21 Mars 2019

Congo-Brazzaville: Finances - La quantité de la monnaie en circulation au Congo en hausse de 4%

D'après le Comité monétaire et financier national, qui vient de tenir sa première session ordinaire de l'année, le 18 mars à Brazzaville, le progrès de la masse monétaire traduit la conjoncture économique dopée par les réformes établies par la banque centrale.

Les experts ont observé, en lien avec le léger rebond, une augmentation des avoirs extérieurs nets, le taux de couverture extérieure de la monnaie est ressorti à 32,6% en 2018, contre 27,6% un an auparavant.

Au plus fort de la crise économique, entre 2016-2017, le coût de la monnaie en circulation s'établissait à environ 1938 milliards FCFA, un niveau très faible par rapport aux années d'embellie.

De même, la Banque des États de l'Afrique centrale (BEAC) a noté une forte augmentation des exportations de pétrole depuis 2018, le solde du compte courant a été excédentaire de 24,4% du Produit intérieur brut (PIB), contre un excédent de 3,6% du PIB en 2017.

« Il faut noter qu'à la faveur de l'amélioration de la conjoncture économique, nous avons observé une croissance de la masse monétaire d'à peu près 4%, ce qui traduit que la conjoncture s'est améliorée », a expliqué le directeur national de la BEAC, Michel Dzombala.

L'état de santé de la masse monétaire nécessite pour autant la poursuite de la réforme de la politique nationale en la matière, conformément à la règlementation de la banque centrale. La maîtrise de celle-ci est indispensable pour la survie et la reprise de l'économie nationale. Il s'agit principalement de la monnaie fiduciaire (pièces et billets), des dépôts bancaires et des titres de créances négociables qui peuvent être immédiatement utilisés comme moyen de paiement.

Rétablir la confiance entre les banques locales

Dans le sillage des travaux du comité monétaire et financier national puis de la réunion du conseil national du crédit, les économistes ont également planché sur la situation de la liquidité bancaire, l'évolution du financement bancaire, etc.

Il ressort que le financement bancaire n'est pas encore au niveau qui permet d'assurer un accompagnement des petites et moyennes entreprises. À ce sujet, des difficultés ont été évoquées au niveau du marché des capitaux et les experts ont constaté que le marché interbancaire demeure en ralenti.

Une chose est sûre, d'après Michel Dzombala, les banques locales ne se font pas mutuellement confiance. C'est ainsi que la banque centrale a décidé d'initier un certain nombre de réformes pour justement rétablir la confiance entre celles-ci, afin qu'elles se prêtent des capitaux. Au niveau des autres segments du marché monétaire, la banque centrale a souligné une reprise du marché des capitaux, avec le recours plus fréquent du Trésor public congolais aux émissions des titres publics aux échéances plus longues.

Enfin, les banques se portent bien sur le plan de la liquidité, en raison non seulement de la reprise de l'économie, mais aussi des réformes communautaires qui ont pu faciliter un meilleur accès à la liquidité aux banques. Les opérations d'appels d'offres à taux multiples, lancées sur le marché communautaire, ont donc permis aux banques locales d'accéder à un peu plus de liquidités que par le passé où elles étaient contraintes par un objectif de refinancement fixé à trente milliards de francs CFA.

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