19 Mars 2019

Congo-Kinshasa: Koffi Olomidé - Enfin, la justice française rend sa sentence !

Enfin, le verdict final est tombé. La justice française a condamné le chanteur congolais, Koffi Olomidé, à deux ans de prison avec sursis pour «atteinte sexuelle» sur mineure de 15 ans, en l'occurrence l'une de ses ex-danseuse.

Après 7 ans d'enquête, le Tribunal correctionnel de Nanterre (région parisienne) s'est prononcé, ce 18 mars 2019, au cours d'une audience publique en présence des avocats de l'artiste et de la partie civile. Pour la partie défenderesse, c'est une victoire éclatante qui, désormais, offre la possibilité à Mopao Mokonzi de retrouver à nouveau le chemin de l'Europe.

«L'artiste a été relaxé de la quasi-totalité de ses accusations qui ont été formulées contre lui. Il n'est condamné que pour une des ses accusatrices et encore que les faits ont été requalifiés. Par conséquent, c'est tout le dossier d'accusation qui s'écroule. Il est même relaxé sur l'accusation également très lourde, c'est-à-dire, d'avoir séquestré ses danseuses. Le Tribunal a considéré que ceci n'était pas vrai... », a précisé Maître Marsigny Emmanuel, l'un des avocats de Koffi Olomidé dans une vidéo transmise à La Prospérité.

Cette décision ouvre la possibilité à la star de la rumba congolaise de payer quelques frais (amendes) en lieu et place d'être incarcéré. Au cas où 'il n'est pas satisfait, l'artiste peut toutefois aller en appel. Mais, jusqu'à preuve du contraire, le chanteur n'a pas encore manifesté cette intention dans la mesure où il estime que le jugement a été rendu en sa faveur.

Selon les sources judiciaires, sa peine a été allégée faute de preuves et surtout le Tribunal a constaté les incohérences et les confusions dans les langages des accusatrices.

«Je regrette le fait que depuis des années, la justice n'ait pas été pas capable de prendre à sa juste mesure les accusations qui étaient formulées contre Koffi Olomidé et de se rendre compte qu'elles étaient contradictoires. Ça prouve que les accusations contradictoires des parties civiles ne tenaient pas la route. Mais, c'est une grande victoire pour l'artiste», s'exclame l'Avocat.

Pour les trois autres parties civiles qui l'accusaient de relations sexuelles forcées, le chanteur congolais a aussi obtenu gain de cause. Seulement, le chanteur a été condamné à payer une amende de 5.000 Euros pour avoir facilité l'entrée et le séjour irrégulier en France de ces trois plaignantes. Et, a dédommagé sa victime avec un montant de 5.000 Euros au titre de préjudice morale.

Au sujet de deux hommes présentés par l'accusation comme des hommes de main du chanteur et poursuivis pour complicité, ils ont été, également, disculpés pour l'ensemble des faits.

Un verdict prononcé en l'absence des plaignantes

Curieusement, ces jeunes femmes qui accusaient Mopao Mokonzi d'agression sexuelle étaient absentes au procès. Leur avocat n'était pas joignable dans l'immédiat, renseigne notre correspondant basé à Paris.

62 ans d'âge, rappelle-t-on, la star de la rumba congolaise a été mise en examen depuis février 2012 pour viol aggravé.

Quatre de ses danseuses ont porté plainte contre lui pour agression sexuelle, en France comme en RDC ou en tournée ailleurs, entre 2002 et 2006.

Il faut noter que le Comité contre l'esclavage moderne qui a soutenu les plaintes de deux d'entre elles s'est porté partie civile.

Le Ministère public avait requis à l'audience, qui s'est tenue à huis clos le 11 février 2019, sept ans de prison à l'encontre de Koffi Olomidé, poursuivi pour "atteintes sexuelles" avec violence, contrainte, menace ou surprise personne ayant autorité et pour "séquestrations" sur quatre danseuses.

Il a fallu attendre 7 ans pour que la page soit tournée sur cette affaire en justice française qui privait de sommeil le patron de Quartier Latin.

L'homme de Tcha-tcho qui écope d'une condamnation avec sursis peut, dorénavant, vaquer librement à ses occupations partout en Europe, sans être inquiété.

Pour ceux qui ne le savent pas, lorsqu'une personne fait l'objet d'une condamnation avec sursis, elle n'est donc pas incarcérée. Le tribunal a, cependant, la possibilité de condamner un prévenu à une peine de prison dont une partie seulement sera avec sursis.

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