18 Mars 2019

Congo-Kinshasa: Cyprien N'goma - « Si je dois réintégrer la sélection, cela se fera naturellement»

interview

Le jeune international congolais de moins de 23 ans a évolué avec les Léopards de moins de 17 ans, en 2015. Fils de l'entraîneur Otis N'goma et formé à Lille, en France, il est actuellement pensionnaire de l'équipe universitaire de Barton, aux Etats-Unis d'Amérique, où il fait aussi les études de management sportif. Il parle de sa carrière et son évolution dans cette interview exclusive accordée au Courrier de Kinshasa.

Vous faites partie des binationaux, des jeunes joueurs congolais évoluant en Europe. Parlez-nous brièvement de votre parcours professionnel.

Je suis Cyprien N'goma, né le 29 octobre 1997 à Valenciennes, en France. J'ai 21 ans et je joue actuellement aux Etats-Unis, après avoir fréquenté Lille OSC jusqu'à mes 18 ans. Je joue au milieu de terrain aussi bien récupérateur que relayeur. Je suis habitué en 6 devant la défense, mais je m'adapte à tout type de système, peu m'importe.

Vous évoluez actuellement au championnat universitaire aux Etats-Unis d'Amérique (NCAA). Voudriez-vous nous parler de cette expérience ?

Après mon passage au Lille OSC et grâce à la Fédération française de football qui est en contact avec les différents championnats américains, MLS et NCAA, j'ai décidé de partir de l'autre côté de l'Atlantique afin de poursuivre mon parcours aussi bien sportif que scolaire car, mis à part le foot, j'ai la chance de pouvoir suivre un bachelor en management/marketing sportif.

Quelle est la différence entre le football aux Etats-Unis et en France où vous avez fourbi vos armes ?

En prenant du recul après deux années là-bas, je peux dire déjà que c'est un football en plein développement au regard des fantastiques infrastructures que possèdent les Américains qui m'ont personnellement impressionnées, dignes des plus grands clubs européens. Au niveau universitaire (l'antichambre du monde professionnel aux Etats-Unis), les matchs se jouent parfois devant vingt-cinq mille personnes. En MLS (Major League soccer), cela peut aller jusqu'à soixante-quinze mille. Sur le plan du jeu, c'est aussi en forte progression grâce à la venue de nombreux internationaux, mais aussi au fait que les Américains s'investissent de plus en plus dans le football qui, à la base, n'est pas un sport à part entière aux Etats-Unis, mais qui le devient à vive allure. C'est un football un peu moins recherché tactiquement qu'en France, mais avec une base légèrement plus physique, qui progresse techniquement grâce à la venue de nombreux joueurs de qualité.

Vous avez pris part au tournoi de la Cosafa avec les Léopards U20, en 2016, en Afrique du Sud. Aujourd'hui, pensez-vous encore à la sélection de la RDC ? Les moins de 23 ans, par exemple ?

Ayant participé à plusieurs matchs avec la sélection U20 en 2015 et 2016, jouer pour la RDC reste toujours dans un coin de ma tête, même si ce n'est pas une obsession pour le moment. Les matchs américains n'étant pas diffusés à la télévision congolaise et française, même s'ils sont diffusés aux Etats-Unis et sur internet, je pense qu'il y a un déficit de visibilité pour les Congolais. Comme je le dis, j'aimerais forcément faire partie des U23, car c'est un groupe de joueurs avec lequel j'ai partagé des bons moments ; cependant, chaque chose en son temps. Je sais que si je dois réintégrer la sélection, cela se fera naturellement.

Vos anciens coéquipiers en sélection, aujourd'hui chez les moins de 23 ans, jouent un match important contre le Maroc dans quelques jours...

Je pense à eux et suis derrière eux.

Vos ambitions premières ?

Aujourd'hui, mes ambitions sont de réussir avec succès mes deux prochaines saisons en Ncaa, de continuer de progresser sur le plan sportif, d'obtenir mon bachelor sur le plan scolaire et de signer professionnellement.

Vous êtes le fils d'un ancien footballeur professionnel aujourd'hui entraîneur. Vous avez joué sous son coaching chez les Léopards de moins de 20 ans. Qu'est-ce qu'il vous a apporté de substantiel dans votre façon de jouer ?

Oui, c'est déjà assez spécial d'être entraîné par son père, vous devez naturellement toujours être à 2000 %, car les attentes sont plus grandes. Je dirai qu'il m'a apporté du caractère sur le plan mental, car même s'il fait tout pour ne pas le montrer, un papa est toujours plus dur avec vous qu'avec les autres. Sur le plan individuel, il m'a beaucoup fait progresser et m'a inculqué de nombreuses valeurs qu'un sportif doit avoir. La plus grande, c'est celle de l'entraînement, cela peut paraître simple, mais c'est le fait de toujours vouloir progresser et de toujours vouloir s'entraîner, peu importe le temps et le matériel que vous avez. Toujours chercher à faire mieux.

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