21 Mars 2019

Sénégal: Mbour - Ces menaces permanentes des forêts de la petite côte

La petite côte voit ses forêts menacées, celle de Diass avec 1800 hectares est déclassée et a disparu.

La construction d'un aéroport oblige. En dehors de ce constat, un rappel de l'existant des forêts classées dans le département de Mbour donne Bandia 10.750 hectares, Poponguine 1700 hectares dont 671 hectares de la réserve du même nom, Nianing 3100 hectares, Balabougou 1600 hectares, Joal 2276 hectares.

L'urbanisation galopante, la croissance démographique, la demande en habitat et les installations d'utilité publique sont autant de facteurs contribuant au recul des forêts.

Le capitaine Antoine Mendy, chef du Service départemental des Eaux et Forêts de Mbour confirme la gestion des forêts classées, un domaine privé de l'Etat confié à ses services, malgré quelques restrictions.

Le domaine protégé reste une partie des terroirs confiée aux collectivités territoriales. Les villages voisins des forêts classées sont associés à cette tâche, avec une forte implication avec l'aval des Eaux et Forêts.

A l'en croire, ce sont les premiers bénéficiaires de l'exploitation des forêts. L'inconscient collectif nous apprend la forêt est un lieu où on entre les mains vides et on en ressort avec du bois ou des fruits monnayables, des sources de revenus. Seulement, la tendance est au recul des forêts, selon des personnes du 3ième âge interrogées.

Les explications fournies relèvent divers facteurs. Pour le capitaine Mendy, la forte croissance démographique s'associe à une forte pression sur l'espace pour trouver où habiter.

Pas l'ombre d'un doute, on constate une ruée vers le département de Mbour du fait de la proximité avec Dakar, la capitale. En plus, l'Etat y a fait de gros investissements pour ne citer que l'Aéroport international Blaise de Diass (Diass).

Ainsi, les zones de terroir se réduisent face à ces effets évoqués, faute de terres disponibles et les forêts sont les premiers espaces exposés.

Toujours au chapitre des conséquences de la dégradation des forêts, nous notons, l'impact sur le cheptel qui perd, par la même occasion, des points d'eau, des pâturages, des terres de parcours.

Les effets de la forte pression sur les forêts participent aussi à la disparition du couvert végétal. Des bergers, avec la diminution des pâturages, ne lésinent pas sur les moyens pour trouver à manger à leurs bêtes, une menace permanente sur des arbres emblématiques comme les «kad» (Faidherbia albida) et les baobabs (adamsonia digitata).

Ils grimpent sur les arbres pour couper des branches d'espèces protégées. Ces agressions perpétrées de manière perpétuelle sur la nature témoignent de l'importance et de la nécessité de protéger la forêt.

Les forêts de rôniers et de palmiers ont fait les frais des récolteurs de vin qui saignent ces arbres. Toujours sur le sinistre répertoire des forêts, le capitaine Mendy milite pour l'application du Code forestier d'une part et en appelle à une atténuation de la pression de l'autre.

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