Centrafrique: La confusion autour du nouveau gouvernement inquiète la société civile

Le Secrétaire général adjoint de l'ONU aux opérations de paix, Jean-Pierre Lacroix, et le Commissaire de l’Union africaine pour les questions de paix et de sécurité, Smail Chergui, lors d'une visite en République centrafricaine début janvier 2019.

En Centrafrique, le nouveau gouvernement nommé dimanche ne fait pas l'unanimité. Les démissions s'enchaînent et déjà certains groupes armés déclarent se retirer des accords de paix de Khartoum. La situation est confuse. Les organisations de la société civile commencent à s'inquiéter de la tournure des événements.

Le Groupe de travail de la société civile a tenu une conférence de presse mardi à Bangui. Pour cette organisation, le nouveau gouvernement n'est pas satisfaisant. Il faut donc en constituer un nouveau.

« Ce qui s'est passé, ce n'est qu'un réaménagement technique, soutient Beninga Crescent, porte-parole du GTSC. Il va falloir dissoudre ce gouvernement, on aura un gouvernement Ngrebada I et un gouvernement Ngrebada II. Dans un gouvernement normal, la société civile n'a pas sa place, mais dans un gouvernement d'union nationale, dans un gouvernement de sortie de crise où toutes les forces vives de la nation doivent être représentées, cela va de soi. »

Toutes les organisations de la société civile ne vont pas si loin. Mais elles espèrent que le malaise va se régler dans le calme. « Les civils en ont marre. A chaque fois, ce sont les civils qui paient les pots cassés alors que les gens vaquent à leurs occupations pour s'occuper de leurs familles, souligne Evrard-Armel Bondade, secrétaire général de l'Organisation centrafricaine des droits de l'homme. Il faut que l'on puisse épargner les civils. C'est notre souhait le plus absolu. Que les gens vaquent librement à leurs occupations. Nous ne voulons pas retomber à la case départ. Nous appelons les uns et les autres à la retenue et qu'une solution soit trouvée à travers les voies de recours qui sont prévues à cet effet. »

L'article 34 de l'accord de Khartoum prévoit qu'en cas de litige, les parties s'engagent à saisir les garants et facilitateurs de l'accord aux fins d'actions idoines de conciliation et à défaut d'arbitrage.

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