10 Mars 2019

Tunisie: Ouverture d'enquêtes après le décès de 11 bébés dans une maternité

Photo: Pexels
Doigts d'un bébé

Vaste scandale médical en Tunisie : au moins onze bébés sont morts alors qu'ils étaient hospitalisés dans un service de néonatologie de Tunis. Le ministre de la Santé a démissionné, des enquêtes sont en cours.

Les images ont tourné en boucle sur les grands médias tunisiens. En photo ou en vidéo, des des parents choqués, expliquent sortir de l'hôpital avec le corps de leur bébé dans un carton réutilisé.

Au total, au moins onze nourrissons ont succombé alors qu'ils étaient hospitalisés dans l'hôpital de la Rabta, un établissement public situé au coeur de Tunis.

Ouverture de deux enquêtes

Deux enquêtes, l'une sanitaire, l'autre judiciaire ont été ouvertes. Selon les premiers éléments, les nouveau-nés auraient succombé à des septicémies engendrées par des maladies nosocomiales dues à la contamination de la préparation alimentaire parentérale. Cette purée liquide était administrée aux enfants prématurés à l'aide d'une sonde gastrique.

Catastrophe nationale

Très vite, le président de la République a parlé de catastrophe nationale, appelant à l'audition, devant un Conseil de sécurité nationale, du ministre de la Santé.

Ce dernier a présenté sa démission, rapidement acceptée par le Premier ministre qui s'est rendu sur les lieux dans la soirée.

D'autres nourrissons prématurés ont été infectés, on en ignore le nombre exact. Au sein de la société civile, des voix s'élèvent pour réclamer un audit de santé public précis et approfondi afin de faire toute la lumière sur cette tragédie.

Tunisie

Les Français interceptés seraient des agents des renseignements

Le 14 avril, un convoi de 13 Français détenteurs de passeports diplomatiques et ayant en leur possession… Plus »

Copyright © 2019 Radio France Internationale. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour toute modification, demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.