8 Mars 2019

Sénégal: BNP Paribas et ONU/Femmes lancent un projet d'appui aux femmes dans l'agriculture et le développement durable

Photo: UN
Journée internationale des femmes 2019

Le Groupe BNP Paribas et ONU/Femmes, (l'Agence onusienne en charge de l'égalité des sexes et l'autonomisation des femmes) lancent le vendredi 08 mars 2019 à Dakar le Projet d'Appui aux Femmes dans l'Agriculture et le Développement Durable (PAFADD).

Antoine Sire Directeur de l'Engagement d'Entreprise de BNP Paribas en compagnie des femmes de l'association Refane dans la vallée du fleuve Sénégal

Le projet, doté d'une enveloppe de 1 milliard de FCFA (1.8 million de dollars), s'étend sur une période de trois ans. Il traduit l'engagement de BNP Paribas dans le mouvement mondial de solidarité «HeForShe » qui vise à mobiliser une force vive et active en faveur de l'égalité des sexes.

«HeForShe» est une initiative visant à mobiliser des chefs d'Etat et des dirigeants des secteurs publics ou privés dans le but de promouvoir publiquement et agir concrètement en faveur de l'égalité femmes-hommes sur des champs d'actions spécifiques.

Une délégation de BNP Paribas, conduite par M. Antoine Sire, Directeur de l'Engagement d'Entreprise de BNP Paribas séjourne au Sénégal pour matérialiser cette action.

Avec ONU/Femme, la délégation s'est rendue à Saint-Louis et dans différentes localités du Nord du Sénégal où à travers le «Focus Séquence Climat et Femmes», elle a été édifiée sur «l'accès des femmes à la terre et aux ressources productives pour une agriculture résiliente au changement climatique».

Dans cette partie du Sénégal où l'accès à la terre souffre d'énormes contraintes sociales et culturelles pour les femmes, ce partenariat BNP Paribas-ONU/Femmes permet d'aider et d'accompagner les femmes agricultrices dans la formulation de leur demande de crédit, visant à financer et accroître leur activité.

Il permet également d'accompagner les agricultrices vers des filières à haute valeur ajoutée (beurre de Karité, riz et autres maraichages) et les aider à identifier des techniques agricoles et des variétés de semences résilientes aux changements climatiques.

C'est aussi une occasion de faciliter les relations contractuelles des agricultrices avec les grands acheteurs du secteur privé (industriels, exportateurs, etc.) et les accompagner dans la commercialisation de leur culture.

Ce projet, dont la mise en œuvre sera assurée par ONU/Femmes couvrira les régions à fort potentiel agricole de Saint-Louis, Kolda, Tambacounda, Ziguinchor et la zone des Niayes.

Il s'adresse à plus de 30 000 agricultrices sénégalaises, avec pour but de les aider à gagner en autonomie économique mais aussi de renforcer la résilience au changement climatique de l'agriculture sénégalaise.

De gauche à droite Patrick Pitton Administrateur Directeur général de la Bicis et Antoine Sire Directeur de l'Engagement d'Entreprise de BNP Paribas

La Bicis au Sénégal se porte bien et reste dans la ligne de ces prédécesseurs

La Bicis au Sénégal se porte bien et reste dans la ligne de ces prédécesseurs à l'image de Amadou Kane et Pierre Bérégovoy. C'est la conviction de son administrateur, directeur général, Patrick Pitton.

Dans un entretien réalisé avec le journal de l'économie sénégalaise (lejecos) en prélude au lancement du partenariat BNP Paribas et ONU/Femmes, il a confié que la banque a fait un résultat de 9,5 milliards de FCfa en 2017, un résultat historique et a bon espoir pour 2018.

«Bnp Paribas est présente au Sénégal depuis longtemps au Sénégal par le biais de la Bicis et a un très fort ancrage dans le pays. Nous menons une politique volontaire et nous sommes sur les pays de présence en Afrique pour faire quelque chose de précis avec des idées précises via nos modèles de développement ».

Au Sénégal, explique-t-il, nous nous concentrons essentiellement sur la clientèle des entreprises de toutes tailles y compris les grandes entreprises ainsi que celles sur notre clientèle de particuliers qui nous est fidèle depuis longtemps et qui sont les socles de la banque.

«Dans ce cadre, la Bicis se porte bien avec 35 agences, 550 collaborateurs. Nous avons fait un résultat de 9,5 milliards de FCfa en 2017, un résultat historique. J'ai bon espoir que nous soyons en 2018 dans cette zone là.

Les résultats des banques peuvent s'interpréter aussi en fonction de leur politique de provisionnement », a révélé M. Pitton. De ce point de vue, poursuit-il, Bnp Paribas a une politique extrêmement prudente et au bon sens du terme pour protéger les intérêts de ses actionnaires, de son personnel.

Il a souligné par ailleurs que la banque travaille dans la durée et qu'elle a le culte des performances durables, un peu comme le développement et nous n'évoluons pas en dents de scies avec des effets d'annonce. «Nous sommes attachés au devenir et à la pérennité au moins longtemps qu'aux résultats instantanés.

