14 Mars 2019

Burkina Faso: Opération «Otapuanu» - Voici le chef présumé des terroristes de l'Est

analyse

Cher Wambi, 8-Mars oblige, je n'ai pas pu t'expédier vendredi passé ma missive hebdomadaire mais tu as sans doute appris par d'autres canaux que nos Forces de défense et de sécurité ont engagé une importation opération dans l'Est et le Centre-Est dénommée « otapuanu », c'est-à-dire « foudre » en français. Un couvre-feu de 19h à 6h du matin a même été décrété dans le Gulmu du 7 mars au 20 avril 2019. Une véritable battue donc pour nettoyer la partie orientale de notre territoire de la vermine qui s'y est incrustée depuis de longs mois.

Manifestement, cette chasse à l'homme malfaisant est on ne peut plus fructueuse puisque selon des sources concordantes, de nombreux terroristes auraient été « désactivés », sans que je puisse te dire s'ils ont été capturés et gardés en lieu sûr pour les besoins des enquêtes ou s'ils ont été « neutralisés » comme on dit dans l'armée pour signifier « liquidés ». Parmi ces trophées de guerre, il y aurait même, cher cousin, une grosse prise, celui qu'on présente comme le chef de la katiba du Gulmu, alpagué alors qu'il tentait de passer la frontière togolaise. Il s'appellerait Diallo Oumarou, alias Diaw Oumarou (voir photo à la une de L'Observateur ), originaire de la commune de Matiacoali.

Cher Wambi, restons dans la lutte contre le terrorisme pour parler de ces fameux 146 renégats qui auraient été neutralisés début février à Kain-Ouro, à Bahn et à Bomboro selon l'état-major général des armées. Suite à cette annonce, le Mouvement burkinabè des droits de l'homme et des peuples a mené ce qu'il appelle une « mission d'établissement des faits » dans la région ainsi qu'à Ouagadougou dont le rapport a été présenté à la presse mercredi dernier. Et si l'on croit ce que disent Chrysogone Zougmoré et ses enquêteurs, qui reprennent mutatis mutandis les plaintes en son temps de parents de victimes, il se serait plutôt agi « d'exécutions sommaires et extrajudiciaires » de paisibles habitants cueillis dès potron-minet au saut du lit alors qu'ils n'auraient rien à se reprocher.

Il est vrai que les terroristes, avérés ou présumés, ont aussi des droits -même si eux, ils n'en reconnaissent aucun à leurs cibles innocentes- et si ce qui est dit est vrai, ce serait très grave car ce serait ni plus ni moins que des crimes de guerre. Et si ce n'est pas vrai, ce serait aussi gravissime parce qu'on aurait sali l'image de nos FDS qui payent déjà un lourd tribut à cette guerre asymétrique que les illuminés nous imposent depuis maintenant quatre ans. Je me suis donc laissé dire que, pour reprendre le titre d'une célèbre émission de France2, un « complément d'enquête » était nécessaire pour situer les responsabilités et prendre, le cas échéant, les mesures qui s'imposent.

Au regard de la gravité des accusations, le gouvernement s'est du reste fendu hier d'une déclaration (voir page 5) où il met en doute les méthodes d'investigation des accusateurs, informe l'opinion que des investigations sont en cours sur cette affaire tout en indiquant que quelque 700 prétendus djihadistes croupissent actuellement dans nos prisons de haute sécurité. Et qu'au demeurant, nos FDS respectent les droits de l'homme et le principe de la gradation de la force (contrôle-interpellation-arrestation-neutralisation) dans leur engagement. Affaire à suivre donc comme on dit, cher cousin.

Cher Wambi, conformément aux conclusions du forum national sur les rémunérations des fonctionnaires, le plafonnement du fonds commun est entré en vigueur à compter de janvier 2019. En conséquence, ce bonus ne devra, en aucun cas, dépasser 25% de la masse salariale du bénéficiaire. Naturellement, car c'est humain, c'est la grise mine du côté des agents du ministère des Finances qui émargent à ce fonds surtout quand on sait que cet accessoire dépassait deux à trois fois, et même davantage, le salaire annuel de certains bénéficiaires.

