20 Mars 2019

Afrique: «Grève» mondiale des cours suivie de marche des élèves pour le climat - Haro sur la «non-assistance à planéte en danger»

«Grève» mondiale des cours pour le climat, pour sauver la planète. C'est la trouvaille de plusieurs dizaines de milliers d'élèves et étudiants qui ont manifesté contre l'inaction climatique dans plus de 2000 grandes villes situées dans quelque 120 pays (excepté au Sénégal) aux quatre coins du globe. Ils ont organisés de grands rassemblements dans le cadre d'une journée internationale de mobilisation (historique) de la jeunesse en faveur du climat prévu le 15 mars.

De Sidney à Berlin, en passant par Paris, Londres Bruxelles, Madrid, Santiago au Chili, Montréal, Kampala en Ouganda, des marées humaines ont défilé dans les rues de plus de 2000 grandes villes situées dans 120 pays dans le monde pour le climat jeudi et vendredi.

Il s'agit d'écoliers et d'étudiants d'Europe, d'Amérique, d'Asie, d'Australie et d'Afrique, qui ont arrêté les cours pour répondre au mouvement européen «Youth Strike 4 Climate» («La jeunesse en grève pour le climat»).

Un mouvement mondial de grèves scolaires fédéré autour de la collégienne Greta Thunberg, (16 ans) qui manifeste tous les vendredis, depuis août, devant le parlement de Stockholm (Suède).

«IL N'Y A PAS DE PLANETE B»

Partout ces jeunes écoliers ont rivalisé de créativité avec des pancartes aux slogans évocateurs. «Il n'y a pas de planète B», «Trop chaud pour l'école», «Ne niez pas le changement climatique», «Sauvez notre planète» («Save our planet»), «Nous défendons ce à quoi nous tenons», «Je vais être collé pour ça», ou «Rendons la planète cool de nouveau» («Make Earth Cool Again»), entre autres messages.

A travers cette manière de dénoncer ce qu'ils considèrent comme «Non-assistance à planète en danger», les manifestants pressent leurs dirigeants à agir vraiment contre le dérèglement du climat en prenant des décisions politiques.

Bref ils reprochent aux gouvernements de ne pas mettre en place les mesures nécessaires pour maintenir les émissions de gaz à effet de serre sous la barre des 2° C.

LE SENEGAL DANS UNE «PLANETE B»

Cette journée historique de mobilisation internationale de la jeunesse en faveur du climat du 15 mars, a été vécue dans l'indifférence totale au Sénégal qui pourtant subit, depuis plusieurs décennies, de plein fouet les effets néfastes du changement climatique.

Notamment dans les secteurs de l'agriculture (variation des cycles de pluies, inadaptation de certaines variétés de semences et de cultures et dégradation des sols... ), de l'élevage, de la pêche (maritime et continentale), mais aussi ceux de la santé (qualité et pollution de l'air... ) du tourisme et de l'environnement avec l'érosion côtière et l'avancée de la mer qui menacent les côtes et leurs habitants et activités économiques à Saint-Louis (langue de barbarie), Dakar (Rufisque) et Thiès (Cayar et la petite côte).

Une posture qui en dit long sur l'absence d'une culture environnementale dans nos communautés, particulièrement chez les jeunes, mais aussi et surtout de l'influence quasi nulle de la société civile spécialisée en environnement et des partis écologistes sénégalais.

N'empêche, les potaches du reste du monde ont envoyé un message fort aux dirigeant de la planète. Et les foules les plus imposantes ont été répertoriées à Sydney, Berlin, Paris, Bruxelles, Londres, Madrid, Santiago au Chili et Montréal, Copenhague, Rome, Vienne, Stockholm, Hong Kong et Wellington (Nouvelle-Zélande)...

Le mouvement a touché les cinq continents, dans des centaines de villes, même si les marcheurs n'étaient qu'une poignée en Laponie, sur l'île Maurice ou à New Delhi (Inde).

Ces manifestations sont intervenues dans le cadre de la journée de mobilisation internationale de la jeunesse en faveur du climat le 15 mars, lancée par la suédoise Greta Thunberg.

Sénégal

Le rêve brisé de Mané

En haranguant le public sénégalais pendant l'échauffement, Sadio Mané avait clairement… Plus »

Ne ratez pas ce que tout le monde regarde

Plus de: Sud Quotidien

à lire

AllAfrica publie environ 700 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.