Cameroun: Corridor Douala-Bangui - Seuls les vivre ont accès

C'est un début de solution trouvé mardi au blocage observé sur l'axe reliant le Cameroun et la RCA depuis le 3 mars dernier, du fait de certaines revendications en Centrafrique.

Au lendemain de la formation du nouveau gouvernement en Centrafrique, certains groupes rebelles mécontents ont fait entendre leur voix en signe de protestation. Dans l'expression de leur mécontentement, ils ont bloqué l'axe Beloko-Bouar, en territoire centrafricain. Un axe qui fait partie intégrante du corridor Douala-Bangui. La conséquence en est que, depuis le 3 mars dernier, le trafic est fortement perturbé.

Les camions en provenance de Douala sont systématiquement garés à Garoua-Boulai. Ici, à date, le pointage indique plus de 100 véhicules immobilisés, chargés de marchandises diverses en direction de la RCA. Au niveau de Beloko, on a enregistré 127 camions stationnés, en partance pour le port de Douala. Une situation qui n'arrange aucune partie de cette plateforme sous régionale.

El Hadj Oumarou, coordonnateur général du Bureau de gestion du fret terrestre (Bgft) s'est rendu le 12 mars dernier dans la ville de Garoua-Boulai, pour rencontrer les transporteurs de cette ligne en vue de comprendre la situation et surtout d'y trouver des solutions. Il a aussi eu des échanges avec les autorités administratives locales, qui ont affirmé avoir pris de bonnes dispositions pour apporter leur soutien à ces transporteurs. El Hadj Oumarou a remonté le moral des transporteurs par des appuis alimentaires et financiers.

D'après Hassana, président régional du Groupement des transporteurs terrestres du Cameroun, cette situation est déplorable pour les transporteurs dans la mesure où elle crée des manques à gagner énormes. Toutes les parties prenantes sont d'accord sur le fait que la solution à cette crise viendra de la bonne volonté des acteurs centrafricains.

Mais séance tenante, des sources crédibles ont fait état de ce que les rebelles ont autorisé que seuls les camions transportant les vivres entrent à Bangui. Les chauffeurs souhaitent que la sécurité soit assurée par une escorte. Les éléments de la Minusca sont sollicités pour éviter aux transporteurs de tomber dans un piège des rebelles.

Quoi qu'il en soit, le Cameroun tient à la sécurité de ses compatriotes. Voilà pourquoi la prudence a été préconisée par le sous-préfet de Garoua-Boulaï, Diyen Jam Laurence. L'honorable Kombo Gberi, viceprésident de l'Assemblée nationale, qui a participé à la rencontre et pris la parole au nom de l'élite, regrette ce blocage et souhaite qu'il y ait fluidité des échanges dans la sous-région, malgré les tensions.

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