15 Mars 2019

Sénégal: En prélude à la journée du consommateur, Ascosen fait un plaidoyer pour la protection de la qualité des produits

interview

Ce vendredi 15 mars sera célébré la journée du consommateur. En prélude de l'événement, le président de l'association des consommateurs du Sénégal, Momar Ndao a fait le plaidoyer à l'endroit de l'Etat pour la protection de la qualité des produits et l'homologation des prix pour certains notamment le ciment. Toutefois, il tire la sonnette d'alarme pour le suivi de certains acquis en faisant allusion à la baisse du loyer que le consommateur est en train de perdre, avec le retour de prix exorbitant.

Le Sénégal célèbre ce vendredi la journée du consommateur, quelle est la situation ?

Le Sénégal fait partie des pays où les droits des consommateurs sont les mieux défendus en Afrique. C'est vrai qu'au niveau de notre association, on n'est pas très content, encore qu'il y a beaucoup de choses, qu'il faut améliorer. Si vous regardez la baisse du prix du loyer, il y a des problèmes de suivi parce que le ministère qui, en a la charge de la mise en œuvre et qui est désigné par tous les textes, c'est le ministère de l'économie et des finances. Ce dernier ne s'est jamais prononcé là dessus ainsi que la direction des impôts et domaines. Dans cette situation, un problème de mise en œuvre se pose. Ce qui fait, malgré ce grand effort qui avait été fait par le Chef de l'Etat, il y a encore des ajustements à faire. Si vous regardez aujourd'hui le consommateur sénégalais, il est un des consommateurs qui a le plus d'initiatives de réclamations. Avant, quand on perdait quelqu'un dans un hôpital, les gens disaient que c'est la volonté de Dieu, aujourd'hui, ils se demandent quelle est la responsabilité de l'hôpital, du médecin ? Est-ce qu'il a été pris en charge normalement ? Ces exigences sont aujourd'hui neutralisées dans certaines domaines, car si nous regardons le rapport entre les boutiquiers et les ménagers, les boutiquiers ne respectent aucune des prescriptions sur les prix administrés par l'Etat, ni les règles de conservations des produits alimentaires et les ménagères le savent mais ne vont pas dénoncer le boutiquiers pour des intérêts car en l'absence du chef de famille, c'est le boutiquier qui dépanne.

Quelles solutions, préconisez-vous alors ?

Nous demandons à l'Etat de prendre des dispositions fondamentales comme la mise en place du haut conseil de la consommation qui va permettre de mieux «capaciter» les consommateurs, de mieux gérer ces manquements qui sont aujourd'hui notés dans les relations entre les consommateurs et les usagers et en même temps d'avoir une approche de sécurité des produits pour mieux protéger la santé des populations.

Nous voulons toujours que l'on améliore les choses, qu'on aille davantage sur la protection de la qualité des produits et que certains produits de première nécessité soient dans le régime de l'homologation notamment le ciment ainsi que tous les autres qui sont dans une situation de liberté et qui se font au préjudice des consommateurs.

Quels sont les moyens dont vous disposez pour faire face aux exigences des consommateurs ?

Les premiers moyens sont des moyens d'influence avec les autorités qui prennent les décisions. Les approches ne sont plus conflictuelles mais de suggestions qui permettent d'avoir des résultats. Depuis 2012, on a eu que des baisses et la somme des baisses qui a été réalisée sur les produits tels que le carburant, l'électricité, le loyer, ces économies d'environ un peu plus de 1 million pour un ménage qui a un véhicule qui habite Dakar et qui paie la location demeurent les résultats de notre lutte.

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