14 Mars 2019

Cameroun: Droits de l'homme, le récit révoltant d'un prisonnier politique

Il s'appelle Jean Bonheur Tchouafa. Embastillé par le régime génocidaire du dictateur Paul Biya pour avoir marché pacifiquement le 26 jamvier. C'était le 12 mars 2019 au Tribunal de grande instance de Yaoundé, la capitale.

Il est 23h14 lorsque Jean Bonheur Tchouafa est appelé à la barre. Sur les quinze personnes devant la barre ce jour, il est le dernier à être appelé.

C'est alors qu'un garde prisonnier lui enlève ses menottes qu'on lui a placées depuis 8h du matin lors de son extraction de la prison centrale de Kondengui .

Il arbore un complet sport de marque Adidas, une montre sport à la main droite et une petite bague style chevalière sur doigt de la main gauche. Le moins que l'on puisse dire c'est qu'il pète la forme, et il avance à la barre, la tête haute, tout souriant.

La Présidente du Tribunal : Monsieur Tchouafa vous avez la parole.

Jean Bonheur Tchouafa : Merci Mme le Président de me donner l'occasion de dire un mot sur les circonstances de mon kidnapping. (Il parle de manière à être audible jusqu'au Chaba, on peut comprendre l'enseignant qui confond toutes les salles à sa salle de classe).

Je suis Jean Bonheur Tchouafa, Enseignant de Mathématiques en service au lycée bilingue de Dschang. Je suis d'ailleurs le chef de Département de ma discipline.

Entre le 20 janvier 2019 et le 26 janvier 2019 j'ai pris part à un séminaire de renforcement des capacités des Enseignants de Mathématiques visant à doter les séminaristes des outils pour enseigner les mathématiques autrement.

Le séminaire était organisé par AIMS Cameroun ( African Institute Of Mathematical Sciences) en partenariat avec le MINESEC (Ministère des Enseignements Secondaires). Nous étions logés dans des hôtels à Bafoussam et le séminaire se déroulait à Bandjoun.

Le séminaire prend fin samedi le 26 janvier 2019 par une photo de famille à 13h30 et je prends la route pour retourner sur Dschang où je suis domicilié.

J'ai pour mission de rentrer dans mon lycée, de transmettre la formation reçue à mes collègues dès le lundi 28 janvier et de veiller à sa mise en pratique avec efficience pour améliorer les performances des élèves à cette veille des examens Officiels et des examens de passage en classe supérieure. C'est la même mission qui est d'ailleurs confiée à chaque Enseignant ayant pris part au séminaire.

J'arrive à Dschang à 15h et je suis kidnappé à 16h.

Mme le Président, je suis kidnappé devant l'immeuble Zebaze par deux hommes en tenue non identifiables puis conduit à l'arrière d'une pickup de police.

Je n'opposerai aucune résistance mais alors aucune.

Toutefois je leur demanderai pourquoi est ce qu'ils m'arrêtent et je recevrai en réponse une bonne gifle bien appliquée.

Une fois à l'arrière de la pickup, ces hommes m'intimeront l'ordre de m'allonger et je m'executerai.

L'un déposera ses rangers sur ma tête et un autre sur mes pieds. Je serai battu à la matraque du lieu de mon arrestation jusqu'au commissariat. L'un de ces hommes m'enfoncera ses doigts dans les yeux me reprochant de l'avoir regardé.

Une fois arrivé au commissariat, je croirais que je vais un peu souffler que nenni, je serai extirper de l'arrière de la pickup comme un sac de macabo et une fois au sol, je serai traîné au sol puis sur les escaliers du commissariat jusqu'au couloir du commissariat loin des regards de tout passant.

Ils seront désormais trois, chacun muni soit d'une matraque soit d'un pare-choc et m'asseneront des coups dans tous les sens pendant plusieurs minutes. Puis ils me laisseront plusieurs autres minutes avant de venir me trainer du couloir à l'accueil.

