20 Mars 2019

Tunisie: Sur 59 malades admis, 30 sont décédés

Naïma Abdellaoui, 38 ans, originaire de Oueslatia, récemment hospitalisée à Kairouan, nous confie dans ce contexte : «Mon vœu le plus cher est le fait de constater que dorénavant tous les malades pourraient être pris en charge totalement dans les structures de santé si leur situation sanitaire l'exige après le diagnostic médical et sur instructions du médecin traitant.

Or, ce que nous constatons de nos jours, c'est que les familles démunies et les chômeurs, qui n'ont pas les moyens de se payer des soins médicaux dans le secteur privé souffrent énormément en cas de maladies imprévisibles ou d'accidents.

Parfois, il nous arrive d'effectuer 4 à 5 déplacements à Kairouan pour nous faire soigner ou nous faire opérer... »

Notons que parmi les services, dont l'état général est inquiétant, on pourrait évoquer celui de la réanimation qui est resté 4 mois sans chef de service et qui a fonctionné avec une spécialiste venant de Sousse deux fois par semaine. Le reste des journées, on faisait appel à des médecins de Sousse, de Mahdia ou de Tunis qui arrivent après la fin de leur travail, fatigués et pas toujours en forme. Et parfois, en cas d'urgence, on transférait les patients vers des hôpitaux du Sahel, ce qui mettait leur vie en danger.

D'ailleurs, sur les 59 patients admis durant les mois de janvier et de février 2019, 30 sont décédés, faute de prise en charge rapide et efficace. Cela sans oublier le fait que ce service n'offre pas les conditions d'hygiène nécessaires, puisque les brûlés, les accidentés et ceux souffrant d'hépatite à un stade terminal, séjournent tous ensemble dans la même salle avec tous les risques de contamination.

Espérons qu'avec la récente nomination de 3 médecins spécialistes au sein de ce service, les choses pourront s'améliorer.

Le scanner souvent en panne

Par ailleurs, le scanner du service d'imageire médicale est souvent en panne parce qu'il est très sollicité (en moyenne, on effectue 7.400 scanners par an). Cela, Mme la ministre de la Santé l'a constaté de visu, le soir du 16 mars, en se rendant à Kairouan pour s'enquérir de l'état de santé des citoyens blessés à la suite de l'effondrement d'un mur derrière la salle de sport Aziz-Miled. Et elle a promis que le scanner de l'hôpital Ibn El Jazzar serait réparé le lundi 18 mars.

Et comme un plan d'urgence a été mis en place, certains blessés ont été soignés au service d'orthopédie et de chirurgie à l'unité chirurgicale les Aghlabides, d'autres ont été transférés à l'hôpital Ibn El Jazzar et un blessé a été transféré à l'hôpital universitaire Sahloul à Sousse. Beaucoup de chaos, vu le manque d'équipements.

A quand la réalisation de l'hôpital universitaire Salmane Ibn Abdelaziz, dont les études relatives à la construction et à ses équipements traînent depuis l'année dernière à cause de certains lobbys?

17 cas de rougeole

17 cas de rougeole ont été enregistrés à l'hôpital de Kairouan du 6 au 17 mars, dont 12 enfants et un cadre paramédical. Toutes les dispositions ont été prises afin de mettre en quarantaine ces malades et une cellule de crise a été mise en place pour empêcher la propagation de cette maladie.

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