Congo-Brazzaville: Autosuffisance alimentaire - Les sénatrices édifiées aux techniques de culture du manioc

A l'occasion du mois de la femme, celles évoluant à la chambre haute du parlement ont organisé, le 16 mars à Brazzaville, une causerie-débat au cours de laquelle elles ont appris quelques techniques nouvelles de production du manioc, le premier aliment de base au Congo.

La conférence-débat a été animée par Romaine Françoise Otabo, une ingénieure agronome en service à l'Institut de recherche agricole. Elle a porté sur « L'implication de la femme congolaise dans la lutte pour l'autosuffisance alimentaire des produits de base », un sous-thème qui a été choisi cette année au niveau national pour célébrer la Journée internationale des droits des femmes.

L'ingénieure agronome a axé son exposé essentiellement sur les techniques de production du manioc, cette denrée alimentaire de base prisée par la majorité des Congolais. Dans les détails, Romaine Françoise Otabo a montré aux femmes du Sénat que la culture de ce produit obéit à un processus technique bien précis.

Ce processus, a-t-elle précisé, commence par la mise en place d'un parc à bois, une pépinière qui permet, un mois après, d'identifier des plants sains à repiquer dans le champ. Le but étant d'éviter la mosaïque, cette maladie qui détruit souvent les plantations.

La conférencière a ajouté également qu'on peut aussi se servir ou utiliser des boutures récoltées directement des champs, à condition de se rassurer avant tout de ce qu'elles ne sont pas attaquées par la mosaïque.

Six mois plus tard, leur a-t-elle dit, ces boutures peuvent être transplantées dans des champs. Celles-ci doivent être coupées sur une longueur de deux à trois nœuds et semées à une période propice afin de leur garantir une bonne croissance rapide.

L'ingénieure agronome a fait aussi savoir à ces femmes qu'il existe plusieurs variétés de maniocs. Certaines d'entre elles mûrissent à six mois et d'autres le sont jusqu'à une année. A partir de certaines variétés, selon l'agronome, il est possible de produire plusieurs dérivés du manioc, hormis la farine appelée " foufou" ou le chikouang.

Ayant appris ces nouvelles techniques, les sénatrices ont pris l'engagement de vulgariser ces notions partout afin que les femmes produisent davantage et contribuent efficacement à l'autosuffisance alimentaire.

« Cette conférence-débat sur la culture du manioc nous a beaucoup édifiées. Nous prenons aujourd'hui l'engagement de vulgariser ces nouvelles techniques auprès d'autres femmes afin de les encourager à beaucoup produire en vue de renflouer les marchés », s'est réjouie Régina, une jeune fonctionnaire du Sénat.

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