Mais le nœud gordien de ce plafonnement est la question du règlement des prêts adossés au fonds commun que des agents ont contractés dans le passé. Des prêts qui ont servi pour certains à scolariser des enfants, à marier des 2es voire des 3es épouses pour certains et à élever des murs pour d'autres encore si ce ne sont des fermes qui ont été acquises ou tout simplement des bolides rutilants. Mais à présent se pose la question de savoir comment garantir aux banques les traites quand le fonds commun est devenu subitement squelettique.

Cette question est devenue le cauchemar de nombre d'agents du ministère des Finances qui ont carrément perdu le sommeil. Il y a de quoi, cher cousin, car, ces derniers jours, Ouagadougou bruissait de rumeurs folles faisant état de ce que les banques allaient commencer à ponctionner sur les salaires pour assurer le remboursement des prêts.

Ce n'est sans doute pas par hasard que le ministre de la Communication, Rémis Dandjinou, au sortir du Conseil des ministres de mercredi dernier, a déclaré que les négociations sont en cours et que les banques ne vont bloquer aucun salaire pour rembourser les crédits. « En ce qui concerne le fonds commun, nous avons demandé dans un communiqué qu'il n'y ait aucune ponction quelle qu'elle soit sur les salaires pendant un semestre. Pour permettre à la discussion de se mettre en place », a déclaré le porte-parole du gouvernement qui a ajouté que cette décision est un engagement : « C'est un engagement qui a été pris par les acteurs. Le Premier ministre, Paul Kaba Thiéba, à l'époque, a écrit aux banques pour leur demander de nous donner ce délai de six mois pour finir les discussions et pour trouver le moyen d'apporter des solutions à ceux qui avaient adossé des crédits à leur fonds commun ». Un répit pour ceux qui ont perdu le sommeil !

Ces discussions sont essentielles pour permettre aux banques de rentrer dans leurs fonds sans pour autant clochardiser les gens car le fonds commun avait fini par ne plus être un appoint mais le principal pour ses bénéficiaires. Des tractations sont donc engagées entre l'Etat, les banques et les personnes concernées pour trouver la pilule la moins amère possible.

Mais cher Wambi, on se demande si les banques peuvent se prévaloir de leurs propres turpitudes en octroyant des crédits pharaoniques non indexés sur les salaires mais sur des bonus qui fluctuaient d'un trimestre à l'autre et qui pouvaient même disparaître. Certes, faire la banque, c'est prendre des risques au quotidien, mais dans ce cas, il faut assumer et boire, s'il le faut, le calice jusqu'à la lie.

Cher Wambi, l'audience du procès du putsch manqué de septembre 2015 suit son cours à la barre de la chambre de première instance du tribunal militaire de Ouagadougou délocalisée à la salle des Banquets de Ouaga 2000 depuis le 27 février 2018. Treize mois après le début du procès, l'heure est à l'audition des témoins. Et c'est dans ce cadre que le lundi 11 mars dernier, l'ancien chef de l'Etat, Jean-Baptiste Ouédraogo, a comparu pour faire sa déposition en tant que témoin privilégié ayant été associé à différentes médiations pour dénouer les nombreuses crises militaires qui ont jalonné le cours de la Transition.

On retient, certes, le caractère conciliant de la déposition du leader du CSP (Conseil du salut du peuple) qui a même demandé la clémence du tribunal pour les accusés qui n'ont fait qu'obéir à des ordres militaires, mais on ne peut oublier la révélation qu'il a faite sur l'existence d'un document complémentaire et confidentiel annexé à la Charte de la Transition. C'est ledit document qui aurait autorisé la participation des militaires dans les instances de la Transition.

Selon Jean-Baptiste Ouédraogo, lorsque la question de cette présence du treillis dans la Transition a été débattue lors d'une crise, le colonel Auguste Barry a brandi cet accord complémentaire.

