11 Mars 2019

Afrique: Journée internationale contre la discrimination raciale

Souvenons-nous de la date du 21 mars 1960 lorsqu'à Sharpeville, en Afrique du Sud, la police ouvrait le feu et tuait soixante-neuf personnes au cours d'une manifestation pacifique contre les lois relatives aux laissez-passer imposées par l'apartheid.

La Journée internationale pour l'élimination de la discrimination raciale est célébrée chaque année le 21 mars, pour commémorer ce jour de 1960. En proclamant cette Journée internationale en 1966, l'Assemblée générale des Nations unies souhaitait engager la communauté internationale à multiplier ses efforts en vue de l'élimination de toutes les formes de discrimination raciale [résolution 2142 (XXI)].

Par discrimination raciale, il faut bien entendre, toutes ces formes de distinctions effectuées sur la base de l'origine, de l'appartenance réelle ou supposée d'une personne à une ethnie, à une nation ou à une race déterminée.

Elle contrevient donc au principe fondamental de l'égalité juridique des hommes énoncé à l'article 1 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789, à savoir « les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit ».

Il faut malheureusement reconnaître, en observant l'actualité planétaire, que la lutte contre le racisme demeure une nécessité. La récurrence observée en ce qui concerne la haine ethnique et raciale, au même titre que l'esclavage et son commerce qui perdurent dans certaines contrées à l'aune des mouvements migratoires vers l'Europe, constituent des tragédies effroyables pour l'humanité et figurent parmi les principales causes du racisme ; ce racisme qui a aussi engendré le génocide. Ses pratiques, ses idéologies et ses discours déshumanisants qui nient la dignité et les droits de groupes entiers doivent, cela s'entend, être inlassablement condamnés.

Les Nations unies, à travers cette journée internationale qui est aussi celle du souvenir, souhaitent que l'on aille plus loin dans cette lutte, en atténuant, voire en stoppant, par exemple, la montée du populisme nationaliste et des idéologies suprémacistes extrémistes.

Dans sa résolution du 15 janvier 2019 sur l'élimination totale du racisme, l'Assemblée générale a réaffirmé le principe de liberté et d'égalité de tous les êtres humains en dignité et en droits ainsi que leur capacité à participer de manière constructive au développement et au bien-être de leurs sociétés.

Cette résolution souligne également que toute doctrine de supériorité raciale est scientifiquement fausse, moralement condamnable, socialement injuste et dangereuse et doit être rejetée, à l'instar des théories qui prétendent poser l'existence de races humaines distinctes.

Nous devons nous atteler à renforcer nos capacités d'alerte rapide et de prévention des génocides, des massacres, des nettoyages ethniques et des autres crimes du même genre et soutenir encore plus objectivement les efforts déployés pour la traduction des coupables en justice, notamment devant la Cour pénale internationale.

Les Nations unies considèrent à raison qu'il faut mettre un terme « aux conséquences, qui perdurent à ce jour, de l'esclavage et du commerce des esclaves, qui sont des injustices historiques et figurent parmi les causes principales de la pauvreté, du sous-développement, de la marginalisation, de l'exclusion sociale, des disparités économiques, de l'instabilité et de l'insécurité dont beaucoup souffrent aujourd'hui dans différentes parties du monde, en particulier dans les pays en développement ».

Il est donc vital que soit manifestée notre ferme volonté d'éviter que d'autres ne subissent ces sorts honteux et avilissants.

C'est pourquoi la tolérance, le dialogue interculturel et le respect de la diversité demeurent plus indispensables que jamais dans notre monde plus interconnecté aujourd'hui. Les obligations incombent aux États, au regard de la législation sur les droits de l'homme, de combattre ces idéologies extrémistes.

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