Cameroun: Relance de la filière cacao - Un plan en cours d'adoption

Depuis quelques années, la filière n'est pas au mieux de sa forme. La cinquantaine d'experts réunis depuis mercredi à Ebolowa à l'initiative de la Société de développement du cacao (Sodecao) dans le cadre d'un atelier de finalisation et de validation du plan stratégique 2020-2027 sont unanimes : le cacao camerounais se porte mal.

Baisse du budget alloué à la filière, vieillissement des producteurs et des plantations, faible productivité des exploitations cacaoyères, faibles revenus des producteurs sont entre autres problèmes auxquels est confrontée la filière.

Selon les statistiques, la filière cacao dispose d'un poids économique et social avéré au Cameroun. Non seulement elle est l'une des plus importantes sources de devises avec près de 15% des revenus d'exportation du pays, mais représente aussi 2,1% du Produit intérieur brut (Pib).

Avec une superficie d'environ 500 000 hectares de plantations, le cacao constitue la principale source de revenus pour 500 000 à 600 000 familles dans les zones rurales de huit des dix régions du Cameroun.

D'où le plaidoyer lancé mercredi en ouverture des travaux par le gouverneur de la région du Sud, Félix Nguele Nguele, en faveur des solutions urgentes et efficaces pour mettre la filière à l'abri d'un éventuel naufrage.

La rencontre d'Ebolowa se tient au lendemain de plusieurs missions d'évaluation et doit aboutir à la rédaction d'une feuille de route qui devra donner à la Sodecao des coudées franches en vue de la redynamisation de la filière.

« Avec ce plan stratégique, la Sodecao voudrait s'engager résolument à relever le défi de devenir un acteur majeur du système de promotion et du développement de la filière par une grande visibilité et sa contribution sur tous les sujets relatifs aux nouveaux enjeux de la filière cacao », a expliqué Jean-Claude Eko'o Akouafane, directeur général de la SODECAO.

Ne ratez pas ce que tout le monde regarde

Plus de: Cameroon Tribune

à lire

AllAfrica publie environ 700 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.