Ce qui est troublant, cher cousin, c'est que l'ancien président dit avoir interrogé les signataires de la Charte qui ont tous nié avoir signé le fameux accord complémentaire. Autant dire qu'il s'agit d'un document occulte qui visait à satisfaire des ambitions individuelles pour ne pas dire plus. Après qu'il a partagé le document avec un membre du Cadre de concertation des sages et avec deux autres personnalités de la Transition, de commun accord avec ces personnes, décision a été prise, pour ne pas jeter de l'huile sur le feu de la Transition, de taire l'existence de ce vrai faux accord complémentaire.

Mais au juste qu'y a-t-il dedans ? Cher cousin, j'ai pu en obtenir une copie dont je te propose un large extrait ci-dessous.

« Accord complémentaire à la Charte de la Transition.

Préambule.

Nous signataires du présent accord

Considérant le caractère populaire de l'insurrection des 30 et 31 octobre 2014 ayant conduit à la démission du président Blaise Compaoré ;

Considérant le lourd tribut payé par les filles et les fils du Burkina Faso ;

Considérant le combat pour la reprise du pouvoir par le Peuple ;

Considérant la contribution et le comportement patriotique et républicain des forces de défense et de sécurité qui ont assuré la continuité du pouvoir d'Etat ;

Considérant la nécessité d'une transition politique, démocratique, civile, apaisée et inclusive ;

Considérant la nécessité du retrait des membres des forces de défense et de sécurité de la gestion des affaires politiques à la fin de la transition ; approuvons ce qui suit :

Article 1 : La désignation du Premier ministre

Le gouvernement de transition est dirigé par un Premier ministre nommé par le président de la Transition, sur proposition des forces de défense et de sécurité, et en concertation avec les forces vives.

La personnalité civile ou militaire proposée par les forces de défense et de sécurité est nommée Premier ministre.

Il forme son gouvernement, en concertation avec les différentes composantes des forces vives de la Nation.

Le gouvernement est mis en place par le décret du président de la Transition.

Un secrétaire général du gouvernement est nommé dans les mêmes conditions ».

Les deux autres articles du document portent sur le nombre de départements ministériels (25) et la répartition des postes ministériels en prenant en compte les différentes composantes des forces vives de la Nation.

On remarquera, cher Wambi, que le document n'est pas dûment daté et ne comporte que les signatures sans les noms des signataires.

C'est pourquoi, cher cousin, je te scanne cette dernière partie afin que les uns et les autres puissent reconnaître leurs signatures ou les dénoncer.

Cher Wambi, le MPP/Yatenga retrouvera-t-il son unité d'antan après le décès, en août 2017, de son leader incontesté, Salif Diallo ? En tout cas le premier renouvellement des structures du parti après la disparition de « Gorba » tourne depuis dix mois en une véritable bataille rangée au Yatenga et même dans la région du Nord. Et c'est parfois les cadres nationaux, et non des moindres, qui trinquent dans cette crise à l'issue incertaine. C'est le cas du président par intérim du MPP, Simon Compaoré himeslf, qui a essuyé la défiance d'un groupe de militants ce mercredi 13 mars.

En effet, ce jour-là, au siège du parti à Ouahigouya, la liste des membres du bureau de la section Yatenga, dont il était porteur, a été purement, simplement et bruyamment rejetée par une partie de l'assistance. Au grand dam du patron par intérim du parti qui avait pourtant averti que la composition du bureau ne saurait souffrir de débats.

Conspué, il sera plus tard empêché d'aller s'incliner sur la tombe de Salif Diallo et a renoncé à se rendre au domicile de la mère du défunt où l'attendaient encore des frondeurs.

Cher cousin, selon une source locale, un membre de la délégation venue de Ouaga, et pas n'importe lequel, aurait, par un double jeu, livré Simon Compaoré en instrumentalisant des militants et surtout en leur communiquant les lieux où ce dernier se rendrait après la rencontre au siège. Ce qui expliquerait la présence de ce comité d'accueil inattendu aux domiciles de Salif Diallo et de celui de sa mère.

Cher Wambi, je reste sur la scène politique du Yatenga, connue pour sa grande effervescence, pour dire qu'il n'y a pas que le MPP qui se trouve en mauvaise passe à quelque dix-sept mois de la prochaine présidentielle. L'atmosphère au sein de la section locale du CDP n'est guère meilleure.

