19 Mars 2019

Congo-Kinshasa: Mois de la femme - Mamie Fatima plaide pour une bonne prise en charge de femmes vivants avec handicap

Faisant une sorte d'évaluation de la journée du 8 mars, telle que célébrée en République Démocratique du Congo, particulièrement à Kinshasa, la Capitale, la présidente de l'Union pour la dignité des femmes et jeunes africains (UDIFA), Mme Mamie Fatima Lusawovana, a déploré le faible taux de participation des femmes à cette journée, et surtout la marginalisation de certaines couches des femmes, à l'instar des femmes vivants avec handicap. Mamie Fatima Lusawovana plaide pour une bonne prise en charge de cette catégorie de la femme, d'autant plus que ces femmes, dit-elle, font toujours partie de la société.

Mamie Fatima Lasawovana qui est aussi 3ème Vice-coordonnatrice du Collectif des Associations affiliées à l'UNC (CAA/UNC), l'a dit à La Prospérité vendredi 15 mars, dans un entretien, au siège de son ASBL. A la question de savoir pourquoi il y a eu ce faible taux de participation des femmes à l'activité du 8 mars, et pourtant c'est leur journée, Mamie Fatima Lasawovana répond que le gouvernement ne parvient toujours pas à aider la femme à bien comprendre le sens de cette journée. Les femmes, explicite-t-elle, sont déconnectées de la vraie réalité. « Pour plusieurs femmes, la journée du 8 mars veut-dire acheter un pagne, et partir boire et danser le soir quelque part avec les amies, collègues et associations jusqu'à devenir ivre», regrette Mamie Fatima Lasawovana, précisant que, pour elle, la journée du 8 mars devait plutôt être une journée de rappel sur l'historique du combat de la femme. La femme, ajoute-elle, devait savoir d'où nous sommes partis pour arriver à cette date du 8 mars 1977 que nous commémorons aujourd'hui chaque année.

Que doit-on faire au juste pour en arriver ? En tout cas, la présidente de l'UDIFA soutient l'organisation des conférences débats, des ateliers de renforcement des capacités à des occasions pareilles, et aussi la sensibilisation de terrain pour d'autres classes sociales, le cas de celle des mamans maraichères et des femmes vivantes avec handicap. Mamie Fatima Lasawovana n'a pu contenir ses larmes, lorsqu'elle croise, le 8 mars, une maman vivant avec handicap qui s'est déplacée pourtant pour venir fêter avec les siennes, mais elle sera abandonnée à son triste sort.

Au passage, Mamie Fatima a salué la bravoure du secrétaire interfédéral adjoint de l'UNC, Mme Mado Madusa qui abat un travail de titan, qui s'est surpassée pour la réussite de cette journée.

Pour conclure, Mamie Fatima Lasawovana soutient que les hommes doivent être les vrais partenaires des femmes, ils doivent aider les femmes à bien célébrer leur journée du 8 mars et doivent être là.

Congo-Kinshasa

Quinze corps retrouvés au Rwanda après le naufrage sur le lac Kivu

Le naufrage survenu en début de semaine sur le lac Kivu a fait plus de cent disparus. Samedi 20 avril, des corps,… Plus »

Ne ratez pas ce que tout le monde regarde

Copyright © 2019 La Prospérité. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour toute modification, demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.