21 Mars 2019

Congo-Kinshasa: Coupure intempestive du courant électrique - Les maisons de couture et les salons de coiffure en pâtissent !

Le courant électrique est devenu une denrée rare, s'il faut le dire ainsi. Depuis un laps de temps, des quartiers entiers sont en panne ou tout simplement en manque total d'électricité. Si les autres Etats peuvent bénéficier du courant de la RD. Congo, ce n'est pas le cas en tout cas avec la majeure partie de la population congolaise elle-même qui, pourtant, devait être le premier bénéficiaire.

Il y a même des quartiers ayant fait toute une année sans courant électrique. Une autre chose qui fait jaser, c'est le fait que nonobstant cette pénurie, certains coins continuent à recevoir des factures, alors qu'ils font des semaines sans voir la lumière.

Cette situation qui n'épargne pas les tenanciers des maisons de couture et les salons de coiffure qui ont à tout prix besoin du courant pour bien travailler et qui se voient vachement pénalisés.

Nous sommes dans le quartier force des armées, dans la commune de Kasa-Vubu. Dans une maison de couture de ce coin de la capitale, une couturière exprime son indignation: « Il y a des lustres que l'on entend dire que la RDC vend du courant à ses nombreux voisins... Même tout près à Brazzaville, le courant électrique n'est pas aussi instable qu'ici.

Qu'est-ce qui fait cette différence aussi étrange? Pourquoi est-ce que nous qui alimentons les autres pouvons-nous manquer de la sorte? Je suis couturière et je vis de ce travail.

Fort malheureusement, j'ai des machines électriques qui ne travaillent presque pas... souvent je fais des manques à gagner car, je suis incapable d'offrir immédiatement des services à mes nombreux clients. Du coup, je les perds tous.

C'est vraiment inquiétant du moment où je suis obligé de quitter et je me demande où je vais si je veux trouver une solution durable».

Pourtant, cette situation n'est pas isolée car, à quelques centaines de mètres après cette maison de couture, c'est le tenancier d'un salon de coiffure qui se plaint aussi de ce « maudit » courant, comme il l'appelle lui-même. « C'est un problème grave », commente-t-il.

« Je n'ai jamais passé une journée sans coupure du courant... je suis paralysé par moment quand, ayant fini de coiffer à la main je dois utiliser la tondeuse et qu'il y ait de coupure interrompue. Cette situation me rend fou », rage-t-il.

Et poursuit-il, « je me demande que fait la SNEL ? Car, souvent nous nous tiraillons parce que les factures d'électricité à la fin du mois sont plus élevées par rapport à notre consommation », regrette-t-il.

Et ces témoignages ne sont pas exhaustifs. Le problème d'électricité est aujourd'hui général et même dans les coins où jadis le courant était stable, la population se plaint, aujourd'hui.

Phénomène délestage

Force est de rappeler que par ce phénomène, il est question de faire bénéficier à certains compatriotes du courant pour priver d'autres et vice versa.

Cependant, certaines personnes croient au changement, tel est le cas de ce jeune homme d'une vingtaine d'année, qui a requis l'anonymat : « je suis gérant d'une chambre froide et je vois comment nous peinons quand il y a coupure », avance-t-il...

Et de renchérir : « nous avons été obligés d'acheter un groupe électrogène, mais ça nous coûte énormément.

Néanmoins, je reste confiant que les choses vont changer avec le programme du nouveau Chef de l'Etat qui prône l'amélioration de la vie sociale. L'on pourra petit à petit palier à cette gangrène qui nous ronge et ne nous permet pas de travailler paisiblement.

Par ailleurs, certaines bouches appellent tout de suite le Président de la République à prendre des mesures drastiques pour que le travail commence à la SNEL et que ce qui bloque en matière d'électricité soit décanté ; car soutiennent-ils, l'on ne peut pas prétendre être dans une ville pendant que les 3 quarts de la capitale manquent d'électricité.

Et cela ne permet pas à ceux qui se débrouillent comme les couturiers, les meuniers, les vendeurs des vivres etc., de s'en sortir.

Il faut rappeler que le DG de la SNEL avait promis d'accompagner volontiers le Chef de l'Etat, Félix Antoine Tshisekedi, dans l'accomplissement de son programme de 100 jours dans son secteur. Il ne reste plus qu'à attendre et voir les effets palpables.

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