20 Mars 2019

Congo-Kinshasa: Kabila a transmis le nom du candidat, Tshisekedi placé devant ses responsabilités !

Il va sans dire qu'à n'importe quelle heure, à dater d'aujourd'hui, si tout va bien, Félix Tshisekedi Tshilombo procédera à la confirmation du potentiel Formateur du prochain Gouvernement de la République.

Tout compte fait, c'est hier, a confirmé le service de la presse présidentielle, que le nom tant attendu tel que transmis par Joseph Kabila, en tant qu'Autorité morale de la probable Majorité parlementaire, est parvenu au nouveau Chef de l'Etat proclamé élu, en janvier 2019 et qui, ce dimanche 24 mars 2019, jour pour jour, fera deux mois au sommet de l'Etat congolais sans son propre Gouvernement. A tout prendre, les spéculations vont bon train selon que certaines sources doigtent qui, Albert Yuma, d'autres encore Minaku, Néhémie Mwilanya, Shadary et Cie. Tshisekedi fils qui, du reste, se veut le Président de "la base", entendez non seulement les affidés de l'Udps et de l'Unc, mais de l'ensemble des congolais, serait vraisemblablement en plein examen du profil de ce candidat, avant de prendre toutes ses responsabilités.

Que le peuple gagne, par ce choix

Toutes choses restant égales par ailleurs, force est de relever que la grande opinion à l'interne comme à l'externe réclame un locataire de la primature qui soit le reflet des attentes, non d'un camp, mieux une aile politique uniquement, mais de la majorité des filles et fils du Congo-Kinshasa, dans leur complexité linguistique, tribalo-ethnique et consorts. En tout état de cause, Kabila qui, à moins de deux semaines après l'adresse conjointe FCC-CACH, l'exhortant à transmettre le nom du candidat probant éligible à la primature, à Tshisekedi, s'est acquitté de son devoir, pourrait toutefois bénéficier de la présomption selon laquelle il n'a dû défier la donne de la prise en compte de l'opinion publique, voire de la géopolitique. Selon des sources entrecoupées, il appert que Joseph Kabila aurait transmis plusieurs noms à son successeur issu de l'opposition jadis taxée de radicale. Point n'est besoin de spéculer sur le candidat que le leader du FCC dont la coalition est aujourd'hui en bras de fer avec CACH de Félix Tshisekedi, aurait transmis. Dans tous les cas, le nom de l'Economiste Albert Yuma a été relayé par plusieurs médias locaux en tant que le favori, aux côtés de tant d'autres noms dont Minaku, Néhémie Mwilanya, tous deux Juristes, et tant d'autres.

Besoin d'un Formateur

En dépit de la nécessité perceptible qui se pose et s'impose, en ce qui concerne la désignation de ce Formateur, loin de soutenir que la messe est d'avance dite, pour l'élu dont le nom a été transmis hier, à Fatshi, force est de marteler sur le fait que le quitus de cet ancien opposant désormais cinquième Chef de l'Etat congolais s'avère indispensable. Car, en effet, Félix Tshisekedi qui, contre toute attente, ne dispose pas de la majorité parlementaire devra collaborer avec un futur Chef de Gouvernement légitime, qui ne soit pas de vue diamétralement opposée, comme ce fut en 1960 entre Joseph Désiré Kasa-Vubu et Patrice Emery Lumumba. D'ailleurs, la jurisprudence cfr le cas Tshibala, à l'issue du dialogue de la Saint Sylvestre en 2017, en dit plus, avec la sous-jacente problématique de trois noms.

Vers la fin de l'ère Tshibala

Nombreux sont ceux qui avaient cru que Tshibala Nzhenze devrait remettre le tablier au lendemain de l'investiture de l'héritier politique et biologique de Feu le Sphinx de Limete, Etienne Tshisekedi Wa Mulumba, en tant que successeur de Joseph Kabila, le 24 janvier 2019, au sommet de l'Etat. Hélas, depuis deux mois, l'ancien opposant proche de Tshisekedi père et qui s'est toujours réclamé, à tort ou à raison, de valable héritier politique de ce Baobab politique de l'opposition congolaise, conserve jusqu'ici son fauteuil de Premier Ministre. Tenez ! L'heure est donc arrivée de fixer les regards vers la présidence de la République et se brancher à la Rtnc pour attendre impatiemment la confirmation du verdict afférent au Formateur désigné. L'on en saura plus d'ici très peu.

Des critiques

Moult analystes politiques patentés auront beau crier pour exiger au nouveau Chef de l'Etat de nommer un Informateur qui devrait, légalité oblige, identifier la probable Majorité parlementaire semble-t-il détenue par le camp politique de Joseph Kabila. En vain. Pourtant, lui-même, Fatshi avait rassuré depuis Nairobi, au Kenya, qu'il ne ménagerait pas d'efforts pour désigner ce sujet de droit. Sans succès. Pour rappel, c'est par un communiqué officiel conjointement signé en date du 6 mars dernier, par les coalitions FCC et CACH, respectivement chapeautés par Joseph Kabila et Félix Tshisekedi que le débat autour d'un Informateur a été clos, à la désapprobation de maints Chroniqueurs politiques. Le formateur devra donc être nommé directement en lieu et place d'un Informateur. Que le peuple gagne, par ce choix !

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