À l'accueil je serai enregistré, déshabillé et envoyé en cellule sans que je ne sois signifié des raisons de mon arrestation et de cette sauvagerie à mon égard.

Alors que je saigne du nez, je demanderai à recevoir des soins mais je recevrais en réponse des railleries.

Je demanderai à joindre la famille pour les informer de mon arrestation et je recevrai en retour des insultes.

Je passerai la nuit sur le sol nu, me tordant de douleurs et pensant à cette transition brusque où quelques heures plutôt j'étais logé dans un hôtel quatre étoiles avec climatisation, écran plasma, service d'hôtel etc pour désormais partager une petite pièce infeste d'à peine cinq mètres carrés avec d'autres personnes.

Le jour suivant dimanche 27 janvier 2019, je recevrai la visite des amis et de la famille qui m'apporterons à manger et à boire.

Autour de 14h, une dame viendra me demander ainsi qu'à d'autres personnes de ramasser toutes nos effets et de sortir de la cellule.

Cette dame se fait appeler "maa Ja", elle nous traite comme des sous hommes, nous appelle "ses poulets", et nous informe à tout va qu'elle est officier de police.

Croyant que c'était notre libération, je vais laisser aux autres personnes restées en cellule tout ce que mes visiteurs m'avaient apporté.

Mais une fois hors du commissariat, une pickup nous attend avec des hommes en tenue sauvagement armées.

Je suis invité à prendre place à l'arrière avec d'autres personnes et nous serons conduit à la Prison Principale de Dschang.

Une fois à la prison, sans que personne ne m'informe de l'objet de ma présence dans cette maison d'arrêt, mes effets seront récupérés et consignés.

Puis un gardien de prison va me demander de me déshabiller et je le ferai en laissant sur moi mon bermuda. Il me demandera de tout enlever sous le regard bien attentif des autres gardiens de prison et surtout très voyeur du Régisseur en personne.

Je vais m'executer sans aucune résistance malgré ma gêne et au plaisir de mes voyeurs puisqu'ils se mettront à rire je ne sais pourquoi.

Je serai prié de tourner le dos et de m'accroupir, je m'executerai une fois de plus. Le gardien va se rapprocher de moi, il va s'accroupir à son tour, déposera un genou au sol et regardera à travers mon anus. Puis me demandera de tousser, je le ferai, de tousser encore je le ferai puis il me demandera de m'habiller et je serai conduit dans le Bureau du CBI (je crois que ça veut dire Chef de bureau intérieur).

Une fois dans ce Bureau, le Chef du bureau m'informera que je suis là pour une garde à vue administrative signée le 27 (un dimanche) par le Préfet de la Menoua. Que cette garde à vue a une durée de 15 jours renouvelable. Puis me conduira dans la prison après quelques formalités d'usage.

Sachant que je suis là pour au moins 15 jours, je me ferai apporter des vêtements, de la literie, des sceaux, Bref le nécessaire pour vivre ou mieux survivre dans ce milieu carcéral où je vois les prisonniers attraper cancrelat et souris pour manger.

Le lundi 28 janvier 2019 autour de 17h, la même femme "maa ja" viendra nous demander de ramasser tous nos effets et de sortir de la prison.

Croyant une fois de plus qu'il s'agit de ma libération, je vais partager aux détenus de ma cellule tous mes effets.

Une fois dehors je constate que cette "Maa Ja" tient un papier qu'elle CACHE EN LE RECOUVRANT SUR SA POITRINE.

Alors que nous réclamons le remboursement de l'argent que nous avons été obligés de verser au titre de droits de cellule soit 37000 F pour certains, 12000 et 17000 F pour d'autres pour un total d'environ 250,000 F pour les 16 personnes que nous sommes, cette "Maa Ja" nous dira que ce n'est pas son problème, nous sommes ses poulets et elle nous ordonne de la suivre.

En réalité ne sachant pas où est ce que nous allons, tout porte à croire eu égard au dispositif que nous entrevoyons qu'il s'agit d'un transfèrement pour une autre prison.

