20 Mars 2019

Congo-Kinshasa: Déclic à Lamuka !

C'est aujourd'hui qu'en principe, les leaders de la coalition Lamuka se rencontrent à Bruxelles, capitale de l'ancienne puissance métropolitaine.

Ils sont cinq sur les sept qu'ils furent à Genève, peu avant la double dissension signée Félix Tshisekedi et Vital Kamerhe, qui sont appelés à passer au peigne fin l'évolution de la situation politique globale en RD. Congo, évaluer les résultats du processus électoral et, enfin, définir les nouvelles orientations pour des enjeux futurs dont l'horizon est fixé, comme tout le monde le sait, vers 2023. Déjà, hier dans la soirée, Freddy Matungulu disait que ce rendez-vous maintes fois décalé aura, enfin, lieu, quelles que les raisons des uns et autres.

A son arrivée à Bruxelles, l'icône de Congo na Biso dit avoir trouvé que les préparatifs étaient bien avancés. Bemba vit à Rhode-Saint-Genèse, dans une des banlieues huppées de Bruxelles. Il n'est pas loin, pour effectuer le mouvement vers les autres.

Adolphe Muzito, leader de Nouvel An, devenu orphelin à la suite de la disparition du Patriarche Antoine Gizenga à l'âge de 93 ans, est, pour sa part, déjà sur place à Bruxelles.

Martin Fayulu dit "le soldat du peuple" qui vient d'organiser une marche à Paris, pour emboucher les trompettes en vue du triomphe de la vérité, rode comme un lion rugissant autour de la capitale belge. Moïse Katumbi, la coqueluche d'Ensemble pour le changement, aurait confirmé sa présence, lors de cette rencontre dont le diagnostic aura un déclic certain sur la suite des événements en RD. Congo.

Quoi qu'il en soit, ces leaders, faisant la lecture minutieuse de derniers bouleversements, y compris ceux liés notamment, à la décrispation politique avec la libération des prisonniers et la fin de l'exil annoncée pour ceux qui l'y sont contraints, devront juger de l'opportunité de faire de Lamuka, l'ex-plateforme électorale, une nouvelle coalition politique permanente et de la dissoudre.

Cette mutation somme toute inéluctable s'impose, dès lors que les élections pour lesquelles Fayulu avait été désigné l'unique candidat de Lamuka, sont passées et que maintenant, il faudrait tourner le regard décisif vers l'avenir tout en se dotant de nouvelles visées à court, moyen et long terme.

Tout comme, en cliquant sur l'autre clavier de la tempérance, ils peuvent opter pour un rapprochement avec Félix Tshisekedi, au cas où ils acceptaient, même en dernière minute, sa main tendue pour rejoindre la barque de la gouvernance du pays, durant les cinq prochaines années.

Et, dans ce cas, ils devront, peut-être, réfléchir sur comment, à leur tour, gérer leurs relations avec Joseph Kabila, l'architecte principal du Front Commun pour le Congo dont les entrailles devront encore avoir à sortir l'essentiel des membres du gouvernement. Vont-ils accepter, eux, d'être traînés à la remorque ? Pas si sûr tant qu'ils n'auront pas négocié avec cet ancien Président qui détient jusqu'à preuve du contraire, les vraies manettes du pouvoir, grâce à sa majorité de Kingakati ainsi qu'à l'ensemble de l'arsenal institutionnel encore à sa portée.

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