21 Mars 2019

Burkina Faso: Aucune date pour le référendum constitutionnel

La tenue d'un référendum constitutionnel prévu selon des medias pour ce dimanche (24 mars) a été démentie par les autorités. La date du référendum n'a jamais été fixée avec certitude, donc on ne peut pas parler de report

Selon les autorités Burkinabès, la date du référendum n'a jamais été fixée avec certitude, donc on ne peut pas parler de report.

Et pourtant d'après l'AFP, une source au sein de la Ceni ayant requis l'anonymat aurait déclaré mercredi : "C'est un report sine die qui se profile, car aucune mesure n'est prise pour la tenue de ce referendum le 24 mars prochain et aucune nouvelle date n'a jusqu'à présent été communiquée".

Contacté par la DW, Yacouba Ouédraogo de la Commission électorale nationale indépendante burkinabè se dit surpris, avant de démentir cette information qu'il juge : "nulle et de nul effet".

24 mars, une date fictive

Egalement contacté, Simplice Honore Guibila, ambassadeur du Burkina Faso en Allemagne, se dit : "pris de court par une information dont il ignore la provenance".

Au sommet de l'Etat burkinabè, Remis Fulgance Dandjinou, le porte-parole du gouvernement, tente de clarifier la situation.

"Je crois que ça vient d'un quiproquo qui est dû à une communication qui date de mars 2018 de la Ceni qui annonçait donc un probable référendum pour ce dimanche 24 mars. Après cette annonce de la Ceni qui n'est pas dans son rôle, parce qu'elle n'est pas habilitée à annoncer la date des élections, car c'est le gouvernement qui peut le faire par un décret, il ne s'est rien passé. Donc le gouvernement n'a pris aucun décret fixant une quelconque date du référendum. Le gouvernement n'a pris aucun décret convoquant le corps électoral, le gouvernement n'a pris aucune mesure de renouvellement des listes électorales. Donc il ne pouvait y avoir de référendum le 24 mars. C'est quasiment impossible."

La tenue du référendum constitutionnel est une promesse de campagne de l'actuel président burkinabè faite en 2015.

La nouvelle constitution doit donner naissance à une nouvelle République avec un régime semi-présidentiel qui limitera à deux, le nombre de mandats du chef de l'Etat. Elle prévoit aussi une procédure de destitution du président par la cour constitutionnelle.

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