Burkina Faso: La Commission constitutionnelle à Kosyam - L'avènement de la Ve République par voie référendaire se précise

Le chef de l'Etat, Roch Marc Christian Kaboré, a reçu en audience le jeudi 14 mars 2019 au palais de Kosyam les membres du bureau de la Commission constitutionnelle. Conduits par Me Halidou Ouédraogo, ils sont allés échanger avec le président du Faso sur le projet de Constitution consacrant le passage à la Ve République.

En rappel, l'idée du changement de République après la chute du régime Compaoré avait été émise et arrêtée dans la « Charte de la transition », avec l'engagement des partis politiques, de la société civile et des forces de défense et de sécurité. La Commission constitutionnelle mise en place à cet effet a travaillé depuis lors, et courant juillet 2017, elle a remis au chef de l'Etat le rapport d'avant-projet de Constitution. Il lui a également été transmis un rapport de travail d'une session extraordinaire organisée tout dernièrement. Pour le président de la Commission, Me Halidou Ouédraogo, il est tout à fait normal de se rendre régulièrement à Kosyam pour s'enquérir de l'évolution du processus enclenché. A l'en croire, le chef de l'Etat, Roch Marc Christian Kaboré, a assuré que « la Constitution sera adoptée par voie référendaire ». En effet, promesse est faite par le locataire de Kosyam de respecter cela en tenant compte de ses propres engagements vis-à-vis de la nation burkinabè, a poursuivi Me Ouédraogo.

De l'entrevue avec le président du Faso, a indiqué le premier responsable de la Commission constitutionnelle, on peut retenir que toute décision doit être précédée de discussions et d'échanges. Le chef de l'Etat, a-t-il affirmé, a assuré qu'il était en train de procéder à cet exercice et qu'en temps opportun, la réponse viendrait et serait portée à la connaissance de la population burkinabè.

Quand donc doit-on s'attendre concrètement à la consultation des citoyens sur la question du passage à une Ve République ? La réponse de Me Ouédraogo est sans ambages à ce propos : « La date du référendum importe peu, pourvu qu'il se tienne dans les normes, dans le cadre de nos lois constitutionnelles et qu'il ne remette pas en cause un aspect ou un autre. »

Ne ratez pas ce que tout le monde regarde

A La Une: Burkina Faso

Plus de: L'Observateur Paalga

à lire

AllAfrica publie environ 700 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.