Alors ne comprenant pas le fait de payer toute cette somme pour passer une seule nuit de prison et d'être certainement obligé d'en payer dans la nouvelle prison où nous serons transférés, nous allons insister pour demander notre remboursement.

Le régisseur s'emploiera à nous faire un cours de morale mais nous insisterons une fois de plus à être remboursé. C'est alors que le CBI à qui nous avons versé l'argent procédera au remboursement de CERTAINS parmi nous.

Et nous sortirons de la prison pour découvrir une pickup et une hiace qui nous attendent avec autour, des hommes en tenue armées jusqu'aux dents.

Je serai invité à prendre place à l'arrière de la pickup. Je serai assis au Sol à l'arrière de la pickup avec deux hommes en tenue autour de moi, l'un à gauche, l'autre à droite bien armés et surtout bien protégés contre le froid (cagoule pour la tête, gants pour les mains).

Je ne dispose que d'un tee-shirt léger puisque j'ai tout partagé en sortant de prison.

Ces hommes seront assis aux abords de l'arrière de la pickup et me demanderont de ne poser mes mains nulle part pour chercher un support. Dans cette position, je traverserai la ville de Dschang comme un grand bandit sous le regard de mes élèves qui rentrent du lycée.

Je vais donc croiser les mains et j'irai à gauche quand la pickup va à gauche et à droite quand elle va à droite. Sur le dos d'âne, je cognerai chaque fois ma tête eu égard au fait que la conducteur est tout sauf Doux.

C'est dans cette position que je voyagerai de Dschang pour Bafoussam avec les larmes et les mauves qui coulent faute aux violents coups de vent reçus ça et là.

A Bafoussam nous serons conduits à la police judiciaire puis au commissariat de la sécurité publique.

Nous serons installés au commissariat dans une cellule et nous prendrons les dispositions pour dormir sauf que autour de minuit, nous sommes invités à sortir du commissariat et une fois dehors un camion de police nous attend avec autour, des hommes en tenue armées jusqu'aux dents.

Nous prendrons place à l'arrière du camion et nous serons conduits à Yaoundé. Nous avons risqué l'accident à plusieurs reprises, tellement la conduite était folle au point où nous avons pensé à un moment que nous sommes conduits pour être jeté dans la sanaga. Je repensais à tout ce qui se disait au sujet du décès de Mgr Mballa que je me suis dis : nous sommes finis.

A Yaoundé nous serons conduits au CC-GMI de SOA.

Mme le Président, je vais relevé deux événements traumatisants de notre séjour au CC-GMI de SOA.

Nous sommes tous logés dans une salle faisant office de dortoir.

Nous sommes au total 61 personnes arrêtées à Bafoussam, à Bafang et à Dschang.

1__Nous étions obligés de PISSER dans les bouteilles vides parce que l'on ne nous permettait pas d'aller à la douche pendant la nuit et aussi de CHIER dans un sceau commun sous le regard de toutes les autres personnes.

2__Je n'oublierai jamais ce nom. Mme Ngah Brigitte, officier de police deuxième grade.

Elle nous dira un soir alors qu'elle nous a apporté la ration pénale et que nous avons refusé de manger suite à ses propos condescendants et désobligeants à notre endroit : " je vous promet que dans cinq ans vous allez confirmer les conséquences de tous ces repas que vous avez déjà mangé".

Qu'est ce qu'elle voulait dire ? Qu'est-ce qui nous a été administré à travers ces repas? Nous n'aurons pas de réponse.

Pris de peur nous allons faire une réunion et désigner un porte parole qui portera nos plaintes et nos sollicitations au Commandant de la base.

Notre porte parole fera ainsi savoir au commandant de la base que nous ne mangerons plus leur repas tant que ceux qui nous les apporte ne les goutte pas.

Cette demande rencontrera l'assentiment du commandant et les agents de police qui nous apporte désormais le repas le goutte avant de nous servir.

