21 Mars 2019

Afrique: Recrudescence des idéologies racistes - L'ONU encourage les gouvernants à mettre sur pied des stratégies efficaces

L'exhortation a été faite à l'occasion de la commémoration, ce 21 mars, de la Journée internationale pour l'élimination de la discrimination raciale.

La journée commémorative, fondée sur la résolution de l'Assemblée générale de l'ONU, du 15 janvier 2019, sur l'élimination totale du racisme, a pour objectif principal d'encourager les gouvernants à mettre sur pied une politique efficace, capable d'atténuer et contrer la montée du fléau au niveau mondial.

Selon les Nations unies, les mouvements racistes et extrémistes fondés sur des idéologies alimentent le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l'intolérance dans les pays. Ils visent souvent des migrants et des réfugiés, ainsi que des personnes d'ascendance africaine. C'est ce qui justifie la position de l'Assemblée générale des Nations unies, qui réaffirme, dans sa résolution du 15 janvier 2019, que tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Et, ils ont la capacité de participer, de manière constructive, au développement et au bien-être de leurs sociétés.

« Toute doctrine de supériorité raciale est scientifiquement fausse, moralement condamnable, socialement injuste, dangereuse et doit être rejetée, à l'instar des théories qui prétendent poser l'existence de races humaines distinctes », souligne l'ONU, en déplorant la menace que le populisme nationaliste fait peser sur les principes fondamentaux de non-discrimination et d'égalité des droits de l'homme.

Condamner l'intensification des idéologies racistes

Intervenant en sa qualité de rapporteuse spéciale sur les formes contemporaines de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie et d'intolérance, Tendayi Achiume a reconnu que le racisme constitue une menace inquiétante pour l'égalité raciale, encourage la discrimination, l'intolérance et la création d'institutions et de structures qui perpétuent l'exclusion raciale.

« Il est temps de freiner ce genre de mouvements qui favorisent les pratiques et politiques exclusives ou répressives portant atteinte aux individus ou groupes sur la base de leur race, de leur appartenance ethnique, de leur origine nationale ou de leur religion, ou d'autres catégories sociales apparentées », a-t-elle ajouté. Elle a conclu que les gouvernants doivent mettre en place des stratégies, afin de contrer les actions qui, à travers l'utilisation de la technologie numérique, alimentent les formes contemporaines de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie. Car, l'obligation incombe aux Etats, notamment en vertu de la législation sur les droits de l'homme.

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