Guinée Bissau: A Bissau, le verdict des urnes est attendu dans le calme

Photo: Le Pays
Législatives à Bissau

Les opérations électorales se sont achevées aux environs de 17 heures en Guinée Bissau où les responsables des bureaux de vote ont aussitôt entamé le dépouillement en présence d'observateurs et de journalistes, a constaté l'envoyé spécial de l'APS.

A Bissau, les rues sont quasi dessertes. Les commerces sont fermés. Les taxis et cars de transport en commun n'ont pas beaucoup circulé ce dimanche, jour du scrutin législatif jugé crucial par les observateurs pour la stabilité politique du pays.

Sur l'avenue menant au grand marché de Bayru Militar, règne un calme plat. Les bars et les cafés habituellement fréquentés ont baissé rideaux.

Seuls, quelques véhicules particuliers et des voitures des forces de défense et de sécurité de la Communauté des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) circulent sur les artères de la capitale.

Après une journée particulièrement calme, les Bissau-Guinéens sont dans l'attente du verdict des urnes. Les procès-verbaux sont affichés devant les bureaux de vote juste après les opérations de dépouillement.

Mais, dans ce pays, la loi électorale interdit aux médias de donner les résultats au fur et à mesure des dépouillements comme cela se fait par exemple au Sénégal.

D'après des renseignements pris sur place, les premières tendances sont attendues dans les 48 heures qui suivent le vote. Dans ce pays, seule la CNE (Commission nationale électorale) est habilité à recenser et à proclamer les premiers résultats.

Quelque 761 086 Bissau-guinéens se sont rendus aux urnes ce dimanche pour renouveler les 102 sièges de l'Assemblée nationale populaire dans un scrutin censé faire sortir le pays de la crise politique qu'il traverse depuis plus de trois ans.

Des files d'attente s'étaient formées dès l'ouverture des bureaux de vote à 7 heures (heure locale) à Bissau, la capitale, a constaté l'envoyé spécial de l'APS.

Les élections législatives devraient notamment permettre de tourner une page d'instabilité et de blocage qui dure depuis trois ans en raison du basculement dans l'opposition de la majorité parlementaire, à la suite de défections dans les rangs du parti historique (PAIGC).

Des résultats de cette consultation électorale dépendra la formation d'un gouvernement, alors que le pays a connu sept Premiers ministres en moins cinq ans. Selon la loi constitutionnelle bissau-guinéenne le poste de Premier ministre doit revenir au chef du parti vainqueur des législatives.

De fait, un régime parlementaire souvent source d'instabilité si l'exécutif et la majorité parlementaire sont issus de bords politiques différents. Une cohabitation rendant difficile tout exercice du pouvoir dans ce pays.

L'opposition détenait la majorité dans la législature sortante, à la suite de plusieurs défections et de dissidences enregistrées dans les rangs de la mouvance présidentielle.

Cette situation a conduit au blocage politique que connait le pays depuis trois ans.

Ces joutes électorales devraient surtout constituer un avant-goût de l'organisation d'une élection présidentielle prévue dans le pays au milieu de cette année.

Ne ratez pas ce que tout le monde regarde

Plus de: APS

à lire

AllAfrica publie environ 700 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.