Malgré cela, rien ne nous garanti que ceux là ne prennent pas une sorte d'antidote après avoir goutté le repas pour se protéger probablement d'une substance qui est introduite dans le repas et qui aura des conséquences sur nous cinq ans plutard.

Mme le Président, c'est après avoir passé environ huit jours au CCGMI qui est situé dans le département de la Mefou-et-Afamba que nous sommes informés que nous sommes sous le coup d'une garde à vue administrative signée par le préfet du département du Mfoundi.

Nous serons extrait du CC-GMI le 12 février 2019 puis conduit au tribunal militaire où nous passerons la nuit sur le sol dans la salle d'audience avant d'être mis sous mandat de détention provisoire le mercredi 13 février et envoyés à Nkondengui.

Une fois à Nkondengui, je serais conduit avec une soixantaine d'autres personnes à la cellule dite de passage logée au quartier 4.

C'est une cellule d'à peine 25 mètres carrés. Avec les détenus rencontrés dans la cellule nous sommes au total près 80 personnes.

Mon vocabulaire s'est enrichie de plusieurs termes : LA POSITION GANKOM. prendre une position GANKOM revient à adopter une position et la maintenir sans possibilité de la changer durant toute la nuit.

Ainsi dans la cellule de passage, la position GANKOM est la suivante : La personne collée au mur, s'asseoit au sol, colle la tête au mur, et écarte les pieds repliés (non pas allongés) et dans cet écart, une autre personne s'asseoit et colle sa tête sur la poitrine de la personne derrière elle, écarte les pieds repliés pour accueillir la personne suivante ainsi de suite. C'est ainsi que 80 personnes sont disposées en position GANKOM dans une cellule d'à peine 25 mètres carrés.

Nous passerons 48 heures dans cette cellule de passage et je serai ensuite transféré au Kosovo.

Ah le Kosovo, je serai dans le Local 88 du quartier 8. Le Kosovo est réputé accueillir les grands bandits, braqueurs à mains armées, trafiquants d'ossements et d'organes humains etc.

Je me verrai proposé plusieurs types de stupéfiants dont les noms enrichiront davantage mon vocabulaire : le sounkoundaye, le gué, le djepazan, la thaï, le caillou, la pillule bleue, les injections, le riz dzana etc. Je vais les refuser naturellement avec subtilité.

Des hommes me feront la cour. À la douche ou alors à ce qui tient lieu de douche du quartier, pour prendre un bain, nous sommes au minimum 30 personnes qui se lavent simultanément, tel dans un club de nudistes à cause de la surpopulation du quartier.

Pour dormir, je dois occuper une autre position GANKOM. Cette fois, elle consiste au moins à se coucher mais sur le côté et d'adopter cette position toute la nuit durant.

Je passerai une semaine dans ce quartier et je serai transféré au quartier spécial 1 après plusieurs tractations.

Mme le Président, je m'en voudrais de ne pas vous signifier un autre fait.

Chaque jour je me fais "MASSER" alors que j'enseigne bénévolement au centre socio éducatif bilingue (CSEB) de la prison.

A Kondengui , se faire "masser" signifie se faire escroquer pour accéder à une requête/service à laquelle tu as droit.

En effet, dès mon arrivée à Kondengui, ayant constaté l'existence de ce centre éducatif pour mineur, j'ai déposé une demande pour y enseigner et ainsi mettre au moins en pratique cette formation que j'ai reçue au séminaire quelques semaines plutôt.

J'ai été retenu dans ce centre et j'y enseigne en plus des mathématiques, la physique et la chimie faute d'effectif.

Chaque jour pour sortir de mon quartier je dois payer 200fr à 500f et pour accéder au quartier mineur là où j'enseigne je dois également payer. Je dois faire pareillement le soir à mon retour dans mon quartier. C'est ainsi que je me fais donc masser chaque jour malgré le fait que je dispose d'un laisser passer signé du superviseur du CSEB.

