasion opportune.

Le Niger par la voix du colonel major Moussa Barnou, a aussi apprécié l'exercice. « C'est toujours un plaisir pour nous de participer à ce genre d'exercice. Le plus important est de continuer à développer cette synergie entre les pays du Sahel, et Flintlock est le cadre approprié ».

La deuxième grande articulation de la journée a été la cérémonie de clôture de l'exercice regroupant 2000 hommes dont 300 du Pays des hommes intègres.

Pour le ministre de la Défense, Chériff Sy, la disponibilité du Burkina Faso à abriter la manœuvre est le reflet de son engagement à contribuer, avec les autres pays membres à faire face aux enjeux sécuritaires dans la région, afin d'offrir aux populations un espace sécurisé pour mener à bien les actions de développement.

En effet, a-t-il indiqué, durant deux semaines, les participants ont travaillé sans relâche dans l'objectif de renforcer leurs compétences aussi bien au niveau des états-majors que sur le terrain, à travers le partage d'expériences et l'acquisition des savoir-faire tactiques au profit des unités des pays participants.

L'ambassadeur des Etats-Unis au Burkina Faso, André Young, a manifesté sa joie quand il a constaté que, pour la première fois, des pays partenaires africains ont envoyé des cadres qui ont formé d'autres forces de défense et de sécurité africaines.

Il a, à ce propos, félicité les formateurs tchadiens, nigériens et marocains pour leurs efforts. « L'année prochaine, je m'attends à ce que le Burkina Faso et le Sénégal se joignent aux efforts de formation pendant Flintclok 2020 », a-t-il souhaité.

C'était la deuxième fois que le Burkina Faso abritait le poste de commandement Flintlock. La première, c'était en 2010. Les exercices ont eu lieu à Ouagadougou, à Bobo-Dioulasso et à Pô. En 2020, le poste de commandement sera basé en Mauritanie.

Ne ratez pas ce que tout le monde regarde

Plus de: L'Observateur Paalga

à lire

AllAfrica publie environ 700 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.