Sénégal: Entre festivals, récidak et FESPACO - Le 7ème ART sénégalais, face à ses grands défis

Même si le Sénégal a brillé de son absence dans la compétition officielle de la 26ième édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco), notre pays en est revenu avec trois prix dans la catégorie court-métrage remportés par Angèle Diabang et Khadidiatou Sow. Toutefois, plusieurs défis se posent dans le 7ème art sénégalais même si le Fonds de Promotion de l'Industrie Cinématographique et Audiovisuelle (Fopica) a permis de soutenir beaucoup de films.

Ça avait suscité un tollé de la part de beaucoup d'acteurs du cinéma sénégalais. La non-sélection de films sénégalais dans la catégorie long-métrage pour l'Etalon d'Or du Yennenga à la 26ième édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco) qui s'est achevée le 2 mars dernier, a ainsi été une pilule amère à avaler. Surtout que notre pays s'était adjugé l'Etalon d'Or en 2017 et 2013 avec le réalisateur Alain Gomis pour ses films « Félicité » et « Tey ».

Néanmoins, le Sénégal ne rentre pas bredouille de ce festival qui fêtait son cinquantenaire cette année. Il revient avec trois prix remportés par les réalisatrices Angèle Diabang et Khadidiatou Sow dans la catégorie court-métrage fiction. La première a reçu le Poulain de bronze pour son film « Un air de kora » après qu'elle est aussi distinguée par ce même film Réalisatrice africaine de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao) avec un prix spécial. Quant à Khadidiatou Sow, elle a remporté le Poulain d'argent pour son film « Une place dans l'avion » qui traite de l'émigration et qui est soutenu par le Fopica.

En effet, cette absence de films sénégalais à la compétition officielle de la 26ième édition du Fespaco a suscité moult interrogations chez les acteurs du cinéma. Manque de productions, films non encore prêts, mauvaise répartition des financements? Chacun y allait de sa part surtout que le Fonds de Promotion de l'Industrie Cinématographique et Audiovisuelle (Fopica) est mis en place depuis quelques années pour soutenir des films. Ce qui a permis au 7ième art sénégalais de connaitre jusque-là un regain de dynamisme, surtout avec les jeunes selon les acteurs du 7eme art. Des cinéastes sénégalais primés à l'étranger, il y'en a beaucoup. Le réalisateur Moly Kane a remporté lors de la 18ième édition du festival Clap Ivoire à Abidjan, avec son film «Goom Bi», cinq prix dont le premier prix fiction Uemoa, le prix Canal+ de la meilleure interprétation féminine (Zeyna Diop), le prix Canal+ de la meilleure interprétation masculine (Ngalandou Babou Faye), le prix du meilleur scénario ainsi que le trophée Coca Cola pour ne citer que celui-ci. Sans oublier la sélection de plusieurs films sénégalais dans beaucoup de festivals à l'étranger.

Tout de même, le cinéma sénégalais est l'un des plus anciens et des plus vivants d'Afrique avec ses représentants dont les réalisateurs Djibril Diop Mambéty et Ousmane Sembène. Pour faire vivre le cinéma au Sénégal, des festivals ont aussi organisés ça et là. Cette année, le public a également renoué avec les Rencontres cinématographiques internationales de Dakar (Recidak) qui sont revenues après la neuvième édition tenue en 2014 et qui ont été une occasion «pour redonner le goût du cinéma aux jeunes générations et susciter un intérêt pour ce domaine ». Quelques salles de cinéma ont commencé à voir le jour pour combler le gap qui était devenu une réalité au Sénégal. Toutefois, il faut dire qu'aujourd'hui, plusieurs défis s'imposent pour la relance de notre cinéma.

par MARIAME DJIGO ET MARIAMA DIEDHIOU (STAGIAIRE)

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