21 Mars 2019

Congo-Kinshasa: Eugène Diomi Ndongala - "Je pardonne à tous ceux qui ont comploté contre moi"

Diomi Ndongala a bel et bien été remis en liberté conditionnelle le jeudi 21 mars 2019. Bénéficiaire de la grâce présidentielle, il laisse derrière lui les murs d'oubli de la Prison centrale de Makala après y avoir passé cinq longues années, à tort selon lui, condamné pour viol sur mineures.

Il fait, cependant, partie des prisonniers politiques libérés par le Chef de l'Etat, Félix Tshisekedi, dans le cadre de la décrispation politique. Les dernières formalités ont été remplies par le Ministre de la Justice et garde des sceaux, Alexis Thambwe Mwamba.

Il ne pourra pas quitter le pays ; il ne pourra pas se retrouver à l'aéroport, moins encore au beach ; il ne pourra pas se trouver à moins de 500 m d'une école des filles ; il devra se pointer au parquet général de la Gombe tous les lundis et vendredis. Ce sont là les conditions strictes imposées au Président de la Démocratie Chrétienne par la justice congolaise.

Toutefois, c'était sous les acclamations de ses militants qu'Eugène Diomi Ndongala a quitté sa cellule de Makala. Cette libération conditionnelle a été signée par le Ministre de la Justice et garde des sceaux le mercredi 20 mars dernier.

Dans un arrêté, il prévient qu'il lui est interdit de faire des déclarations ou de se livrer à des activités politiques de nature à troubler l'ordre public et le bon fonctionnement des institutions.

Après sa sortie de prison, l'opposant Eugène Diomi a rassemblé ses militants venus des quatre coins de Kinshasa à la place "Masolo", dans la commune de Selembao où il a laissé entendre que «les conditions imposées à une personne innocente n'ont aucun effet ».

Dans la foulée, il a affirmé que toutes les personnes impliquées dans l'affaire qui lui a coûté la prison méritent son pardon. Ce, avant de demander à Dieu de leur pardonner... « Je pardonne à tous ceux qui ont comploté contre moi», a-t-il signifié.

Pour rappel, Diomi Ndongala a été emprisonné depuis 2013, et ensuite condamné en mars 2014 par la Cour suprême de justice à 10 ans de servitude pénale pour viol à l'aide de violence, exposition d'enfants à la pornographie, détention d'enfants et tentative de viol d'enfants.

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