Bnpparibas est en réflexion stratégique permanente sur les pays où elle travaille et sur les pays où elle pourrait se développer à l'avenir, le tout avec ce souci d'apporter le meilleur par ses banques dans les pays où elle est », a indiqué l'administrateur de la Bicis.

Se prononçant sur les normes bâloises entrées en vigueur au Sénégal depuis le 1er janvier 2018 , Patrick Pitton confie que sa banque a mis en place un programme de renforcement des fonds propres tourné essentiellement sur la rentabilité de la banque et la politique de distribution, qui pour l'instant met parfaitement en ligne la Bicis avec la marge de sécurité nécessaire pour satisfaire aux ratios de Bâle 2 et Bâle 3 nom seulement aujourd'hui mais surtout en 2021 », a souligné Patrick Pitton.

Là, aussi, note-t-il, la banque se donne les moyens pour poursuivre son développement et ne pas être contraint par ces contraintes financières qui sont mondiales qui ont peut être rattrapé l'Afrique avec un léger décalage.

«Et du coup, il faut aller plus vite et c'est ce qui se fait en ce moment. Et c'est au cœur de notre préoccupation. Nous sommes bien dans notre plan de marge grâce à la compréhension de nos actionnaires », a conclu l'administrateur, directeur général de la Bicis.

Bnp Paribas compte jouer pleinement sa partition pour l'autonomisation des femmes.

Quant à Antoine Sire, Directeur de l'Engagement d'Entreprise de BNP Paribas , il indique que son groupe Bnp Paribas compte jouer pleinement sa partition pour l'autonomisation des femmes. C'est dans ce cadre avec Onu/Femmes, que la banque a initié un programme qui va toucher 30 mille femmes au Sénégal.

Ainsi Bnp Paribas avec Onu/Femmes, est entrain de dérouler un programme qui va toucher 30 mille femmes au Sénégal. Pour conforter l'engagement du Groupe, il confie que : « Notre Directeur Général, Jean-Laurent Bonnafé , est devenu un thématique champion de ONU femmes .

C'est un programme et dans ce programme, des chefs d'entreprise s'engagent à accompagner ces programmes et à être des champions de l'égalité entre les hommes et les femmes. Evidemment, cela passe par des actions dans l'entreprise elle-même puisque comme toute entreprise, on n'est pas encore à une égalité très satisfaisante entre les hommes et les femmes. On a donc beaucoup de progrès à faire mais on n'est qu'une banque. Et une banque accompagne toute l'économie », a déclaré M. Sire.

«On ne peut non plus faire des progrès que chez nous et ne peut pas accompagner les choses qui se passent à l'extérieur.

En plus des engagements qu'on a pris pour faire des progrès chez nous dans notre entreprise qui au total fait 200.000 collaborateurs, on s'est engagé à accompagner des progrès dans l'égalité homme Femme dans le monde extérieur », a-t-il précisé.

Selon lui, il fallait choisir un programme. « Nous avons choisi d'accompagner ce programme d'autonomisation des agricultrices du Sénégal, une initiative conduite par Oulimata Sarr, Directrice régionale de ONU Femmes.

Le programme va toucher 30000 femmes et qui va vraiment les aider a, à la fois ré inventer l'agriculture, à reconquérir des terres, et à s'autonomiser sous quatre angles », a-t-il expliqué.

Il a indiqué que le premier angle est l'accès à la terre, aider les femmes auprès des autorités locales à obtenir les droits sur les terres. Il estime qu'elles ont besoin de soutien même si elles sont souvent très actives par elles mêmes.

«Ensuite on va les aider à accéder aux technologies, aux savoirs. Plus une agriculture essaie de se passer de trop pesticides chimiques, essaie d'être résiliente au climat, etc , et plus elle a besoin de compétences .

Il faut qu'elle acquière ces compétences, ces technologies », a souligné Antoine Sire, non sans soutenir qu'il faut qu'elles soient capables d'être financièrement autonome.

Donc, à son avis, il faut qu'elles soient capables d'avoir de bonnes relations avec les institutions financières, que leurs budgets soient bien gérés, qu'elles aient une bonne compréhension de tous les aspects économiques de leur travail. Et enfin, il faut qu'elles aient accès au marché, qu'on les aide à trouver les bons débouchés.

«Du coup, c'est quatre choses qui vont être faite par ce programme et ensuite ONU Femmes va se brancher sur des associations de femmes qui existent aujourd'hui.

La plus importante est Refane puisque sur les 30 000 femmes qui vont être concernées, il ya déjà les 16. 000 femmes de cette association. Les autres associations sont localisées dans le Sud.

Donc on a un programme de très grande envergure qui va, à la fois jouer sur la condition des femmes et jouer un rôle sur l'agriculture sénégalaise », a confié le Directeur de l'Engagement d'Entreprise de BNP Paribas.

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