4 Mars 2019

Cote d'Ivoire: 26 ème édition du FESPACO - Les professionnels du cinéma africain réfléchissent à l'avenir du secteur

Des réflexions pour tracer les sillons d'un futur radieux pour le 7ème art en Afrique. Le colloque de cette 26ème édition du festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco), s'est tenu les lundi 25 et mardi 26 février derniers dans la salle de conférence du Conseil burkinabé des chargeurs (Cbc).

Il a réuni de nombreux professionnels du cinéma et cristallisé les débats autour du thème : « Confronter notre mémoire et forger l'avenir d'un cinéma panafricain dans son essence, son économie et sa diversité ». La cérémonie d'ouverture des travaux a été présidée par Abdoul Karim Sango, ministre de la Culture, des Arts et du Tourisme du Burkina Faso, qui a salué cette initiative et réitéré l'engagement du gouvernement burkinabé à mettre en œuvre les recommandations de ce colloque.

Directrice du département Diversité et développement culturels à l'Organisation internationale de la Francophonie (Oif), Mme Youma Fall a dit la volonté de son institution d'accompagner toute la chaîne de valeurs (les créateurs, l'espace de réception) afin de rendre accessible cette créativité africaine. Mais, a-telle souligné, « au beau milieu de tout cela il y a ce que nous appelons le renfort qui est la réflexion, la pensée qui permet de documenter le produit, de le rendre accessible et de le nourrir ». Selon Mme Fall, l'Oif attend des résultats sur la problématique de la formation, des acteurs de la filière, sur la diffusion des œuvres, un marché africain, la problématique de droits d'auteurs, des droits voisins à l'ère du numérique avec la question sur la rémunération équitable sur la copie privée.

Pour le Secrétaire général de la Fédération panafricaine des cinéastes (Fepaci), Cheick Oumar Sissoko, confronter notre mémoire, c'est la base de la mémoire collective. C'est pourquoi, a-t-il a ajouté, la Fepaci s'est donnée comme mission de recouvrir toutes nos archives cinématographiques et audio à travers le monde en demandant aux Etats de créer des cinémathèques nationales. « Nous avons été les premiers à créer la cinémathèque de Ouaga. Nous avons aussi un programme de restauration des films en péril. S'ils disparaissent, c'est notre mémoire qui s'en va», a-til ajouté. Poursuivant, Cheick Oumar Sissoko a noté que sans la mémoire collective, on ne peut pas bâtir quelque chose de solide pour nous projeter dans le présent et l'avenir. « En tenant compte de la question essentielle, l'Afrique, malgré sa diversité culturelle, est à la croisée des chemins et porte des valeurs à vocation universelle », a-t-il fait savoir.

Quant au délégué général du Fespaco, Ardiouma Soma, il a indiqué que ce colloque est une invitation à méditer sur les préoccupations du cinéma africain, à contribuer au façonnement et à la transformation du plus grand évènement du continent. Concrètement, les réflexions se sont articulées autour de quatre axes dans un continuum allant du rétrospectif au prospectif : il était une fois le Fespaco ; confronter notre mémoire ; forger l'avenir et pérenniser le Fespaco ; les nouvelles bases économiques. Après une première journée consacrée aux plénières, la seconde a été meublée par trois ateliers thématiques qui ont un peu plus poussé la réflexion sur trois sous-thèmes : « Il était une fois le Fespaco », « Confronter notre mémoire et « Forger l'avenir et pérenniser le Fespaco.

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