8 Mars 2019

Sénégal: Saint-Louis - Scolarisation et maintien des filles à l'école, viols, grossesses précoces et mariages forces entravent le programme

La scolarisation, le maintien et le suivi des filles à l'école reste l'objectif principal du Comité National des Enseignantes pour la Promotion de la Scolarisation des Filles. Cette association de développement créée depuis le 10 juillet 1997 dans la région de Fatick a des démembrements au niveau des régions et dans chaque département du pays, nous a renseigné Marième Diagne, la présidente régionale de la Scolarisation des filles (Scofille) à Saint-Louis, qui s'est félicité de l'atteinte du premier objectif à savoir la scolarisation des filles.

«Il ne nous reste plus qu'à travailler pour le maintien et le suivi de ces filles à l'école. C'est ce qui fait notre particularité, mais notre objectif global, c'est de veiller à ce que tous les enfants de ce pays soient scolarisés, bien protégés et qu'ils restent à l'école pour devenir plus tard des leaders, garçons comme filles», a précisé Marième Diagne de la Scofille de Saint-Louis.

Aujourd'hui, leur vision est d'œuvrer pour un «Sénégal avec zéro pour cent (0%) d'analphabètes et où l'équité entre les filles et les garçons est une réalité», a-t-elle ajouté.

Parmi toujours leurs missions, il y a le renforcement des acquis des projets et programmes de promotion de l'éducation des filles et tout ce qui gravite autour de leur protection.

Il s'y ajoute aussi la mission de contribution à la mise en œuvre des projets et programmes en matière de VIH, de mutilations génitales féminines (MGF) et de la santé de la reproduction des jeunes et adolescents.

Leur structure contribue aussi à l'amélioration des taux d'achèvement et de réussite des filles à l'école, mais également à développer le leadership chez les femmes enseignantes en plus aussi de la mission de promotion de l'éducation inclusive des filles du préscolaire, de l'élémentaire et du moyen secondaire.

Toutefois, leur structure reste jusque-là confronté à divers obstacles qui entravent l'atteinte de leurs objectifs.

Et la présidente régionale de la Scofille de Saint-Louis d'évoquer les pesanteurs sociales qui, selon Marième Diagne, gangrènent souvent l'éducation des filles. Il y a, entre autres, les cas de viols, les grossesses précoces, les mariages forcés et la situation de pauvreté dans laquelle sont certaines filles.

A cela s'ajoutent les conditions d'existence des filles dans les écoles qui posent aussi problème. «Beaucoup d'écoles ne présentent pas des conditions favorables d'existence des filles. Dans plusieurs d'entre elles, il se pose le problème de l'inadéquation des latrines ou blocs sanitaires constituant un grand obstacle pour les filles.»

En plus, «les filles ont souvent besoin d'intimité lors de leurs périodes de menstrues, alors qu'elles partagent leurs toilettes avec les garçons dans ces écoles où les conditions ne sont pas réunies», a soutenu Marième Diagne, tout en déplorant le manque de soutien et d'accompagnement de la part de l'État et des autorités politiques.

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