19 Mars 2019

Congo-Kinshasa: Victime d'accusations calomnieuses - Le FFN dénonce une énième tentative de déstabilisation

Faux et archifaux ! Il n'y a aucune situation alarmante au sein du Fonds Forestier National de la République Démocratique du Congo, contrairement aux allégations inventées dans des officines de nuisance et publiées dans un tabloïd de la place, le mardi 12 mars 2019.

C'est, à tout dire, ce que déclare la Direction générale de cet établissement public à caractère technique et financier, par le biais de son Coordonnateur, Pascal Mamboleo. Il fustige, ici, une énième tentative infructueuse de déstabilisation de la part "des personnes de mauvaise foi à la recherche désespérée d'une bouée pour se sauver du naufrage auquel ils n'échapperont pas, au regard des multiples forfaits par eux commis dans le cadre de l'exercice de leurs fonctions". Accusé notamment, de clientélisme, de malversation financière et de nourrir des tensions sociales au sein de l'établissement, le FFN se dit ni ébranlé, ni impressionné par ces accusations qui relèvent de la pure machination.

Une fuite en avant face aux missions d'audit diligentées dans toutes les structures de l'Etablissement depuis un mois est, selon cette structure, à la base de ces accusations. Ce, étant donné que "la nouvelle vision du management ainsi que les exigences de professionnalisme instaurées par les mandataires ne sont pas appréciées par les travailleurs indélicats".

Pour ce qui est des prétendues tensions sociales au sein de l'établissement, le FFN laisse entendre que depuis l'installation de la nouvelle délégation syndicale au mois de septembre 2018, des discussions constructives ont été amorcées dans le sens de donner satisfaction au cahier des charges présenté par les représentants des travailleurs. Et que les points de revendication contenus dans ledit cahier des charges ont trouvé satisfaction à ce jour. Il cite, pour ce cas, une amélioration du taux de rémunération des travailleurs augmenté de 35%, mais aussi les avantages sociaux revus à la hausse.

Les détracteurs du FFN mettent également en avant le mémo de la Délégation Syndicale appelant le Chef de l'Etat à nommer de nouveaux mandataires crédibles. Là encore, "il s'agit d'une malencontreuse récupération par des brebis galeuses en manque d'argument pour salir les mandataires". Par ce mémo, la Délégation Syndicale recherchait la stabilité de l'Etablissement. Après avoir fait les changements fréquents des mandataires, l'avènement de chaque Ministre de Tutelle constituait un frein à l'épanouissement du Fonds, la représentation des travailleurs a sollicité l'intervention du Chef de l'Etat dans le parachèvement de l'ossature organique du FFN et ainsi cesser de faire dépendre le sort des mandataires de l'Etablissement de celui des Ministres de Tutelle.

Faux débat

Pour ce qui est des diverses accusations à charge de Monsieur le Chargé de Mission, le Fonds Forestier National déplore des fausses allégations. D'abord, concernant la supposée manipulation de la Délégation Syndicale, complice de la Direction Générale, pour priver le personnel des soins médicaux, l'établissement soutient que le retard observé ces derniers mois dans la reprise de la convention est dû au fait que l'option a été levée pour que même les travailleurs affectés à l'intérieur du pays puissent, eux aussi, bénéficier de la prise en charge. Ce qui demande la mise en place d'un dispositif plus complexe, surtout par rapport aux procédures internes à la mutuelle.

A ce jour, la nouvelle convention médicale a été signée et, cette semaine, les cartes seront distribuées aux travailleurs pour un accès à un package de soins plus élargi. Et ceci, depuis que M. Alain Kalangiro Chishugi chapeaute cette structure. Ensuite, l'affaire de la malversation financière où l'on accuse le détournement de 315.000 USD au titre de paiement de la taxe par TENKE FUNGURUME MINING. Sur cela, la Direction Générale du Fonds Forestier National met quiconque au défi de prouver que TENKE FUNGURUME MINING a payé au dernier trimestre de l'année 2018 le montant de 315.000 USD au FFN.

Les accusateurs parlent aussi d'une mise en place fantaisiste signée le 21 août 2018. Pour le FFN, en vue de redynamiser le leadership dans certaines de ses Antennes Provinciales, sur recommandation du Conseil de Tutelle, la Direction Générale avait soumis à l'approbation du Ministre de l'Environnement et Développent Durable un projet de mise en place dans ces entités. Ladite mise en place a été effectivement approuvée et exécutée sous la supervision directe de la Tutelle.

Enfin, cette affaire de clientélisme avec la suspension de Mme Lumanisha, Directeur Chef d'Antenne de Kinshasa et son remplacement par Mme Sandra Chasinga. Selon le FFN, cette décision est consécutive à la mission d'enquête diligentée par la Direction Générale suite aux multiples dénonciations de malversations et de mauvaise gestion par la Délégation Syndicale de l'Antenne de Kinshasa. Parmi les griefs retenus contre l'incriminée, il y a notamment l'affectation abusive des agents. Ainsi, sa suspension étant une mesure conservatoire avant l'ouverture effective de l'action disciplinaire, "il était tout à fait indiqué que son intérim soit assuré par Madame Sandra Chasinga, son adjointe affectée le même jour qu'elle à l'Antenne".

Pour information, le Fonds Forestier National a pour mission d'assurer le financement des opérations de reboisement et d'aménagement forestier et de toute opération de nature à contribuer à la reconstruction du capital forestier. Il finance, en outre, les missions de contrôle et de suivi de la réalisation des susdites opérations.

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