19 Mars 2019

Centrafrique: Accord de paix en RCA - L'Union africaine à la rescousse

Photo: © 2019 GGt /HRW
Mahamat Al Khatim, commandant du Mouvement Patriotique pour la Centrafrique (MPC), lors de la cérémonie de signature de l’accord de paix à Bangui le 6 février 2019. De 2015 à 2018, les combattants du MPC ont commis des abus qui pourraient constituer des crimes de guerre.

L'organisation panafricaine échange depuis hier à Addis-Abeba en Ethiopie avec les signataires dudit accord sur les modalités de son application. Sainclair MEZING Accord de paix en RCA

Les signataires de l'accord de paix pour la République centrafricaine, paraphé en février dernier à Khartoum au Soudan sont réunis depuis hier à Addis-Abeba en Ethiopie pour relancer le dialogue sur l'application de ce texte. Cette rencontre convoquée à l'initiative de l'Union africaine (UA) a pour objectif d'amener le gouvernement et les quatorze groupes armés signataires à assouplir chacun ses positions afin de donner une seconde chance à cet accord censé ramener définitivement la paix dans le pays.

Le nouveau gouvernement d'union nationale avec Fir min Grebada, ancien directeur de cabinet du président Faustin Archange Touadéra, comme Premier ministre, ne fait toujours pas l'unanimité. Plus de deux semaines après leur nomination, plusieurs ministres issus de la rébellion n'ont toujours pas pris fonction. Pour l'UA, l'espoir de ramener les uns et les autres à la raison existe. «L'inclusivité ne concerne pas que le gouvernement. Il y a d'autres institutions de l'Etat tant au niveau national que local, et ailleurs.

Donc à mon avis, on arrivera à une solution. Je crois qu'il est dans l'intérêt de tout le monde de faire des compromis nécessaires », a souligné Smail Chergui, commissaire paix et sécurité de l'UA. Ce nouveau round de négociations intervient quelques jours seulement après que l'Union européenne a marqué son accord pour accompagner la République centrafricaine dans la mise en application de l'accord de Khartoum.

Une enveloppe de 5 millions d'euros, soit 3,279 milliards de F, a ainsi été débloquée pour l'appui à la démocratie et soutien au fonctionnement de l'Assemblée nationale dans sa mission de contrôle de l'action gouvernementale.

A en croire Samuela Isopi, ambassadrice, chef de mission de l'UE pour la Centrafrique, d'autres secteurs comme la justice, la sécurité, le développement local et la relance économique pourraient aussi bénéficier des financements européens. Pour nombre d'observateurs, les différents acteurs feraient mieux de taire leurs égoïsmes pour faire passer avant les intérêts de la nation centrafricaine.

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