Centrafrique: A Addis Abeba, la réunion sur la paix en RCA pas comme souhaitée

Mahamat Al Khatim, commandant du Mouvement Patriotique pour la Centrafrique (MPC), lors de la cérémonie de signature de l’accord de paix à Bangui le 6 février 2019. De 2015 à 2018, les combattants du MPC ont commis des abus qui pourraient constituer des crimes de guerre.

Certains acteurs centrafricains dont le KNK n'ont pas été invités à la réunion de suivi de l'accord de paix de Khartoum ouverte ce lundi à Addis Abeba. L'Union africaine rencontre le gouvernement et des groupes armés.

Rien n'avait encore filtré ce lundi (18.03.) de la première journée des discussions à Addis Abeba pour sauver l'accord de paix de Khartoum. L'accord avait été signé le 6 février entre le gouvernement et les groupes armés qui occupent une large partie du territoire.

La formation d'un nouveau gouvernement, où les groupes armés mais aussi des partis politiques se sentent sous représentés, a jeté le doute sur l'application de l'accord piloté par l'Union africaine. C'est donc cette organisation qui a décidé de rassembler des représentants du gouvernement et ceux des groupes armés. Le hic, c'est que les partis politiques à l'instar du Kwa Na Kwa de l'ex-président François Bozizé ne sont pas invités à Addis Abeba.

Le KNK et d'autres formations politiques ont pourtant publié une déclaration commune manifestant leur volonté de prendre part à ces discussions de trois jours. Selon Christian Guenebem, porte-parole du parti, ce n'est pas par faute d'être disponible que le parti est absent à Addis Abeba.

L'homme politique regrette que le Kwa Na Kwa se soit juste vu accorder à Khartoum, "un statut d'observateur" qui lui enlève le droit de prendre la parole dans le processus. "Aujourd'hui, nous ne sommes pas conviés", déplore-t-il.

Réunion de tous les espoirs

"Nous pensons qu'une réunion comme celle d'Addis Abeba et qui est une réunion d'évaluation de la mise en oeuvre, devrait pouvoir permettre à ce que les corrections nécessaires soient apportées afin que le nouvel Exécutif puisse s'atteler rapidement aux tâches urgentes qui sont les siennes", souhaite Christian Guenebem.

La République centrafricaine sera bientôt dotée d'ici à 2021 d'un centre pour le dialogue interreligieux. Trois leaders religieux centrafricains représentants les musulmans, les évangélistes et les catholiques étaient invités à Berlin la semaine dernière et ils en ont profité pour plaider en faveur de la construction de ce centre à Bangui, soutenue par l'ONG allemande House Of One.

Un concours d'architecture aura lieu en 2020 pour retenir un plan de construction de l'édifice.

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