21 Mars 2019

Burkina Faso: Front africain pour le changement - Roch sera leur héros

Porté sur les fonts baptismaux dans la même salle, précisément le 3 décembre 2018, le Front africain pour le changement (FAC) a voulu rééditer l'exploit au CBC, hier 21 mars, à travers une conférence de presse qui avait plutôt valeur de meeting politique avec une forte mobilisation.

Selon le président du nouveau parti politique, Ousséini Nacanabo, dit Yoro, la majorité présidentielle sera leur refuge et l'actuel locataire de Kosyam leur héros.

2020 s'annonce et les politiciens de tout poil et aspirants commencent à sortir du bois. C'est le cas de ces géniteurs du Front africain pour le changement (FAC), avec à leur tête Ousséini Nacanabo, dit Yoro, qui ont organisé une rencontre avec les journalistes pour décliner les ambitions du nouveau parti qui se revendique de la social-démocratie.

Néanmoins, le FAC se dit prêt à toute fusion même si, a estimé son président, la seule idéologie non négociable reste le Burkina. Sans langue de bois, l'annonce a été faite de soutenir le candidat Roch Marc Christian Kaboré à la prochaine présidentielle.

Et ils ont de l'ambition, ces nouveaux venus, dont les principales têtes de proue semblent provenir de la province du Yatenga, qui promettent de figurer parmi les cinq premiers partis au Burkina d'ici 2020.

Dans la déclaration liminaire lue à cette occasion, les exploits de leur champion Roch ont été mis en exergue. « Le programme de Roch est positif », a conclu Ousséini Nacanabo, égrenant point par point les différents domaines d'activité.

Ce qui n'a guère convaincu certains dans les rangs des journalistes. « Sur la gratuité des soins, il faudra revérifier vos informations parce qu'il s'agit d'une farce », a répliqué l'un d'entre eux.

Mésaventure de Simon à Ouahigouya : le FAC s'en lave les mains

Pendant les échanges, les mésaventures de Simon Compaoré à Ouahigouya ont été par ailleurs abordées. En rappel, dans la capitale du Yatenga, le vice-président du MPP, qui s'est rendu au domicile familial de feu Salifou Diallo, y a été hué et a dû être exfiltré en catimini.

Une certaine opinion a en effet estimé que cet incident aurait été monté de toutes pièces par l'aile d'Ousséini Nacanabo qui ne filerait pas le parfait amour avec l'ex-ministre Smaïla Ouédraogo, lequel accompagnait Simon ce jour-là.

« Ceux qui voient la main du FAC dans l'incident ont tort. Simon Compaoré est un Burkinabè qui a rendu beaucoup de services à la nation.

Je déplore ce qui est arrivé. Du reste, je n'étais pas à Ouahigouya ce jour-là. Si demain Simon Compaoré décidait de revenir à Ouahigouya, les membres du FAC iraient l'accueillir à bras ouverts ». Ambiance...

Une chose est sûre : avec la perspective de 2020, la guerre de leadership entre ceux qui se revendiquent de l'héritage politique de Salifou Diallo est bien lancée.

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