8 Mars 2019

Sénégal: Appel au dialogue de Macky Sall - Les jeunes khalifistes posent une condition

Photo: sudonline
Le chef de l'Etat, Macky Sall

Pas de dialogue sans élargissement de Khalifa Sall. C'est là la condition posée hier, jeudi 7 mars, par les jeunes partisans de l'ex-maire de Dakar.

C'était lors de la célébration des deux ans d'emprisonnement de Khalifa A. Sall. Les jeunes Khalifistes ont ainsi revendiqué une libération sans condition de leur mentor avant d'entamer un quelconque dialogue politique.

«La libération immédiate et sans condition de Khalifa Ababacar Sall, seul gage de dialogue et de paix ». L'information est de la jeunesse khalifiste qui était face à la presse hier, jeudi 7 mars, au quartier général de « Taxawu Senegaal ak Khalifa » pour décrier les deux ans d'emprisonnement de l'ex-édile de Dakar.

En effet depuis l'incarcération de Khalifa Sall à Rebeuss le 07 mars 2017, ses poulains commémorent cette date à chaque année. Le 07 mars 2019 n'a pas dérogé la règle. C'est des moments pour les Khalifistes de réitérer leur engagement à côté de leur leader.

« Nous lui manifestons toute notre estime et lui renouvelons notre engagement à ses côtés », se confie Bassirou Samb, coordinateur des jeunesses Khalifistes.

Pour la commémoration de cette année, Bassirou Samb et cie ont choisi de mettre en place un tableau dit « Mur de lamentation » pour que tous les gens qui sont attristés par l'emprisonnement de Khalifa Sall, puissent y référer leurs mélancolies, toutes choses devant servir de souvenirs pour Khalifa Sall dès sa libération.

Une récitation de Coran et des prières ont été aussi formulés pour que l'ex-député maire retrouve les siens. Cependant, ces jeunes acquis à la cause de l'ex-maire de Dakar n'ont pas manqué d'indexer encore le président Macky Sall qui est, selon eux, à l'origine de leur malheur.

« Depuis son accession au pouvoir, Macky Sall s'est inscrit dans une logique de confrontation et d'intimidation de ses principaux challengers », a dit Birane Diop, le chargé de la communication des jeunes Khalifistes.

Et de poursuivre : « c'est ainsi qu'il s'en est pris, de manière agressive, au maire de Dakar Khalifa Sall dont le seul tort fut son bilan élogieux à la tête de la ville de Dakar», a-t-il déploré.

Selon le coordinateur : « le président de l'Apr a fait tourner son rouleau compresseur politico-juridique sur la tête de Khalifa Sall.

En violation flagrante de la Constitution, des traités internationaux, des lois et règlements, tous les pouvoirs de notre pays ont été mis à contribution pour écarter Khalifa Sall du jeu politique, principalement de l'élection présidentielle de février 2019 », a-t-il reproché au président Sall.

En rappel, accusé d'avoir profité de ses fonctions pour détourner 1,8 milliard de francs Cfa de la régie d'avance de la mairie de Dakar, Khalifa Sall a été placé sous mandat de dépôt le 07 mars 2017 à Rebeuss.

Au terme d'un procès qui aura duré plus de deux mois, il a été condamné, le 05 mars 2018, à 5ans de prison ferme assortie d'une amende de 5 millions de francs Cfa.

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