20 Mars 2019

Burkina Faso: Qualification CAN/ Paulo Duarte - « Je n'aime pas dépendre des autres pour me qualifier »

interview

Les Etalons ont entamé le lundi 18 mars 2019, leur préparation dans la perspective de leur match du 22 mars 2019 au stade du 4-août face aux Mourabitounes et comptant pour le 6e et dernière journée des éliminatoires de la CAN Total Egypte 2019.

Si la Mauritanie a déjà obtenu son ticket pour les phases finales, ce n'est pas le cas du Burkina Faso qui doit gagner et espérer un résultat nul ou une défaite de l'Angola au Botswana.

C'est dans ce sens que Paulo Duarte, sélectionneur national des Etalons, que Cafonline a rencontré, avoue que ce n'est pas une bonne situation pour son équipe tout en croyant dur comme fer qu'elle va se qualifier.

Comment prépare-t-on un match comme celui face aux Mourabitounes qui est plus que décisif pour une qualification ?

Nous le préparons comme d'habitude tout en cherchant à bien choisir la stratégie. Il s'agit pour nous de bien préparer l'équipe avec les joueurs disponibles sur les aspects physiques, tactiques, psychologiques.

En même temps, nous devons analyser les différents matchs disputés par nos joueurs et le faire également par rapport à la qualité de l'adversaire. A ce niveau, c'est surtout maitriser ses points faibles et voir comment en venir à bout.

Même si vous gagnez, vous n'avez pas votre destin en mains puisque votre qualification dépend de l'autre match du groupe entre le Botswana et l'Angola

Ce n'est pas une bonne situation puisque je n'aime pas dépendre des autres. Je veux dépendre de mon travail mais, c'est la réalité qui se présente à nous aujourd'hui. Je me rappelle qu'au lendemain du tirage au sort, les uns et les autres disaient que le Burkina est dans un groupe facile.

J'avais alors prévenu qu'on ne doit pas avoir des préjugés sur des adversaires et ce n'est pas parce qu'une équipe n'a pas encore participé à une phase finale ou n'y est pas régulièrement, qu'elle n'en a pas la qualité.

Le football a beaucoup évolué ces dernières années sur le continent. Il y a des petites équipes de nom mais, qui sont fortes sur le terrain.

Dans la logique, nous sommes dans l'obligation de nous qualifier au vu de notre expérience et notre vécu. Malheureusement, notre équipe a été victime de nombreuses blessures à chaque match.

Il faut y ajouter le calendrier des éliminatoires qui n'a pas été favorable pour nous. En effet, nous avions des cadres importants qui étaient blessés alors que nous avions trois matchs importants et intenses à jouer en quatre mois.

Auparavant, nous étions habitués à un calendrier où on jouait au moins tous les trois mois. Nous n'allons pas pleurer sur ce qui est passé. Maintenant, nous devons gagner et, n'ayant pas notre destin en mains, croire que l'équipe du Botswana se batte comme il sait le faire même s'il est dernier du groupe.

Doit-on affirmer que vos contre-performances sont dues au calendrier des matchs éliminatoires et aux blessés ?

Je peux le dire ainsi puisque vous ne pouvez pas avoir à la veille de chaque match, quatre à cinq joueurs très importants blessés.

Certains surtout des attaquants : Hassane Bandé, Jonathan Zongo, Aristide Bancé ont eu quatre à six mois de blessure. A cela, il faut ajouter un calendrier qui a réduit 40% voire 50% de la force de notre équipe. Pour moi, cette force se situe au niveau de l'attaque.

Dans ce groupe qui doit affronter la Mauritanie, vous faites confiance à beaucoup de jeunes. Devons-nous penser que vous visez déjà le renouvellement de l'équipe ?

Je le fais depuis près de trois ans maintenant et lorsque vous consultez la liste actuelle, 70% sont des jeunes voire de nouveaux joueurs. Lorsque j'ai pris cette équipe en main, bon nombre d'entre eux n'avaient jamais été convoqués.

C'est un travail que je dois faire avec intelligence et si renouveler s'accompagne de bons résultats, c'est plus facile mais, cela est compliqué lorsque le contraire se produit. Dans une équipe, il faut réussir le mélange d'anciens et de nouveaux joueurs surtout quand ce sont des jeunes.

Et si le contraire se produisait puisque vous dites que la logique voudrait que le Burkina se qualifie ?

Effectivement, la logique veut que le Burkina se qualifie mais, la réalité se passe sur le terrain et non dans les discours et la théorie. Je suis convaincu qu'ils sont nombreux à ne pas croire à une qualification du Burkina.

Dans ces éliminatoires, c'est notre équipe qui a le plus de joueurs qui ne sont pas titulaires dans leur club et cela n'est pas bon malheureusement, nous n'avons pas les meilleurs.

Mais, je ne voudrais pas parler d'un autre scénario si ce n'est pas la qualification. Ces éliminatoires prouveront que de plus en plus en Afrique, il n'y a pas de vainqueur avant la fin d'un match.

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