En effet, l'annonce de la candidature de Kadré Désiré Ouédraogo à l'élection présidentielle de 2020 divise l'ancien parti majoritaire. KDO, comme on l'appelle, qui voudrait être un candidat au-dessus des partis, a cependant des partisans et non des moindres au CDP.

Ces derniers ne sont pas vus d'un bon œil par les supporters d'Eddie Komboïgo qui manœuvreraient à les écarter de la direction des structures du parti d'où de grands clivages qui menacent la cohésion du parti à l'heure du renouvellement des structures à la base.

L'exemple le plus illustratif de cette guéguerre, c'est la situation que vit la section provinciale du Yatenga (Ouahigouya).

Cher cousin, laisse-moi te dire que j'ai vu circuler deux correspondances adressées au président du CDP, Eddie Komboïgo.

Dans le premier document, des responsables et des militants de la section provinciale du Yatenga désavouent leur secrétaire général, Barou Ouédraogo, accusé de sectarisme et en appellent à sa démission.

Dans le second, Boureima Badini, qui a été le challenger d'Eddie Komboïgo pour la présidence du parti, par ailleurs membre du bureau politique national et du Haut conseil, se démarque de la manière jugée « divisionniste » qui a prévalu dans le renouvellement du bureau de la section provinciale du Yatenga au point de demander à la direction du CDP de ne pas le valider.

Jusqu'où ira cette guerre des tendances ? Difficile de le savoir surtout que les ambitions politiques des uns et des autres semblent inconciliables avec en point de mire les échéances électorales de 2020.

Cher Wambi, en ce début de canicule, la Faucheuse n'est vraiment pas tendre avec la génération des années 40. C'est ainsi que dès le 7 mars dernier, on a déploré le rappel à Dieu brutal de Mme Ouédraogo Johanna née Rouamba dans sa 79e année puisqu'elle a vu le jour le 23 mai 1940 à Tampouy. Emblématique directrice de la Caisse nationale de Sécurité sociale (CNSS) dans les années 80, on se rappelle qu'à l'avènement de la révolution, elle sera vilipendée pour des raisons idéologiques, traînée en janvier 1985 devant le TPR, condamnée et dépouillée de tous ses biens. Fort heureusement, elle sera réhabilitée par un arrêt de la Cour suprême en janvier 1997 et rétablie dans son honneur. Ses obsèques ont eu lieu lundi dernier à la paroisse Notre-Dame de Kolog-Naaba devant un prestigieux parterre de prélats, dont le cardinal Philippe Ouédraogo, de religieux et religieuses et d'une foule de parents, amis et connaissances, qui en dit long sur la vie de femme au grand cœur qu'elle a eu.

Dans la nuit du lundi 11 au mardi 12 mars 2019, cher cousin, vint le cas de Bila Boubacar Zanga (né entre 1942 et 1943), ancien secrétaire général du ministère du Commerce et des Mines sous le régime du CMRPN puis directeur général du Comptoir burkinabè des métaux précieux. Dans sa retraite, il rejoindra une société minière, en l'occurrence celle de Younga. Il a été inhumé hier après-midi au cimetière de Gounghin.

Le mercredi matin, cher Wambi, nous avons eu à déplorer le départ d'un troisième, plus vieux il est vrai, puisqu'il est né en 1936, mais il est resté transgénérationnel dans l'esprit. Je veux parler du docteur vétérinaire Roger Moussa Tall qui vient de publier, comme tu le sais, le tome I de ses mémoires sous le titre : « Docteur Roger Moussa Tall, une merveilleuse aventure ». Rappelons qu'il fut, en son temps, secrétaire général du SYNTSHA et secrétaire exécutif du Conseil économique du Bétail et de la Viande. L'inhumation aura lieu ce samedi au cimetière de Gounghin après une veillée de lecture du Coran ce vendredi (Cf. page 23).

Enfin, je t'annonce le retour aux ancêtres, le même mercredi 13, de l'épouse du Naaba Karfo de Ouidi en la personne d'Irène Mijor qui a été portée en terre hier après-midi.

Qu'ils reposent tous en paix.

A présent, cher Wambi, je t'invite à feuilleter avec moi le carnet secret de Tipoko l'Intrigante.

