23 Mars 2019

Sénégal: CESTI - Le statut des vacataires ne les autorise pas à observer une grève (Déclaration)

Dakar — Les mots d'ordre de grève lancés par la section SAES du CESTI ne peuvent concerner que les employés titulaires de l'UCAD, soutiennent les vacataires et enseignants contractuels de l'école de journalisme, assurant que "toute agression" contre ce personnel non permanent "sera traitée comme il se doit".

La section SAES-CESTI a annoncé le 18 mars la levée de son mot d'ordre de débrayage après "la satisfaction de tous les points de (sa) plateforme revendicative" matérialisée par "la signature d'un protocole d'accord avec la directrice du CESTI".

Les syndicalistes déploraient entre autres "la suppression ou l'introduction de cours sans l'avis du comité pédagogique, la réduction unilatérale du volume horaire de certains cours, le non-respect des prérogatives dévolues aux chefs de département, le retrait des techniciens des séjours pédagogiques (...), la signature de conventions de partenariat à incidences pédagogiques sans consulter le comité pédagogique, la violation récurrente de l'application des franchises universitaires et des libertés académiques".

Selon une "Déclaration des vacataires et enseignants contractuels" du CESTI transmise à l'APS, samedi, "les mots d'ordre de grève lancés par la section syndicale ne peuvent concerner que les employés titulaires de l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Les vacataires relèvent d'un statut qui ne les autorise pas à observer une grève".

"C'est pourquoi, ils s'en sont tenus à la plus stricte neutralité tout en tentant de jouer les bons offices. Mais les syndicalistes ne l'ont pas entendu de cette oreille. Ils s'en sont pris aux chargés des cours des pratiques professionnelles qu'ils ont présentés comme des briseurs de grève", souligne-t-on encore dans le document.

Les signataires indiquent "la section SAES du CESTI a allongé les points de sa plateforme en y intégrant la question des vacataires", "des formateurs en charge de l'encadrement professionnel et pratique des étudiants en journalisme".

Selon eux, elle a exigé également "que deux enseignants qui viennent à peine de faire valoir leurs droits à la retraite rendent illico presto les clés de leur bureau alors qu'ils sont en prolongement d'activités suite à un contrat signé par l'UCAD".

La déclaration fustige une "hostilité soudaine" qui "découle de la non-observation des mots d'ordre de grève lancés par les enseignants-chercheurs (... ) qui ont menacé de +déloger les collègues formateurs, vacataires qui tenteront de faire cours (formation initiale, master et communication)+".

Les signataires de la déclaration soulignent que "la présence ou non des vacataires n'est pas du ressort des syndicalistes". "Libre à eux, ajoutent-ils, de s'en plaindre dans leurs tracts mais ils n'ont ni le droit, ni les compétences de s'en prendre, même verbalement, à des personnes qui ont signé un contrat de prestation avec le Rectorat".

Ils assurent que "toute agression contre les vacataires sera traitée comme il se doit", espérant "ne pas en arriver là".

Interrogé récemment par le quotidien Enquête, le secrétaire général de la section SAES du CESTI a réfuté l'existence de malaise avec les enseignants retraités et les vacataires.

"Par rapport aux premiers, nous demandons juste conformément aux textes qu'ils ne participent pas aux comités pédagogiques. De même, ils n'ont pas droit à des bureaux qui sont réservés aux permanents en activité... Nous demandons juste l'application des textes, en l'occurrence le décret 2010-706 du 10 juin 2010", a dit Moumini Camara, rappelant également que le syndicat avait prévenu ces vacataires et contractuels du mot d'ordre de grève.

"Je dois dire que ces personnes dont vous parlez ont soutenu la grève au début (... ) Il faut aussi signaler qu'on ne les a fait sortir qu'une seule fois. D'ailleurs, on ne les a même pas fait sortir. On vient, on leur explique la situation et ils nous laissent parler aux étudiants. Voilà ce qui s'est passé", a-t-il réagi à Enquête.

Les vacataires effectuent "tous une carrière professionnelle respectable du point de vue de la compétence et de la morale", affirment-ils dans leur déclaration, ajoutant qu'ils osent "croire que c'est l'une des raisons pour lesquelles le CESTI leur a proposé cette activité de transfert de connaissances et d'expérience".

Selon eux, "les centaines de diplômés sénégalais comme étrangers, l'opinion nationale et internationale, et les confrères peuvent attester de la qualité et du niveau de l'enseignement professionnel dispensé au CESTI (...)".

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