21 Mars 2019

Congo-Brazzaville: Francophonie - La langue française, un vecteur de développement culturel

Cinquième langue parlée dans le monde, le français continue de s'affirmer dans la communauté de ses trois cents millions de locuteurs et même au-delà. Son importance a été une fois de plus soulignée, le 20 mars, à l'occasion de la célébration de la Journée internationale de la Francophonie. Au Congo, pays francophone, son rôle n'est plus à démontrer.

« La langue française a une importance capitale. Nous sommes dans une société où les langues locales ne sont presque pas écrites, grâce à cette langue, nous accédons à la science. Elle nous unit, donc c'est un vecteur, c'est l'élément qui nous permet non seulement d'accéder à la science mais d'établir les relations entre individus dans une société. Aujourd'hui, par exemple, nous pouvons partir du Congo pour le Bénin, le français nous permettra de nous intégrer facilement dans la société béninoise sans difficultés », a souligné Guy Roger Cyriac Gombe-Apondza, enseignant de français et chef du département des Licences à la Faculté des lettres, arts et sciences humaines (Flash) à l'Université Marien-Ngouabi de Brazzaville.

Le chef du département des Licences a signifié qu'au Congo une disposition constitutionnelle présente le français comme étant la langue officielle, celle de l'administration, de l'école, de la presse, etc.

En effet, au niveau de l'Université Marien-Ngouabi, les enseignements sont dispensés fondamentalement en français et cette langue au Congo n'est pas celle qui facilite non seulement la transmission des connaissances mais c'est une discipline.

« Nous avons à l'université les disciplines portant sur la grammaire, la stylistique française, la littérature, quand on étudie la littérature française, on étudie implicitement la langue française », a-t-il expliqué, poursuivant qu'aujourd'hui dans certaines familles congolaises, le français est devenue une langue maternelle.

Bien que cette langue soit en plein épanouissement, le français ne devrait pas concurrencer les langues nationales, a renchéri Guy Roger Cyriac Gombe-Apondza.

Abordée sur le phénomène des abréviations des messages par la jeunesse, devenu monnaie courante depuis l'avènement des téléphones portables, Kaya Milandou, une étudiante en première année de licence, a fait savoir que cela a un impact sur l'orthographe de la langue et la culture.

« Nous avons eu un ami au cours d'un devoir de classe, au lieu d'écrire un mot en entier, l'a abrégé et ceci est devenu pour lui comme une habitude. Or, c'est une mauvaise pratique », a-t-elle déploré

A noter que le thème retenu cette année pour la célébration de la Journée internationale de la francophonie a été « En français... s'il vous plait ». Cette journée a pour mission de promouvoir la langue française, la diversité culturelle et linguistique.

Présente sur les cinq continents, la langue de l'Hexagone est aujourd'hui la cinquième langue la plus parlée dans le monde, après le chinois, l'anglais, l'espagnol et l'arabe.

Congo-Brazzaville

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