23 Mars 2019

Maroc: Attijariwafa bank affiche une progression soutenue de ses résultats

L'évolution du RNPG a été portée par l'ensemble des pôles d'activités

Attijariwafa bank a clôturé l'année 2018 sous de bons auspices, grâce au bon comportement de son activité, à l'amélioration des risques au Maroc et à la contribution positive de ses filiales à l'international, permettant ainsi à son PDG, Mohamed El Kettani, de relever en toute sérénité et confiance la progression soutenue des résultats de la banque au terme de l'année écoulée.

Lors d'une rencontre consacrée à la présentation de ses résultats annuels au titre de l'exercice 2018, tenue récemment à son siège, la banque a ainsi indiqué qu'elle a réalisé un résultat net part du groupe (RNPG) en amélioration de 5,8% à 5,7 milliards de dirhams.

Grâce, notamment, à la hausse des crédits, le produit net bancaire (PNB) s'est élevé à 22,4 milliards de dirhams, correspondant à une progression de 3,4%. Tandis que « le résultat d'exploitation s'est amélioré de 4,6% à 9,9 milliards de dirhams, bénéficiant de la baisse de 20,5% du coût du risque consolidé à 1,7 milliard de dirhams (0,53% rapporté aux crédits) », a souligné le top management d'Attijariwafa bank.

Selon les explications du PDG, l'évolution du RNPG a été portée par l'ensemble des pôles d'activités, citant en particulier les performances de la Banque au Maroc, en Europe et Tanger Offshore (BMET) qui a affiché une croissance de +15,0%, suite à une progression soutenue des crédits et à une bonne maîtrise des charges et des risques.

Cette évolution a été aussi soutenue par la Banque de détail à l'international (BDI) dont les bénéfices ont progressé de +2,9 % en dépit d'une évolution contrastée entre les différents pays de présence et l'existence d'éléments non-récurrents négatifs, a-t-il noté.

En revanche, la banque a observé un repli de 7,0% des Sociétés de financement spécialisées (SFS), consécutif à la hausse du coût du risque du crédit à la consommation et du crédit-bail, et à une baisse de 50,5% de l'Assurance qui a été impactée par l'augmentation de la sinistralité automobile et de sinistres de pointe, a précisé le top managent.

Commentant l'activité bancaire au Maroc, Mohamed El Kettani a noté que la croissance des dépôts, qui s'est globalement décélérée entre 2017 et 2018, a été de 3% contre 5% une année auparavant alors que les crédits à l'économie se sont accrus de 6% contre 3% l'année d'avant.

Concernant l'évolution des dépôts et des crédits à l'économie, il ressort qu'entre 2012 et fin décembre 2018, « Attijariwafa bank a gagné 9 points de base au niveau des parts de marché des dépôts et 2,18 points au niveau des crédits à l'économie. Il faut dire qu'on a enregistré une très belle évolution au niveau de la distribution avec un saut d'un peu plus de 27% de part de marché dans les crédits à l'économie », a-t-il indiqué ajoutant, s'agissant de la contentialité, que celle-ci s'est améliorée entre 2017 et 2018.

Sur sa stratégie d'accompagnement de l'économie nationale, le PDG a assuré que la banque continue à financer plus d'1 ménage sur 3 au niveau du Maroc et qu'à fin 2018, elle a distribué 20 milliards de DH de crédits nouveaux en faveur des ménages et financé 700.000 ménages : 8 milliards de DH au niveau des crédits à la consommation et 8 autres au niveau des crédits au logement, en plus de quelques facilités accordées sur les comptes des particuliers.

Grâce à son réseau de proximité auprès des classes moyennes essentiellement, la part de marché d'Attijariwafa « s'est améliorée entre décembre 2015 et décembre 2018. Puisque pour les crédits immobiliers acquéreurs, notre part qui était de 23,90% en 2015 s'est accrue pour atteindre 25,94% à fin décembre 2018, soit un peu plus que le quart de tout le marché de clients acquéreurs au Maroc », a-t-il fait savoir.

Par ailleurs, outre les 100.000 nouveaux crédits qui ont été distribués aux TPE sur les cinq dernières années, la banque a également indiqué avoir accordé une enveloppe de crédits de 8 milliards de DH aux TPE contre 7 milliards 100 millions une année auparavant, soit une croissance de 20% par rapport à l'exercice 2017.

Pour les PME, « nous avons confirmé notre avance en matière d'émission de crédit et avons réalisé 53% de taux de captation de tous les crédits distribués en 2018 en faveur des PME».

Restée relativement discrète jusqu'à présent sur le paiement électronique, la banque a cependant attiré l'attention sur la qualité de son offre digitale que des « structures indépendantes » considèrent comme la plus aboutie du marché. Ce qui se traduit par une place de leader.

A ce propos, précisons que la part de la banque digitale dans les transactions est passée de 43,05% en 2017 à 68,7% en 2018, soit un gain de 25,7 points ; tandis que la part de marché dans les paiements électroniques a gagné 1,8 point passant de 28,3% en 2017 à 30,1% en 2018.

« Avec 30,1% de part de marché à fin décembre, on a gagné 6,5 points par rapport à 2013. Donc, on est de loin la banque la plus digitale au Maroc », a conclu M. Kettani.

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