- Les forces de défense et de sécurité dans le Centre-Nord ont enregistré leur 1re victime des attaques terroristes auxquelles le Burkina Faso est confronté depuis janvier 2015. En effet, dans la soirée du mercredi 13 mars 2019, peu après 19 h, des individus armés non encore identifiés ont fait parler d'eux dans la ville de Tougouri située à environ 70 km de Kaya, la capitale régionale. Selon les indiscrétions, les assaillants, lourdement armés, sont arrivés juchés sur des motos grosses cylindrées et ont encerclé le bâtiment non clôturé de la brigade de gendarmerie situé à proximité du commissariat de police de la commune. C'était le sauve-qui-peut dans la ville. Le bilan de cette attaque terroriste à Tougouri fait état d'un gendarme tué et des locaux de la gendarmerie saccagés. Le corps sans vie du jeune pandore du nom de Zézouma Millogo a été transféré dans la nuit du mercredi à jeudi dans une morgue à Kaya. De sources concordantes, l'inhumation aura lieu à Kaya.

- L'Organisation mondiale des douanes (OMD) a organisé au Centre régional de formation de Ouagadougou un atelier régional d'accréditation de conseillers techniques et opérationnels francophones, spécialisés en Dossier Recettes. C'était du 4 au 8 mars 2019.

Il y avait douze (12) candidats en provenance du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d'Ivoire, du Gabon, de l'Ile Maurice, du Sénégal et du Togo.

La particularité de cette nouvelle accréditation tient au fait que les candidats étaient déjà des accrédités soit en origine, en valeur, en classement tarifaire, en procédure et modernisation douanière ou en contrôle après dédouanement.

Le Burkina Faso présentait deux (02) candidats :

1. Kassoum Traoré, Inspecteur divisionnaire des Douanes, accrédité déjà en Système Harmonisé (SH) ;

2. Adama Ilboudo, Inspecteur divisionnaire des Douanes, accrédité déjà en Programme Mercator (Facilitation des échanges AFE).

Les évaluations ont porté sur l'expertise technique, les qualités de communication, la connaissance des matériels pédagogiques de l'OMD et la capacité à représenter l'OMD lors des missions d'assistance technique.

A l'issue de l'atelier, les deux (02) candidats burkinabè sont passés haut la main et ont reçu l'accréditation de l'OMD qui fait d'eux des conseillers techniques et opérationnels francophones, spécialisés en Dossier Recettes.

L'expertise nationale vient donc encore de s'étoffer avec cette double accréditation et permet à notre pays de rayonner davantage au sein de l'OMD.

Désormais, ils sont habilités à effectuer des missions d'assistance technique auprès des directeurs généraux des Douanes de l'espace francophone de l'OMD dans le sens de l'optimisation des recouvrements.

Ainsi, ils pourront conseiller les directeurs généraux des Douanes en matière de réforme et de modernisation de leur administration.

- Officiellement créée le 1er mars 1919, la Haute-Volta, aujourd'hui le Burkina Faso, célèbre le centenaire de son existence sous le thème : « De la création de la Haute-Volta à la construction d'un Etat-nation burkinabè : leçons et défis ». Les activités mémorielles, qui vont se dérouler sur toute l'année dans les treize régions du pays, ont débuté par un colloque tenu du 9 au 12 mars dernier. Au cours de cette célébration, universitaires, hommes de culture, témoins privilégiés de grands faits marquants de l'évolution sociopolitique de notre pays tenteront de réconcilier le peuple burkinabè avec son histoire. Est de ceux-là Domba Jean Marc Palm, directeur de recherche en Histoire politique à la retraite. Connu pour sa publication de nombreux articles scientifiques, il vient de mettre sur le marché du livre un nouvel ouvrage : « Centenaire de la création du territoire de la Haute-Volta : quels legs à la jeunesse ?». Tout en revisitant le passé, cet opuscule pose les défis actuels et futurs de notre nation.

