21 Mars 2019

Congo-Brazzaville: Livre Paris 2019 - Itoua Ndinga justifie l'absence de la plate-forme des bâtisseurs congolais

interview

Un mois avant le rendez-vous littéraire parisien, l'écrivain congolais s'était organisé pour venir en collectif participer à l'événement. A défaut d'une délégation, il est venu seul. Aux Dépêches de Brazzaville, il donne les raisons de ce ratage.

Comment avez-vous vécu la trente-neuvième édition du salon Livre Paris ?

D'emblée, j'exprime une réelle satisfaction de voir le Congo à nouveau représenté après deux ans d'absence. Mes homologues et moi-même avions prévu une autre forme de participation mais la logistique n'a pas suivi. L'objectif d'assurer le rayonnement de nos auteurs à l'international a été assuré autrement par l'Espace po na Ekolo. Certes, le stand était à l'étroit. J'ai eu l'impression que les 342 000 km2 de l'étendue du Congo étaient comprimés dans 9m2. Mais ce n'est pas parce qu'on est dans un grand espace qu'on est aussi grand intellectuellement. La célèbre édition « Présence Africaine » et la Guinée, pays organisateur de « 72 heures du livre », disposaient d'une superficie équivalente. Ce n'est donc pas un critère. A ce salon, on peut se trouver dans un endroit exigu et être culturellement grand. C'est un des enseignements à tirer après notre participation.

Quelles sont vos autres raisons de satisfaction ?

Livre Paris s'inscrit dans le registre d'un lieu où dialoguent les cultures de l'universel. Il constitue une vaste foire où convergent toutes les civilisations de l'humanité. L'Afrique francophone trouve ici un miroir dans lequel chaque pays, chaque peuple, chaque continent se mire intellectuellement. Au vu de son affluence et de la participation des auteurs et des éditeurs, j'ajouterai que c'est aussi un lieu d'exposition et d'explosion, le lieu du paraître, du pouvoir, du savoir-faire et du faire savoir. Enfin, le salon du livre devient un festival où l'on vient fêter les mots.

Qu'avez-vous particulièrement apprécié durant les quatre jours du salon Livre Paris ?

Au nom de la plate-forme des bâtisseurs désireux de sortir de la torpeur nos sublimes lettres congolaises, nous étions présents avec les écrivains Huppert Malanda et Raymond Loko. Nous avons parlé des ouvrages des auteurs membres de la plate-forme absents au salon. Par exemple, "Un bébé pas comme les autres" de Pierre Tsemou, "Moi aussi je parlerai dans un film" de Huguette Nganga Massanga, "Ce foutoir est pourtant mon pays" d'Alphonse Nkala, "Sous le charme des courtisanes" de Sokate Mavouba, et enfin,"Discours sur un Congo en chantier" de Jean Jacques Bouya.

Pouvez-vous nous parler de l'ouvrage de Jean-Jacques Bouya ?

C'est un essai sur l'urbanisation, structuré à la base d'une compilation de discours nourris de citations et émaillés de références historiques sur les travaux réalisés depuis le retour du président Denis Sassou N'Guesso à tête de l'État. En tant que critique littéraire, je conseille de le lire absolument.

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