Tunisie: L'Espérance passe la vitesse supérieure

15 Mars 2019

Eh bien cela a bel et bien été vérifié avant-hier à Radès à l'occasion du grand «classico» qui a réuni le leader «sang et or» et son dauphin sfaxien dans le cadre de la quatrième journée retour de la Ligue 1.

Ce grand rendez-vous a été une belle explication au vrai sens du terme entre les deux meilleures équipes tunisiennes qui ont tout tenté pour avoir le dernier mot dans un match «à six points».

Et du coup, on a eu droit à un jeu ouvert qui a laissé libre cours à l'attaque des deux protagonistes de s'exprimer avec beaucoup d'éloquence et d'audace.

Et quoique les trois précieux points de la victoire soient revenus à l'Espérance en fin de compte, le CSS n'a nullement démérité grâce à la qualité supérieure de son jeu et à sa force de caractère.

Pour preuve, sa nette domination imposée en deuxième période devant les trente mille supporters «sang et or» présents.

Une deuxième mi-temps qu'il a gagnée 1-0 tout en se permettant le luxe de rater un penalty botté par Nassim Henid à la 67' et arrêté magistralement par le «deuxième» gardien Moez Ben Chrifia qui a relevé Rami Jéridi, blessé à la 57'.

La palme à Ben Chrifia

En effet, c'est Moez Ben Chrifia, grâce à sa bluffante double parade sur ce penalty, qui a privé le CSS d'égaliser après l'avance réalisée d'un coup de maître par l'Espérance en première mi-temps après deux buts marqués par Yassine Khéniss (29') et Saâd Bguir (37').

A vrai dire, ce match fut truffé de rebondissements et de tournants. C'est qu'en plus du fait que son issue finale va influer directement sur le sort de la course au titre, son déroulement était plein de suspense et d'indécision jusqu'au coup de sifflet final du médiocre arbitre égyptien Jihed Jaricha.

Et en plus du fait que chacune des deux équipes a dominé pendant une mi-temps, le fait saillant reste sans l'ombre d'un doute le coup de brio de Moez Ben Chrifia et sur le penalty et sur un tir puissant décoché par Mohamed Ali Moncer en fin de partie.

Finalement, Moez Ben Chrifia, qui n'attendait qu'un tel événement pour dire qu'il reste l'un des meilleurs gardiens en Tunisie, a bien saisi sa chance en offrant la victoire à son équipe qui s'est laissé presser comme un citron par un impressionnant CSS en deuxième mi-temps.

Le métier opposé au mordant

C'est donc Moez Ben Chrifia qui a permis à l'Espérance de rendre la monnaie de sa pièce au CSS qui l'a battue à l'aller à Sfax (0-2) et qui a empêché les Sfaxiens de continuer à se coller aux trousses du leader.

Et encore une fois, le champion d'Afrique en titre (et champion national sortant) a imposé sa loi au CSS grâce au métier et au savoir-faire acquis après ses nombreuses expériences vécues au top niveau.

Seulement le CSS de Rud Kroll a de quoi pavoiser car la qualité de son jeu, notamment au milieu de terrain animé essentiellement par le trio Jelassi, Sokari, Gharbi (puis Moncer), est de bonne facture.

Au niveau de la construction de jeu et de la transition, le rendement du CSS était une leçon à apprendre. En contrepartie, l'Espérance a su comment gérer son avance. Laquelle avance aurait pu être plus nette si Anice Badri (malade) avait pris part à ce match qui sera sûrement le premier grand tournant du championnat de cette saison.

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