24 Mars 2019

Congo-Kinshasa: Tracasseries policières discriminatoires - Les vendeuses du pain UPAK ciblées

Une situation qui sort du commun, vraisemblablement inhabituelle, se passe depuis une semaine sur la route nationale numéro 1, à la hauteur de Matadi Kibala. Tenez ! Qu'une instrumentalisation de quelques éléments de la Police Nationale s'y déroulerait de façon discriminatoire à l'endroit des mamans vendeuses du pain de l'Usine de Panification de Kinshasa, UPAK.

Ciblées spécifiquement par ces éléments de la Police Nationale dans cet espace de ventes pourtant variées, ces mamans se font déposséder violement de leurs tables d'étalage de pains et de leurs parasols. Elles se trouvent, face à cela, dans un état d'impuissance ayant conduit les esprits sensibles à l'empathie. Cette œuvre discriminatoire paraît être une évidence à Matadi Kibala dans la commune de Mont-Ngafula. D'autant que ce phénomène de poursuite des mamans vendeuses est généralisé dans d'autres lieux de vente à l'instar de Pompage, UPN, Rond-point Ngaba, etc. Ce qui est encore incompréhensible est que ces éléments de la police passent et repassent à différents groupes, percevoir auprès de ces vendeuses, 200 FC et même plus presque chaque jour. Il est à noter là, une forme de fiscalisation policière des étalages et de la vente à sauvette qui se passe à ciel ouvert.

Matadi Kibala est, dans ces entre-faits, et à lui seul, l'espace à double fronts porté, d'une part, par ces éléments de la police, d'autre part, par les journaliers de la Boulangerie Papa Kulutu auxquels ces mamans vendeuses du pain UPAK font face. Sans doute, on est tenté de croire à un lien pour les actions préméditées. Laissez-vous imaginer alors l'ampleur de la perturbation qu'elles endurent.

Au contact de toutes ces mamans vendeuses déplorées, notre plume rend compte, ici, de leur témoignage vivant pour faire savoir la commission d'une faute professionnelle inacceptable. Etant donné qu'il est immoral de personnaliser, mieux, de discriminer une mesure légale, si c'en est une. De même qu'une loi régissant une société requiert un caractère impersonnel.

Par contre, ce qui se passe à Matadi Kibala dépasse le seuil du tolérable du fait que la violence policière qui s'y opère, cible uniquement les vendeuses du pain UPAK, alors que dans ce même lieu et dans les mêmes conditions d'étalages de pains de la Boulangerie dénommée Papa Kulutu vendent aussi à leur fort aise. Donc, on est là dans un cas de figure d'absence choquant d'équité et des préjudices énormes causés à la fois à ces mamans au pénible quotidien et à l'intérêt commercial de l'UPAK dont le volume de vente de ses produits est significativement impacté du jour au jour.

Ubuesque, c'est un autre versant de cette situation qui en rajoute au malheur de ces vendeuses des produits UPAK, il s'agit de la destruction méchante de leurs pains par les journaliers de la Boulangerie Papa Kulutu, répondraient aux ordres de leur patron. Aussi, la moindre présence de ces mamans, même par une inadvertance, dans les approches de cette Boulangerie est violentée avec la destruction d'une rare brutalité de leurs pains. Parfois, ceux-ci sont soit piétinés, soit jetés simplement dans les caniveaux. Et, pourtant, le pain est un produit fini qui exige dans son procédé de panification l'intervention de plusieurs personnes.

Le détruire ainsi dans un environnement national et même mondial éprouvant où beaucoup de personnes ne mangent pas à leur faim, ou encore sont affamées par manque de nourriture est carrément cynique et inhumain.

De toute façon, cette situation mérite une rapide prise de conscience de ce vaste mal qu'elle génère pour une réparation appropriée.

Congo-Kinshasa

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