Afrique: Croissance - La zone de libre-échange indispensable pour la stabilité économique du continent

Photo: Facebook/ FIADOfficiel
Première plénière du #FIAD2019

La sixième édition du Forum international Afrique développement (Fiad) s'est ouvert ce14 mars à Casablanca, au Maroc, où près de deux mille personnes dont des opérateurs économiques, investisseurs, décideurs publics et institutions internationaux y prennent part.

Consacré cette année aux questions liées à l'intégration économique et la croissance solidaire du continent africain, mais aussi à l'entrepreneuriat féminine, le rendez-vous annuel du donner et du recevoir entre Africains se veut une opportunité d'échange offerte dans le cadre du processus de développement du continent.

Avec comme pays à l'honneur la Sierra Leone représentée au plus au haut niveau par son président, Julius Maada Bio, le Fiad 2019 qui s'achève demain se tient sur le thème « Quand l'Est rencontre l'Ouest ». Une manière pour ces deux sous-régions de partager leurs expériences aux autres sous-régions, notamment celle d'Afrique centrale, mais également de renforcer et d'élargir leur coopération tous azimuts.

Il s'agit, en effet, pour le fonds d'investissement panafricain Al Mada et le Club Afrique développement du groupe Attijariwafa bank, initiateur dudit forum, de réfléchir aux solutions envisageables, à travers les acteurs économiques considérés comme les hommes de terrain, et tirer les leçons des autres pour une meilleure intégration régionale, gage d'une croissance et de développement global de l'Afrique.

Afin d'y parvenir, a indiqué le président sierra-léonais, l'Afrique dont les perspectives d'investissement sont très élevées et forte de ses potentialités en termes de ressources naturelles, doit avant tout relever les défis qui se dressent sur son chemin en vue de se tourner vers l'avenir. Selon lui, ces défis sont avant la promotion de la stabilité politique, la croissance et le développement.

«... Il nous faut œuvrer davantage, dans le cadre des échanges commerciaux, lever nos barrières, harmoniser nos politiques commerciales, résoudre le problème de la corruption qui gangrène nombreux de nos Etats, bien gérer les ressources naturelles pour attirer les investisseurs crédibles et identifier les secteurs porteurs pour mieux diversifier nos économies », a déclaré en substance le président Julius Maada Bio, à l'ouverture des travaux du forum.

Par ailleurs, devant la faible croissance que connaissent la plupart des pays africains, il a plaidé pour la disparition de ces inégalités afin que le développement soit inclusif dans le continent africain. Pour cela, a-t-il indiqué, l'Afrique doit tirer les leçons des autres continents en vue de fluidifier le commerce et les échanges pour une meilleure intégration dont les bases ont été jetées par l'accord récemment signé par quarante-six pays de l'Union africaine, à Addis-Abeba.

Doubler d'efforts pour renforcer le commerce intra-africain

C'est l'un des objectifs que vise le Fiad qui pense qu'il est temps, à l'heure de la mondialisation, de créer de nouvelles opportunités pour faire du continent un espoir de croissance mondiale et renverser la tendance de son niveau d'endettement estimé aujourd'hui à environ 53%.

« La combinaison d'opportunités et de menaces auxquelles fait face notre continent, souligne plus que jamais l'impératif des réformes structurelles et de l'approfondissement de l'intégration économique, afin de libérer davantage les énergies créatrices de richesses et de valeur », a précisé le président directeur général d'Attijariwafa bank, Mohamed El Kettani.

Il a ainsi invité les décideurs publics et acteurs économiques à investir dans le capital humain, dans la promotion de la femme africaine, dans le renforcement des infrastructures et dans la mise en œuvre de schémas de gouvernance crédibles. « Oeuvrons à la mise en place de projets concrets, porteurs d'une co-localisation bien pensée assurant création d'emplois et transfert d'expertise », a-t-il souligné.

Succédant tour à tour à la tribune, plusieurs autres personnalités invitées à cette édition ont ainsi réaffirmé la nécessité et l'importance, pour le continent africain, de développer la coopération et accélérer la mise en œuvre des zones de libre-échange comme éléments importants et indispensables pour la stabilité économique et politique de l'Afrique.

Parallèlement aux plénières, se tiennent le « Marché de l'investissement », « Les rencontres B to B » et la « Signature de conventions ». Le « Marché de l'investissement » a convié cette année la Sierra Leone, en invitée d'honneur, et sept autres pays africains, à savoir le Cameroun, la Côte d'Ivoire, l'Égypte, l'Éthiopie, le Kenya, le Mali et le Rwanda qui présentent leurs plans nationaux de développement ainsi que les opportunités d'investissement dans les secteurs-clés, à forte croissance, afin d'atteindre leurs objectifs de développement.

En effet, lancé pour la première fois en 2010 et s'inscrivant depuis 2015 dans une cadence annuelle, le Fiad s'est imposé comme la plate-forme de référence en faveur du dialogue, de la promotion des investissements et du commerce intra-africain.

D'édition en édition, ce forum a permis la concrétisation de nombreuses opportunités d'échanges et d'investissements entre opérateurs économiques du continent et ses partenaires. Depuis sa création, le Fiad a rassemblé plus de sept mille cinq cents opérateurs de trente-six pays et généré plus de dix-sept mille rendez-vous d'affaires.

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