Ce sont les prisonniers qui sont les portiers des différents quartiers et ils me disent lorsque je présente le laisser passer : je ne mange pas ça, Tu ne donnes pas la "Cale" tu ne passe pas.

Mme la Présidente, la cale c'est l'argent que tu payes et l'action de payer la "Cale" c'est ce qui s'appelle "se faire masser".

Ayant pris des engagements pour enseigner ces enfants je me fais donc allègrement masser chaque jour.

Mme le Président, je vous ai signifié que je suis arrivé à Dschang autour de 15h et j'ai été arrêté à 16h. Vous vous poserez certainement la question de savoir ce que j'ai fais entre 15h et 16h. Mme le Président j'ai marché. Oui Madame le Président, J'ai pris part à la Marche Blanche organisée à Dschang et qui a commencé juste à mon arrivée. Elle était pacifique, à mains nues, non violente et sans casse.

J'aurai pu rentrer directement chez moi après une semaine de séminaire et la fatigue due mais je me suis rappelé que des élections présidentielles se sont tenues dans mon pays le 7 octobre dernier.

Qu'en faveur de ces élections, les résultats avaient été proclamés par le Président du Conseil Constitutionnel et que Je m'étais livré à un petit exercice : celui d'additionner le pourcentage attribué à chaque candidat. Le total était 100,03% je n'ai pas le chiffre exacte mais de façon certaine, le total était supérieur à 100%.

Il se trouve Madame le Président qu'entre 2004 et 2006 j'ai effectué des études d'assurance au CPFA de l'IIA (Institut International des assurances) et que j'y ai manipulé les statistiques.

Il se trouve Mme le Président qu'entre 2003 et 2008 j'ai effectué des études de mathématiques pures à l'Université de Yaoundé 1 et j'y ai manipulé des outils statistiques et des outils d'aide à la décision,

Il se trouve Madame le Président qu'entre 2008 et 2010 j'ai été etudiant de la première promotion de l'école normale supérieure de Maroua. Mon thème de mémoire était modélisation et simulation des déterminants de la scolarisation du Cameroun : cas de l'extrême nord et qu'en faveur de ce mémoire, j'ai manipulé des outils statistiques,

Il se trouve enfin Madame le Président qu'entre 2012 et 2015, j'ai soutenu un diplôme d'ingénieur en Mines et Pétrole à l'Université de Dschang et mon thème de fin de formation était modélisation et simulation de la dispersion du fioul dans le sol : cas de la société garage marine située dans l'arrondissement de Dibombaré et j'ai manipulé les outils statistiques.

Je vous ferai fi de mes études en Master d'économie mathématiques où j'ai davantage manipulé les outils mathématiques.

Loin de me prendre pour un érudit des statistiques, je voudrais simplement vous signifier Mme le Président que jamais mais alors jamais dans toutes mes études, je n'ai rencontré une série statistique dans laquelle la somme totale des pourcentages est supérieure à 100%.

J'avais donc le choix Mme le Président d'accepter d'être toujours troublé par cette nouvelle conception des mathématiques enseignées au conseil constitutionnel et d'aller en classe enseigner à mes élèves dès la classe de quatrième (4e) de cesser de vérifier à la fin des calculs dans un exercice de statistiques que la somme des fréquences exprimées en pourcentage est égale à 100%, ou alors se situe autour de 99,99% mais jamais supérieur à 100%.

Le MRC pour cette marche réclamait entre autre le recomptage des voix et je me suis dis Oui je marche.

Ce recomptage pourrait définitivement me clarifier les idées et...(interrompu par Mme la Présidente du Tribunal)

Mme le Président : Monsieur Tchouafa, je pense que vous avez suffisamment expliqué, ça fait près de 30 minutes que vous parlez.

Jean Bonheur Tchouafa : Mme le Président je vous remercie de m'avoir écouté.

J'ai pu entendre les avocats dirent que vous jugez suivant la loi et suivant votre conscience. Qu'il en soit ainsi

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