20 Mars 2019

Congo-Kinshasa: Désormais à la tête de l'ANR, Inzun Kakiak doit travailler en tenant compte du respect des « droits de l'Homme »

En poste depuis 2011, l'actuel administrateur général de l'Agence nationale de renseignement (ANR), Kalev Mutond, est remplacé par son adjoint Inzun Kakiak, suite à une ordonnance présidentielle lue sur les antennes de la RTNC, mardi 19 mars 2019. Très redoutée et très critiquée, l'ANR doit changer sa manière de travailler. D'où, Inzun Kakiak doit travailler en tenant compte du respect des "droits de l'Homme".

Très présente sur tout le territoire congolais, l'ANR est régulièrement accusée d'arrêter et de détenir, hors toute procédure judiciaire, des opposants politiques ou des défenseurs des droits de l'Homme.

Pour cela, les différentes ONG nationales et internationales ont souhaité voir l'ANR améliorer son image. D'où, Félix Tshisekedi devant les Congolais à Windhoek (Namibie) a insisté sur « l'humanisation » des services de renseignement.

« Il n'y aura plus des répressions au Congo pour les opinions politiques. J'ai été très clair lorsque j'ai tenu la première réunion du Conseil supérieur de la défense, l'administrateur général de l'ANR y avait été convié. Je lui avais très clairement dit que je voulais humaniser les services des renseignements.

On ne peut plus avoir les services des renseignements qui sont une police politique pour mettre les gens dans les cachots qui ne sont pas d'ailleurs aux conditions standards et puis de manière arbitraire, ça c'est fini », a dit le chef de l'État.

Par ailleurs, l'Association africaine de défense des droits de l'Homme (ASADHO) appelle le nouveau chef de l'ANR au respect des droits de l'homme. Jean-Claude Katende, coordonateur de l'ASADHO, dit attendre du nouveau directeur de l'ANR, plus de respect en matière des droits de l'homme.

Quant à cette organisation, l'ANR ne doit plus être un service orienté pour traquer des politiciens de l'opposition et les acteurs de la société civile. L'ANR doit rester dans ses attributions qui lui sont confiées par la loi.

L'ancien administrateur, Kalev Mutond est l'une des 14 personnalités congolaises sanctionnées par l'UE pour la répression des manifestations de l'opposition dans les dernières années du régime Kabila, rappelle-t-on.

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