- Une plainte pour détournement de biens vise les magistrats Seidou Ouédraogo (actuel président de la chambre de première instance du tribunal militaire), Moriba Traoré, Christine Kompaoré et les auxiliaires de justice Olivier Somé (avocat/ancien greffier en chef) et Oumarou Sawadogo (huissier de justice) tandis que Franck Alain Kaboré est, lui, poursuivi pour recel aggravé. Au cœur de l'affaire, une saisie-vente d'un immeuble dont le propriétaire, Mamadou Lallou, dit Georges, soutient avoir été floué dans ses droits car l'opération se serait passée au mépris de la loi en la matière.

Aujourd'hui, le plaignant se dit ulcéré quant à la manière dont son dossier est traité par la justice. Il crie à l'abus de pouvoir convaincu que le magistrat ne veut pas se référer à la loi pour retenir et juger son dossier. Il en veut pour preuve le fait que du 16 août 2018, date de la première audience, au 1er mars 2019 date de la 6e audience, aucun des prévenus, bien qu'ayant tous été régulièrement cités, ne s'est présenté devant la chambre correctionnelle de Ouagadougou.

La nécessité du débat contradictoire a toujours été le motif des multiples reports afin que les prévenus puissent être présents. Mamadou Lallou est persuadé qu'il y a une volonté de faire traîner les choses au maximum pour le contraindre à reculer. Une chose qu'il n'entend pas faire, car, déclare-t-il, j'ai construit « mon immeuble à la sueur de mon front ». C'est pourquoi il tient à prévenir que « tant qu'il n'y a pas restitution des biens, puis les dédommagements de tous les préjudices subis, l'affaire ne s'arrêtera jamais. La lutte se poursuivra, car une affaire comme celle-ci ne peut être étouffée ». Il espère que les juges auront le souci de respecter leur serment en se référant à la loi et en disant le droit, rien que le droit depuis plus de huit ans que cette affaire dure. Malgré tout, Mamadou Lallou se dit ouvert à la négociation pour que les uns et les autres puissent sauver la face, car lui ne gagne rien à faire placer quelqu'un en prison. Il demande juste la restitution de ses biens et son dédommagement de tous les préjudices subis.

- Voici un décret qui ne va pas plaire aux élèves paresseux qui ne veulent rien foutre à l'école. Il s'agit du décret n°2019-0157 portant modalités d'évaluation et de contrôle des apprentissages scolaires. En effet, l'article 34 du décret précise : « L'admission en classe supérieure dans tous les ordres d'enseignement est subordonnée à l'obtention d'une moyenne générale annuelle au moins égale à 5/10 au primaire, à 10/20 au postprimaire et au secondaire. Toutefois, il est possible de faire un rachat dont les modalités sont précisées par un arrêté du ministre de l'Education ».

L'article 37 dit que « au postprimaire et au secondaire, le redoublement est obligatoire pour toute moyenne générale annuelle supérieure ou égale à 7/20 et strictement inférieure à 10/20 ».

Une chose est sûre, ce décret vient réparer une anomalie. En effet, le système scolaire voulait qu'un élève qui n'a jamais eu la moyenne au primaire, passe de classe supérieure en classe supérieure et une fois au CM2, on exige qu'il ait la moyenne à l'examen du CEP pour être déclaré admis.

Ce décret qui circule sur Internet a été signé le 22 février 2019. Mais il y a un problème. Il porte les signatures de Roch Kaboré, du ministre Stanislas Ouaro et de... Paul Kaba Thiéba. A la date de signature, ce dernier n'était plus Premier ministre. Dans ces conditions, les juristes sont interpellés pour nous situer sur la validité d'un tel document.

-Demain samedi 16 mars, la radio Salankoloto organise sa cérémonie de couronnement de son « homme de l'année 2018 » qui est le Larlé Naaba Tigré ». L'événement se tiendra au palais du récipiendaire à Larlé à partir de 10h.

Tipoko l'Intrigante n'apprend rien d'elle-même, elle n'invente jamais rien. Tipoko l'Intrigante est un non-être. Elle n'est ni bonne en elle-même, ni mauvaise en elle-même. Elle fonctionne par intuition, car "l'intuition c'est la faculté qu'a une femme d'être sûre d'une chose sans en avoir la certitude..."

Ainsi va la vie.

Au revoir.

Ton cousin

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