4 Mars 2019

Congo-Kinshasa: Des Kanangaises outillées pour l'entreprenariat

L'ong «Terra Renaissance» a, avec l'appui du PNUD, organisé récemment des sessions de formation axées sur la fabrication des jus d'ananas et savons à l'intention d'une cinquantaine de jeunes filles et dames habitant la ville de Kananga. Les Kanangaises retenues pour la coupe-couture devraient en principe entamer leur formation juste après la construction des salles de cours.

Encadrées de près par leurs « mentors » avec, à leur tête, le chef de projet Nkezimana, les fabricantes du jus ont expliqué dernièrement aux journalistes kinois de passage à Kananga qu'avec 15 kilos d'ananas, elles produisent 29 bouteilles de jus au prix de gros de 1000 francs la pièce.

La session de formation a commencé en septembre 2018 et a pris trois mois.

Pour avoir le produit fini, il y a d'abord la pesée des ananas, le pelage, le broyage, le filtrage, l'embouteillage et enfin l'étiquetage. Il est également recommandé d'utiliser le sucre vanillé et du vinaigre pour avoir du bon jus.

La durée de conservation de ces jus d'ananas est de six mois, a-t-on appris des sociétaires de «Terra Renaissance».

Peu après avoir recueilli ces explications le jeudi 21 février 2019, les journalistes kinois s'étaient dirigés vers la mission catholique de Ntumba, commune de Nganza le même jour pour parler avec les fabricantes des savons. Et là, le formateur André Nkongolo leur dira s'être inspiré de l'expérience de son père pour fabriquer à son tour des savons. Ce dernier a ajouté que la soude caustique, le colorant, l'huile palmiste... sont les intrants utilisés pour fabriquer du savon. La vingtaine des jeunes filles et dames retenues par «Terra Renaissance» pour cette seconde filière et regroupée sous le label de « Ba mamu Tudikolele (ndlr mamans, prenons-nous en charge) ont déjà commencé à vendre leurs produits au prix de 200 francs la pièce aux potentiels acheteurs.

Sur place, les professionnels médias ont vu comment les barres de savons sont découpées en petits bouts et empaquetés pour être livrés aux vendeurs en détail.

Ravies d'avoir appris un métier et assurées de se prendre elles-mêmes en charge, ces fabricantes ont expliqué qu'elles étaient inactives mais ne le sont plus.

C'est à l'étape du centre polyvalent de formation professionnelle de Nganza que les médias ont quelque peu échangé avec quelques bonzes du PNUD et le responsable pays de «Terra Renaissance» en RDC. On croit savoir que les travaux de construction des salles de cours suffisamment avancés pendant la deuxième quinzaine du mois de février seraient déjà terminés ou en voie de l'être.

Le responsable de l'asbl en question a révélé que leur ong émarge du budget du gouvernement nippon. C'est ainsi que leur ong a recouru à l'expertise du PNUD pour concrétiser les projets de savonnerie, de jus d'ananas, de coupe-couture au Kasai Central.

Effectivement, on a vu le lot des machines à coudre censée servir d'outils de travail pour la formation des Kanangaises en coupe couture.

En somme, ce projet qui a démarré en septembre 2018 et qui concerne plusieurs dizaines des filles et dames devrait prendre fin en mars 2019. Même après mars 2019, la formation va continuer. Ce projet vise à rendre les Kanangaises autonomes.

C'est à l'initiative de la Monusco, FAO, PNUD, UNMAS, UNICEF, PAM, UNHCR qu'un groupe des journalistes ont effectué une visite de presse du 19 au 21 février 2019 à Kananga.

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