19 Mars 2019

Congo-Kinshasa: Crise à l'Udps - CT Papy Nseka conseille la restructuration du parti !

Si hier, il était question à l'Udps de militer pour conquérir le pouvoir au sommet de l'Etat, aujourd'hui, les Sociétaires du parti cher au Sphinx de Limete, Feu Etienne Tshisekedi wa Mulumba, doivent absolument changer de credo.

Le combat, pour le moment, consiste à conserver démocratiquement l'imperium acquis et, éventuellement, construire ce pays aux défis incommensurables. Par ce commentaire, le Chef des travaux Papy Nseka de l'Université de Kinshasa invite les têtes couronnées de l'Udps à regarder l'avenir du parti et de la Nation pour se mettre réellement au travail. Aux prises avec les fins limiers de La Prospérité, le samedi 16 mars 2019, il ne s'est pas empêché de déplorer l'échec des candidats Sénateurs de l'Udps, à l'élection du vendredi 15 mars dernier.

Comment en finir avec la crise ?

Perplexe quant au décor actuellement planté, dans l'arène politique, eu égard à la corruption, le Chef des Travaux Papy Nseka souligne que le changement relève bel et bien d'un processus certes ; mais faut-il que le nouveau Chef de l'Etat, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo lève décidément le ton contre la tolérance et, de ce fait, prenne le bel élan de frapper tous les habitués de la corruption (les corrompus et les corrupteurs). «Il faut instaurer en RDC la peur du gendarme ; tous les corrompus et les corrupteurs cesseront de s'amuser et fuiront naturellement la rigueur de la loi. Il n'est pas acceptable que la tricherie et le mensonge deviennent un mode de vie. L'avenir de la Nation en dépend», sermonne Papy Nseka. Tout en décriant, en effet, l'attitude de députés provinciaux de l'Udps, pour ne citer que ces derniers, face à la corruption dont la plupart ont fait preuve, lors des élections sénatoriales, Papy Nseka reste optimiste, en ce qui concerne l'éradication de cette épidémie méphistophélique.

Chercheur en relations internationales, Papy Nseka dénonce, en outre, l'ingérence de la France, voire du Kenya, lorsqu'ils demandent au Président congolais, Félix Tshisekedi, de prendre ses distances vis-à-vis de son prédécesseur Joseph Kabila. Pour lui, tout compte fait, quand bien même l'ancien opposant congolais, Tshisekedi fils, peut envisager cette option politique, rien ne nécessite à ce que le Chef l'Etat Français, Emmanuel Macron, donne son avis. En tout état de cause, la grande crainte, conclut ce Chercheur en RI, serait d'avoir un Président qui règne, mais qui ne gouverne pas. Parce que, dit-il, n'ayant pas des escarbots de l'imperium dont le Parlement et les assemblées provinciales ».

Congo-Kinshasa

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