16 Mars 2019

Congo-Kinshasa: Grâce présidentielle - Franck Diongo savoure enfin la liberté

Le leader du Mouvement Lumumba progressiste (MLP) est sorti du Centre pénitentiaire et de rééducation de Kinshasa, ex- prison centrale de Makala, le 16 mars, sous une effervescence particulière.

Des centaines des militants et sympathisants du MLP ont, tôt le matin, investi les abords de la prison, dansant et chantant à l'honneur de leur président dont la libération, prévue initialement le 14 mars, avait été décalée de deux jours suite à un détail administratif, à savoir le transfert de son dossier au ministère de la Justice.

Après épuisement de cette procédure, Franck Diongo, à l'instar d'autres prisonniers ayant bénéficié de la grâce présidentielle, n'avait plus des raisons d'être maintenu dans les geôles. Ainsi, il a été libéré sous les vivats de ses partisans.

Immédiatement, l'ex- prisonnier qui arborait une tenue spéciale aux couleurs nationales, a pris place à bord d'un véhicule, le corps émergeant du décapotable, saluant au passage les militants en délire.

Le cortège improvisé a vite pris la direction du siège du MLP, sur l'avenue de l'enseignement, où Franck Diongo a pu communier avec les siens avant de mettre le cap sur Limete, au quartier général de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS).

Une manière pour l'opposant de remercier le chef de l'Etat, via la direction de son parti, pour le geste salutaire posé à son endroit.

Le leader du MLP n'a hélas pas pu s'exprimer, comme souhaité, devant les combattants de l'UDPS dont un groupe lui était visiblement hostile.

Certains militants du parti de Félix Tshisekedi lui ont, en effet, reproché son appartenance à Lamuka, la coalition concurrente au Cap pour le changement dont fait partie l'UDPS.

Qu'à cela ne tienne. Un incident que les partisans de Franck Diongo ont du reste minimisé, obnubilés par la libération de leur leader qu'ils estiment avoir été injustement arrêté.

Rappelons que l'opposant avait été condamné, le 28 décembre 2016, en procédure de flagrance pour « séquestration de trois militaires de la Garde républicaine ».

  1. La Cour de cassation avait confirmé, en septembre 2018, sa condamnation à cinq ans de prison ferme. Des accusations que lui et ses proches ont toujours rejetées.

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