20 Mars 2019

Tunisie: Les jeux virtuels caracolent en tête !

A la cité Hédi Nouira, dans le gouvernorat de l'Ariana, lundi dernier, on les voit agglutinés devant le store d'une salle de jeux «playstation» impatients.

Il est bientôt dix heures, un jeune homme s'apprête à faire entrer dans un espace exigu, un groupe d'enfants avides d'en découdre pour des parties endiablées sur des consoles de jeux. «On peut jouer sur des playstation 3 et même 4 !», lance furtivement un môme posté devant l'entrée de la petite salle de jeux, ravi d'être là, au bon endroit pour se distraire d'aussi bon matin.

On les aurait imaginé se diriger vers une librairie ou une bibliothèque pour se divertir intelligemment, s'instruire ou apprendre à mieux lire. Que nenni, les jeux vidéo sont leur dada favori. Cette vingtaine de petits garçons n'en a cure de la culture. Le store levé, on découvre une salle sombre, pas encore éclairée ni allumée par le propriétaire des lieux. Les gamins intrépides se regardent, l'air hagard ne sachant pas qui va débuter, qui va devoir attendre faute de place disponible. Leur matinée sera chargée d'émotion tandis que les parents sont aux abonnés absents !

Ces petits garçons sont âgés d'une dizaine d'années ; un âge où on ne devrait pas les laisser vagabonder seuls dans la rue avec tous les risques et les dangers que cela comporte. Pourtant, le décor contraste avec ce qu'on a pu voir le dimanche dans les manèges où pratiquement tous les enfants étaient accompagnés de leurs parents.

Les manèges indétrônables

Le week-end dernier, en effet, les manèges et parcs d'attraction ont enregistré une affluence record. Le manège d'El Menzah 6, aménagé depuis de nombreuses années dans un espace municipal, bat son plein depuis le début des vacances. Plusieurs attractions comme le trampoline, les poupées gonflables, les toboggans géants sont prisés. Mais il y a une attraction où la file se fait dense. Celle du karting. Un petit tour pour deux ou trois enfants est prévu dans l'une de ces voiturettes appelées «karts». Des courses improvisées ont lieu sur la piste. Cette attraction dure moins de cinq minutes et coûte trois dinars.

Les salles de jeux et les manèges sont les endroits les plus sollicités par les enfants qui veulent s'amuser sans compter, mais il y a bien d'autres activités auxquelles ils pourraient s'adonner. Plus intelligentes ou épanouissantes mais aussi ludiques. On pense aux maisons de jeunes même si elles sont désaffectées pour la plupart d'entre elles. Il y a également les clubs culturels. On y apprend la musique, la peinture, le sport, la danse... L'embarras du choix existe à condition de délier les cordons de sa bourse. L'ère de la gratuité dans les activités récréatives destinées aux enfants est bel et bien révolue.

Tunisie

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