22 Mars 2019

Tunisie: Les culottes courtes de plus en plus exposées aux cybermenaces

Les études sont nombreuses à montrer que des risques énormes existent sur internet auxquels sont exposés quotidiennement les enfants et adolescents.

Des jeux morbides jusqu'aux prédateurs sexuels et pédophiles, en passant par les idées extrémistes et les techniques d'embrigadement terroriste, les cybermenaces épousent diverses formes et mettent en péril les enfants, qui, en cette période de vacances, sont « accros » à leurs écrans.

En effet, outre le phénomène de surexposition à la technologie et la dépendance au digital, des risques réels les menacent.

Rappelons, dans ce sens, les cas de suicide qui ont eu lieu, il y a presque un an, suite à des jeux morbides à l'image de « La Baleine Bleue » qui poussent les enfants à relever des défis dangereux et à repousser leurs limites pouvant aller jusqu'au suicide comme défi ultime.

Dépendance aux écrans

Vous l'aurez remarqué, dans les moyens de transport, dans les rues et même en salles de classe, ces utilisateurs ne se séparent jamais de leurs smartphones ; un phénomène qui se nourrit surtout par l'avènement des réseaux sociaux numériques.

Dans ce sens, la communauté scientifique ne cesse de mettre en garde contre les effets néfastes et parfois dévastateurs de ces réseaux sur la santé des jeunes utilisateurs.

Des phénomènes comme la « Facebook Dépression » et les problèmes de santé associés à la dépendance aux écrans, ont été signalés par plusieurs études portant sur ce qu'on appelle la « Digital addiction ».

Une dernière étude menée à la San Francisco State University et publiée dans la revue NeuroRegulation révèle les effets néfastes de l'addiction aux réseaux sociaux : solitude, anxiété et dépression, notamment chez les jeunes utilisateurs.

Car même si ces réseaux promettent la construction et le renforcement des liens sociaux, ils s'avèrent être à l'origine de l'isolement des usagers.

L'étude montre ainsi que plus l'usage des smartphones et des applications internet est imposant, plus les risques de solitude et de renfermement sur soi sont élevés.

Dans les cas les plus graves, des troubles de l'attachement ou des difficultés à nouer des relations avec les autres peuvent apparaître.

D'autres études ont pu prouver également que les membres des familles qui utilisent excessivement les appareils numériques se déconnectent entre eux et dans les cas les plus graves, ne communiquent plus entre eux ni avec leurs proches.

Hygiène numérique

Face à ces risques qui ne cessent de s'aggraver et qui pourraient se transformer en des crimes d'exploitation sexuelle et de pédophilie usant de la vulnérabilité des enfants, une éducation aux risques des NTIC s'impose en Tunisie.

Une éducation qui commence certainement, au niveau du noyau familial, mais devra s'étendre également pour atteindre les programmes officiels de l'enseignement.

On parle souvent de l'importance de limiter le temps passé devant les écrans pour les enfants et les adolescents, mais vu cet engouement inégalé pour l'utilisation de ces terminaux numériques, la tâche serait difficile.

Ainsi l'introduction de ce qu'on appelle l'hygiène numérique dans les programmes d'enseignement est d'une grande importance vu l'incapacité des parents d'inculquer une culture numérique saine à leurs enfants.

En effet, plusieurs pays avancés ont déjà mis en place des programmes d'enseignement dès le primaire, pour limiter les détournements d'usage de la technologie, qui ont, parfois, de graves répercussions sur le comportement des mineurs.

Mais pendant ce temps-là, les parents sont considérés comme le premier rempart contre ces risques et devraient eux-mêmes s'initier à ce nouveau contexte technologique omniprésent.

Il s'agit en premier lieu de créer un environnement familial axé sur la communication interpersonnelle, dans lequel tout se discute sans tabous.

Les parents sont appelés également à activer certains programmes de contrôle parental qui se fait avec les fournisseurs internet et limiter le temps passé devant les écrans.

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